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Références
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Les
ouvrages
suivant ont été les sources principales d'information :
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"Patrimoines
et histoire du pays de Plestin" de J. Boutouiller (Centre
culturel de Plestin - 2002).
-"Le
monde celtique" de P. Galliou, Les universels Gisserot (1999).
Egalement,
il faut citer :
-
"Une
presqu'île en Bretagne, Locquirec" de R. Le Deunff Imprimerie
de Bretagne à Morlaix 2003.
-
"Histoire de la Bretagne" par A. Chédeville aux Editions
Ouest-France,
-
"La grande épopée des celtes" revue Historia de mars
2004.
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L'armorique
celtique
700
à 500 ans av. J.C. Les Celtes (civilisation de Hallstatt puis celle
de la Tène), venus d'Europe Centrale (Bohême,
Anatolie ?) se répandent en Europe, à l'Ouest et aussi au Sud (Italie,
Grèce).
A l'Ouest, la
colonisation s'achève vers 300 ans av. J.C (Gaule, Ibérie, Iles
Britanniques). Ils
sont appelés "Celtes" par les Grecs, les Romains les appelleront
"Gaulois".
Les
Celtes sont bien équipés militairement : armes de fer (puis d'acier) et chevaux, leur
puissance militaire repose en grande partie sur cette synergie.
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Il
est vraisemblable que la "colonisation" et l'influence exercée
aient été moins radicales (militaire) que ce l'on peut imaginer. En
effet, le partage de leur savoir-faire et de leur culture avec les peuples
"envahis" a résulté souvent de contacts
pacifiques. |
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L'Armorique
au temps des Celtes
Les
peuples qui se partagent l'Armorique sont les Osismes à l'Ouest (moitié
Ouest des Côtes d'Armor, Finistère), les
Vénètes au Sud-Ouest, les Namnètes au Sud, les Coriosolites au Nord-Est
et les Riédones plus à l'Est. L'Armorique
est divisée en cinq états dirigés par des "cités" : Carhaix
pour les Osismes dont l'état était protégé par des garnisons dont les
principales étaient localisées à Brest, Locmaria-Quimper, Erquy,
Morlaix et Coz Yaudet. |
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La
civilisation celtique
P.
Galliou, dans son livre "Le monde celtique", fournit de
précieuses informations sur cette
civilisation.
Les
Celtes ont légué des cultures
foisonnantes et multiformes intégrant tout au long des cinq siècles
majeurs de leur histoire les influences culturelles des autochtones qu'ils
avaient conquis ainsi que des peuples qui allaient les soumettre.
Il
est difficile de parler d'une "civilisation celtique" tant est
varié et complexe le monde que les Celtes ont façonné.
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Une
société hiérarchisée
Les
concepts d'Etat et de Nation ne peuvent s'appliquer. L'unité politique
n'existe pas, seules des relations de domination entre peuples et des
alliances souvent temporaires (le temps d'une guerre) ont cours.
En
fait, l'entité de base est la tribu, entité à laquelle s'attache un
patriotisme effectif. En Armorique, il s'agit par exemple des Osismes, Vénètes...
Il faut toutefois noter l'existence d'entités plus petites, des
subdivisions, que les Romains appelèrent "pagi".
A
l'origine, ces sociétés sont gouvernées par un roi élu par ses pairs
et appartenant aux rangs les plus élevés de l'aristocratie. Les femmes
peuvent accéder à ces hautes fonctions, comme en témoignent les reines
bretonnes Boudicca et Cartimandua.
A
l'époque de César, cette magistrature commence à décliner, le
roi est remplacé chez plusieurs peuples par un "vergobretus"
choisi par la noblesse et investi pour un an des pouvoirs
exécutifs. Un Conseil des Anciens siége à ses côtés.
La
société est agencée en trois ordres aux fonctions spécialisées.
Les
deux degrés les plus élevés sont occupés par l'aristocratie
militaire (les "equites") et par le clergé (druides,
bardes, devins). Cependant, certains membres de la classe
productrice (artisans, paysans libres) distingués par leur art ou
leur talent peuvent être traités à égalité avec les nobles.
Il
est possible que certaines personnes soient "non-libres" :
esclaves, communautés soumises, familles déchues de leurs
droits...
Il
semble qu'une certaine mobilité sociale existe, notamment dans les
deux classes supérieures.
L'organisation,
stricte, est fondée sur des liens personnels de dépendance, de
clientèle. Les paysans libres, les cadets de famille... s'attachent
à la personne d'un noble et, en échange de sa protection, se
forment à sa demande en milice privée utilisée pour des razzias
ou des expéditions punitives sur le territoire des voisins et
rivaux. Ces liens de vassalité se doublent de relations de
dépendance économique.
L'aristocrate possède de nombreuses têtes
de bétail baillées à ses clients moyennant un loyer en nature et
en corvées, le système assurant la redistribution de la nourriture
et des denrées marchandes dans la noblesse non-productrice. Le rang
de noble se mesure au nombre de clients réunis, à l'importance de
la milice dont dépend le succès des raids lancés sur le bétail
des communautés voisines.
Cette
société, qui repose sur les guerres d'appropriation (société de
type "héroïque") va se muer au fil du temps en société
où domine "l'ordre marchand" caractéristique de la Gaule
romaine.
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La
guerre
Les
guerres entre tribus, les raids, les expéditions militaires,
l'existence de clans et de familles... sont autant d'occasions
d'affirmer des valeurs aristocratiques de courage et de
bravoure.
Les
armées semblent avoir été formées d'une masse de fantassins
appuyée par des forces de cavalerie, ces dernières se recrutant
parmi l'aristocratie et les clients rompus au maniement des armes
(les "ambactes").
On peut trouver des exemples de guerrier
associé à deux servants d'armes (les "soldures") qui
s'occupent de la lance, du bouclier. Ils sont totalement dévoués
à leur chef qu'ils accompagnent même lors des festins (les Celtes,
qui apprécient beaucoup les festins, sont alors assis en
cercle et sont rangés selon un ordre hiérarchique).
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Le
cavalier peut être coiffé d'un casque et muni d'une cotte de
maille (invention probable des Celtes). Il est muni d'une longue
lance de premier jet tenue d'une main et d'une longue épée
remarquablement forgée et ornée d'un fourreau luxueusement orné.
Armé de cette épée, il frappe de taille lors des combats
rapprochés, tenant de l'autre main un bouclier fait d'osier ou de
bois contreplaqué parfois doublé de cuir, gravé et orné de
motifs peints.
Parfois
(en fonction des époques et des lieux), des chars à deux roues
accompagnent les cavaliers.
La
piétaille, i.e. les fantassins légers, est constituée de clients
de moindre rang et sans doute de paysans enrôlés de force. Les
hommes sont munis d'armes offensives : arcs, frondes.. n'offrant
guère de protection contre les attaques de l'adversaire. Ils en
font donc les frais.
Vers
le IIIe siècle av. J.C. se constitue progressivement une infanterie
mieux armée (lance d'estoc).
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Les
armées celtiques vont au combat précédées de trompes de guerre
destinées à effrayer l'ennemi, exciter le courage de la troupe en
appelant les divinités à la rescousse. Les soldats brandissent
leurs armes, essaient de provoquer l'ennemi en combat
singulier... Ils chantent les prouesses des leurs, font
étalage de leurs exploits, injurient l'adversaire... L'armée
s'avance à grand bruit cherchant à terrifier l'ennemi.
La
tactique utilisée est assez sommaire : ruée frontale en se jetant
en désordre sur l'armée adverse. Il apparaît cependant, qu'au fil
du temps et les défaites aidant, les Celtes aient appris à
élaborer leurs mouvements voire même à développer des
stratégies complexes. De la même façon, ils ont mis en place des
formations d'infanterie plus regroupées.
Malgré
tout, l'armée celtique reste très souvent un rassemblement
hétéroclite de bataillons tribaux, reconnaissables à leurs
enseignes, dépourvues de stratégie d'ensemble. Les valeurs
personnelles restent en effet le principal moteur de l'engagement.
Le code de l'honneur interdisant au guerrier celte de fuir, mourir
sur le champ de bataille est un honneur assurant l'accès à
"l'eden" des héros et à la mémoire du clan.
La
guerre est l'occasion, pour les survivants, de ramener de précieux
trophées dont les têtes des ennemis tués au cours de la bataille.
Les dépouilles peuvent être ensuite clouées à leurs maisons,
embaumées dans de l'huile de cèdre pour les ennemis les plus
illustrent, et conservées dans des coffres afin d'être ensuite
montrées.
Ce
goût des guerriers celtiques pour le métier des armes est à
l'origine du développement du mercenariat (véritable, car les
guerriers n'hésitent pas à passer dans le camp adverse lorsque
l'employeur fait défaut !) à partir du IVe siècle avant J.C,
cette pratique déclinant ensuite à partir du IIe siècle av.
J.C.
Un
effet indirect fut le développement du numéraire dans le monde
celtique, les mercenaires étant payés en pièces d'or.
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La
religion
Aucun
texte sacré, aucun recueil dogmatique, peu de monuments religieux
et, quand ils existent, sans inscription : il est donc difficile de
se faire une idée précise de ce que peut être la religion
celtique.
L'hypothèse
admise est qu'elle ne constitue pas un ensemble cohérent, mais
plutôt un ensemble composite de dieux tribaux et de divinités
locales s'organisant de façon flexible autour de quelques grandes
divinités appartenant à un fondement mythologique.
Le
dieu qu'ils honorent le plus semble être Mercure (d'après César).
Ses statues sont les plus nombreuses. Il est l'inventeur de tous les
arts, le guide des voyageurs sur les routes, le plus capable de
faire gagner de l'argent et d'assurer la prospérité via le
commerce. Son nom est inconnu en celtique continental, il est
connu sous Lug Samildanach (le polytechnicien) en celtique
irlandais.
Appolon
(Belenos, Grannos, Borvo..) est le dieu guérisseur et le dieu de la
jeunesse tandis que Mars (Teutates) a une fonction guerrière et
aussi de protection de la tribu.
Jupiter
(Dagda, le "dieu bon" irlandais , le maître du ciel
arrive en quatrième position. Ses attributs sont le chaudron
d'abondance et de résurrection, la massue qui tue et ressuscite, la
harpe et la roue. Il est appelé Taranis (le tonnerre) en Gaule et
est souvent représenté en cavalier écrasant un monstre à queue
de serpent.
Minerve,
la seule déesse, enseigne les "éléments des travaux et des
métiers". Elle correspond à "Birgit" en Irlande,
fille de Dagba et mère des forgerons, des poètes et des médecins.
Sur le continent, son nom celtique est rare.
S'ajoutent
des dieux de moindre rang comme Esus "le bon maître",
Cernunnos "le dieu aux bois de cerf", des déesse veillant
à la fécondité des femmes , des bêtes et des champs ; des
monstres imaginaires (serpent à tête de bélier, cheval
anthropomorphe des monnaies armoricaines...).
Tout un ensemble
d'êtres fabuleux dont l'agencement nous échappe encore largement
mais qui répondent aux besoins et angoisses du quotidien.
Les
divinités sont vénérées dans une grande variété de sites
consacrés, des sanctuaires. Plusieurs types de pratiques rituelles
et de cultes peuvent être rencontrés : eaux vives et
stagnantes avec dépôt d'objets précieux, cultes sylvestres dans
des bois isolés, avec des sacrifices humains.
Des
enclos jouent un rôle particulier : monuments rectangulaires
d'environ une hectare, fermés par un fossé et un talus. L'entrée
se fait via un porche surmonté de trophées. Les enclos contiennent
rarement des constructions alors que la présence de puits est
fréquente parfois profonds de près de trente mètres. Ils servent
à des sacrifices (découverte de crânes humains) ou à des
libations et peuvent contenir des reliefs culturels (ex: bois
sculptés), ou enfin à la tenue de rassemblements tribaux notamment
des festins collectifs avec sacrifices d'animaux (immolation de
taureaux).
Exceptionnellement, des prisonniers de guerre sont mis à
mort.
Ces
lieux ont souvent servi ensuite à la construction de temples
gallo-romains.
Compte
tenu des multiples pratiques religieuses, le clergé est nombreux,
structuré, hiérarchisé.
Les
druides ("les très savants") sont les grands prêtres et pilotent le dogme et la morale. A leur tête se trouve un grand
druide élu par ses pairs.
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Les
druides
Ils
observent le mouvement des astres afin d'établir le
calendrier nécessaire à la tenue des grandes fêtes de
l'année celtique.
Ils transmettent leur savoir aux novices,
l'apprentissage, essentiellement oral, pouvant durer jusqu'à
vingt à vingt-cinq ans.
Leur
domaine d'action concerne aussi la justice et le bon
déroulement des sacrifices (sans y être impliqués car ils
devaient veiller à leur pureté et se tenir à l'écart des
champs de bataille et de la vie politique).
Les druides se
recrutent essentiellement dans la noblesse.
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A
côté des druides, existent des sacrificateurs chargés des actions
sanglantes.
Les "vates", poètes prophétiques,
assistent aux cérémonies.
Les
bardes, poètes au rôle profane, chantent la gloire des guerriers
et des puissants et, surtout, ils assurent la transmission de la
tradition historique ou légendaire de la tribu.
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Paysans
et artisans
Les
paysans et les artisans constituent la classe productive, rouage
essentiel de la société celtique.
De
très nombreux établissements agricoles, hameaux ou fermes isolées
assurent la production des denrées. Les vestiges découverts lors
de fouilles révèlent l'existence de chaumières aux murs de terre
et de bois parfois blanchis à la chaux et ceux des enclos et
bâtiments qui leur sont associés.
La
production est variée : orge pour les bouillies et le fourrage,
épeautre et amidonnier (plantes cousines du froment) pour le pain
et les galettes, quelquefois avoine et seigle. Les céréales sont
conservées dans des silos souterrains ou des greniers surélevés.
L'alimentation quotidienne est complétée par des légumes secs :
pois, lentilles, fèves. Le lin est cultivé pour la confection des
tissus et même de voiles au bord de la mer.
L'élevage
pratiqué est intensif, les techniques étant bien maîtrisées,
cela depuis des siècles. Les bovins sont utilisés pour la traction
des outils agricoles et pour le lait ; les porcs sont élevés pour
la viande. Les peuples celtiques effectuent des salaisons de
qualité. Les moutons et les chèvres sont plus rares et sont
élevés surtout pour la laine.
Malgré tout les cheptels restent
petits (les pieds des cavaliers touchent presque le sol) et d'aspect
primitif ce qui semble montrer que les races ne sont pas
améliorées contrairement à ce qui est fait pour les chiens pour
lesquels les techniques de croisement utilisées permettent des
améliorations (espèces plus résistantes pour la chasse).
Accroissement
de la population, enrichissement, mutations sociales, existence de
réseaux économiques... accompagnent le formidable développement
de l'artisanat celtique.
Même
si les objets découverts sont rares (bois, cuir... ont fini par
disparaître avec le temps), il est certain que les celtes
travaillent le bois avec habileté. Les charpentiers, tonneliers,
boisseliers et sculpteurs exercent leurs talents comme le font
également ceux qui produisent de la vannerie.
La
confection de vêtements de lin et de laine que portent hommes et
femmes, de braies et de manteaux vivement colorés de bandes
verticales ou de carreaux alternés complète ce panorama sans doute
incomplet.
Les
objets et bijoux de métal ont mieux résisté à l'épreuve du
temps. Bijoux en or et en bronze, armes et outils en fer,
monnaies... sont en général fabriqués dans des ateliers
spécialisés des oppida.
D'autres
techniques permettent la réalisation d'objets plus futiles comme
des bracelets, des perles et des figurines... utilisant le verre et
parés de couleurs vives. L'artisanat rejoint ici l'art et s'appuie
sur une technologie au point (bronziers, orfèvres...) qui ne
progressera plus jusqu'au XVIIIe siècle.
Les
spécialistes des arts du feu sont installés aux portes des villes
tout comme les potiers qui tournent une grande variété de vases
ornés de motifs peints, estampés ou gravés comme ceux de l'école
nord-armoricaine.
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Les
oppida
Le
IIIe siècle av. J.C. voit la mise en place de la première ébauche
d'organisations politiques centralisées. Au cours des deux siècles
suivants, cette mise en place est plus claire avec l'apparition
quasi-simultanée d'agglomérations fortifiées : les "oppida",
ceci dans toute l'aire celtique.
En
un siècle, l'Europe de couvre de telles fortifications.
Elles
sont placées sur une hauteur dominant le paysage environnant.
La
muraille qui ceint ces oppida, élément essentiel, impressionne le
visiteur mais n'est pas forcément efficace compte tenu de la vaste
surface entourée. Les murailles sont précédées d'un fossé et sont
percées de portes en entonnoir.
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En
Armorique, la technique est celle du "murus gallicus" : rempart
de terre et de pierres sèches renforcé par un empoutrement horizontal,
comme à Huelgoat, au Yaudet (voir section ci-dessous). L'intérieur
de ces ensembles ne paraît pas avoir été bâti en totalité, une part
de leur surface étant occupée par des champs ou des enclos à bétail
pouvant servir de refuge en temps de crise. |
Un
réseau de rues parfois empierrées pouvait quadriller cet espace qui
était alors subdivisé en quartiers spécialisés : habitat, artisanat
remarquablement varié, activités agricoles (transformation, stockage).
Sur les parties les plus élevées de ces agglomérations se dressaient
souvent des sanctuaires ou des résidences aristocratiques.
Les
oppida ont une fonction économique, cependant leur rôle en matière
politique et tribal est plus difficile à comprendre. Chaque peuple
celtique possède plusieurs oppida ainsi qu'un certain nombre
d'agglomérations ouvertes où se concentrent aussi des activités
artisanales et commerciales.
On
pense que chaque peuple dispose d'une capitale, d'un chef-lieu où
résident les principaux oligarques, où est situé l'atelier monétaire
ainsi que le sanctuaire majeur de la tribu.
Le
développement des oppida correspond à un développement simultané de
l'artisanat et du commerce. Il est lié au développement des échanges
(mise en place d'une économie de marché) et à l'affirmation de classes
sociales (artisans, négociants) jusqu'à lors sans véritable
pouvoir. Les
monnaies celtes tout d'abord imitées des émissions macédoniennes s'en
démarquent ensuite et affirment l'identité tribale au moyen d'images et
de symboles originaux. L'apparition de monnaie en métaux pauvres (bronze)
répond aux besoins de l'économie quand le commerce remplace le troc. Les
espèces sont frappées par un pouvoir unique, l'atelier étant situé
dans l'enceinte d'un oppidum majeur. La
mutation des structures économiques du monde celtique signifie que la
classe militaire, qui a longtemps formé l'épine dorsale des
communautés, est condamnée à perdre son importance. Même si le pouvoir
traditionnel de la vieille aristocratie celtique reste enraciné dans les
campagnes, les forces vives des cités se trouvent dans les oppida. La
société est alors dominée par une oligarchie commerçante appuyant son
pouvoir sur le système de la clientèle. Mais
ce renforcement des structures de la société celtique constitue aussi
une faiblesse. La concentration du pouvoir politique et des activités
dans un petit nombre de places fortes facilité la tâche d'un
conquérant. Les Romains (et les Germains) vont s'attaquer en premier lieu
aux oppida, mettant ainsi en difficulté les fondements de l'économie
celtique. Les
oppida ne furent que lentement abandonnés en Gaule, dans les dernières
décennies du Ier siècle avec l'occupation romaine dont la politique
consiste à attirer l'aristocratie gauloise vers de nouvelles villes avec
une réimplantation de l'habitat et des activités économiques en leur
place logique : au centre du terroir ou au carrefour des voies
commerciales. |
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Le
déclin du monde celtique
Les
Romains, les Germains et les Daces ont été à l'origine de son
démembrement et de son déclin qui fut long. En
fait, sa fin n'a été qu'apparente car, en Gaule, les Romains se
gardèrent de bouleverser le découpage territorial et de modifier
le système socio-économique. Ils s'assurèrent simplement le
contrôle des places stratégiques et apportèrent de nouvelles
techniques issues de leur propre civilisation. Les
populations ne furent pas contraintes d'abandonner leur lieux de vie
pour aller se
regrouper dans des villes construites pour les accueillir, et seul
l'attrait exercé auprès de certaines couches sociales
(aristocrates notamment) a motivé des mouvements. Sur
le plan religieux, les Romains n'ont pas touché aux cultes
indigènes et aux dieux. Leur disparition ne viendra que plus tard
au moment de la christianisation avec cependant des adaptations
liées à l'enracinement profond de certaines pratiques. L'usage
du gaulois se maintint jusqu'au début du Moyen Age. En Europe
occidentale, de nombreux toponymes d'origine celtique ont été
préservés jusqu'à nos jours malgré de nombreux bouleversements
ethniques et linguistiques. Il
n'y aura pas eu de rupture culturelle mais enrichissement mutuel des
deux mondes en présence menant à de nouvelles civilisations :
gallo-romaine en Armorique, britto-romaine en Bretagne insulaire
(Iles britanniques). Seule l'Irlande, préservée de l'occupation
romaine, conserva l'intégralité de son héritage celtique qu'elle
sut valoriser par la suite.
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Influence
celtique en Europe de l'Ouest
En
ce XXIe siècle, à la pointe occidentale de l'Europe, sept
peuples
se réclament d'une origine et d'une langue celte : l'Irlande
, l'Ecosse des Highlands, l'île de Man et les Cornouailles,
le pays de Galles, la Bretagne, la Galice cherchant à retrouver sa
culture (la langue celte a disparu lors de la romanisation).
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Les
arts celtiques
Les
Celtes ont su créé une unité culturelle en développant un ensemble
d'activités artistiques, notamment la musique qui constitue toujours en ce
XXIe siècle un héritage vivant : "L'héritage des celtes"
commun aux sept peuples de l'Ouest de l'Europe, plus généralement à la
"Celtitude".
A compléter.
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Les
langues celtiques
La
langue bretonne fait partie des langues celtiques qui sont elles-mêmes
une branche des langues indo-européennes.
Le
celtique ancien s'est divisé en 3 rameaux :
-
le gaulois continental,
-
le brittonique de l'île de Bretagne (Pays de Galles, Cornouailles,
Angleterre, Lowlands d'Ecosse) qui a donné le breton,
-
le goïdélique ou gaëlique d'Irlande, d'Ecosse et de l'Ile de Man.
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Au
début de notre ère, les Gaulois continentaux et les Bretons
d'outre Manche pouvaient se comprendre. |
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Monnaies
celtiques
Imitées
des pièces grecques, leur empreinte largement interprétée, à peine
figurative, constitue un témoignage de l'art celtique. En
Bretagne, les Vénètes enrichis par le commerce, frappent des pièces
d'or et sont bientôt suivis par leurs
voisins.
Les
Osismes étaient des virtuoses de la fabrication des monnaies (officielles
et à l'occasion... de la fausse monnaie). Selon
L. Pape professeur à l'Université de Rennes, "Pour ces peuples
battre monnaie était une affirmation d'indépendance, de souveraineté et
la preuve d'une réelle efficacité économique". Les
monnaies ne circulaient que dans le cadre de chaque "cité". Il
est probable que la cité des Osismes ait été une confédération de
tribus. L.Pape
suggère l'existence de plusieurs ateliers de fabrication des monnaies
dont un à Morlaix. L'historien
plestinais Y. Coativy, Professeur à l'Université de Brest et
spécialiste des monnaies de Bretagne, a fourni une description des
monnaies découvertes à Plestin (le "trésor" de Plestin).
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Le
trésor de Plestin
Les
monnaies gauloises du Trésor de Plestin ont été émises par la
cité des Osismes.
Elles
sont frappées dans un alliage d'or, d'argent et de cuivre et
peuvent être datées de la première moitié du Ier siècle av.
J.C.
Elles
représentent à l'avers (voir ci-dessous), une tête stylisée
tournée vers la droite, entourée de cordons perlés qui se
terminent par de petites têtes coupées. Ces représentations
macabres, encore inexpliquées, sont certainement à rapprocher du
culte que nos ancêtres vouaient aux morts. Un culte bien connu par
les textes et les recherches archéologiques.
Au
revers (voir ci-dessous), un cheval à tête humaine qui court vers
la gauche. Le cabalier est réduit à une simple tête. Sous le
ventre de l'animal, on distingue un motif qui ressemble à une
tente, ce qui a donné son nom à ce type de monnaie.
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Les
poteries
Les
Celtes travaillaient l'argile non seulement avec adresse et efficacité,
mais aussi avec un sens artistique certain. La
matière première ne manque pas, le Trégor en possède à foison.
Certains lieux y font directement référence tel Toulloupry : "trous
d'argile" en langue celtique. Des
ateliers artisanaux Osismes fabriquent en grande quantité de la poterie
à usage domestique. Les
vase et coupes sont tournés au tour. Ils sont ensuite recouverts d'un
enduit soigneusement poli et lustré. Des
tessons de poterie ont été retrouvés dans le village gaulois situé au
Moulin de la Rive (voir "Armorique Celtique" ci-dessus). Egalement,
dans la région, une vaste cave de conservation de produits alimentaires
(viandes, produits laitiers...) a été découverte à Plouégat-Moysan.
Les produits étaient déposés dans de grands vases décorés (voir
ci-dessous). Plus de trois mille tessons de poterie gisaient dans le long
souterrain de Bellevue constituant cette cave.
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Grand
vase décoré à coups d'ongles et de doigts |
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Des
objets de luxe ont été retrouvés, telle cette coupe décorée d'arceaux
en pointillés et de motifs estampés (un des plus beaux vases exposés au
Musée de la Préhistoire finistérien de Penmarc'h.
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Coupe
de luxe décorée avec art |
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La
stèle du Peulven
La
stèle du Peulven est un bloc de granite est bien taillé et présente
trois rainures horizontales suggérant des interprétations diverses.
Il
ne s'agit pas d'un menhir datant de l'époque de l'âge de la pierre
polie, mais d'une stèle gauloise de l'âge du fer.
Les
stèles gauloises, toujours bien taillées, ont des formes géométriques
variées : octogonales, quadrangulaires, en fuseau... Elles sont parfois
ornées de motifs (comme à Trégastel).
La
stèle du Peulven indique la présence d'une nécropole, d'un petit
cimetière d'urnes funéraires qui contiennent les ossements brûlés des
défunts. La
stèle du Peulven a été christianisée comme beaucoup d'autres stèles
visibles dans le Finistère. Son sommet a été creusé et, dans la
cavité, une croix chrétienne a été installée (à une époque
indéterminée). La
stèle du Peulven a longtemps été couchée et oubliée. Elle a été
relevée par les soins d'érudits locaux (MM. Péres et Jacob) dans les
années 1930 (une fête avait alors été organisée). Récemment,
la stèle a été déplacée de cinquante mètres en accord avec ses
propriétaires (terrain sur lequel elle reposait). Elle est devenue le
symbole visible de la population à proximité du bourg actuel. La stèle
est aujourd'hui installée à l'entrée du cimetière et signalée dans le
cadre "pays de Trégor".
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La
forteresse du Yaudet
Dans
la baie de Lannion, un site magnifique d'aber à l'embouchure d'une
rivière, le Léguer, attire inévitablement l'attention.
Il
s'agit d'un des sites archéologiques majeurs des Côtes d'Armor et de
Bretagne qui a le privilège de présenter plusieurs périodes
d'occupations : outils en silex, haches en pierre polie, épées de
bronze....
L'âge
du fer notamment y est représenté de façon très spectaculaire, le
Coz-Yaudet ayant connu son développement le plus important dans les
deux siècles précédent notre ère.
L'accès
terrestre de ce promontoire était alors barré par un puissant rempart
long de deux cent mètres prolongé par une ligne de fortification qui se
développait sur huit cent mètres.
Deux
portes du rempart ouvraient l'une sur la terre, l'autre sur la mer.
D'après
l'archéologue Patrick Galliou, cette fortification jouait
vraisemblablement un rôle significatif dans les échanges entre les
peuples riverains de la Manche.
La
collaboration entre les universités de Brest et d'Oxford ont permis de
retracer l'histoire du Coz-Yaudet de la préhistoire au Moyen-Age.
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Vivre
à Plestin
au temps des celtes
Le
contenu de cette section est purement imaginaire à l'exception des deux
derniers encadrés ("Village du Moulin de la Rive" et
"Sel marin de Locquemeau") qui sont fondés sur des
découvertes réelles. |
Les
armoricains qui vivent à Plestin sont de la tribu des Osismes dont
les oppida majeures se trouvent à Carhaix, Coz-Yaudet et Morlaix,
lieux où sont localisées des garnisons militaires. La
région de Plestin comprend : -
un grand village, une agglomération ouverte, qui se trouve à
l'emplacement actuel du bourg (partie Nord) et
où sont implantés de nombreux artisans travaillant le bois
(charpentier), le métal (outils, bijoux), les tissus de lin et de
laine (vêtements) et l'argile (poterie) ;
-
une campagne avec de très nombreux établissements agricoles
situés à la périphérie du village ou encore organisés en
hameaux, enfin, simplement constituant des fermes isolées, -
un bord de mer à vocation agricole et maritime (pêche à
pied). L'ensemble
assure la
production de denrées et de biens dont seule une partie est consommée
(conservée) ou utilisée sur
place pour les besoins locaux, le reste étant vendu dans le cadre de
relations commerciales avec les villes et villages voisins. Les
biens fabriqués sur place sont ceux relatifs à la vie
ordinaire : outils divers, poteries (vases), roues... Les
armes, les monnaies, les poteries d'art... sont fabriqués
dans les oppida de Coz-Yaudet, de Morlaix et de Carhaix où
les aristocrates de Plestin vont les acheter (ou les font
acheter). En
dehors de l'aspect production de biens, Plestin joue un rôle de
carrefour de circulation des biens et des personnes notamment sur la
voie Morlaix - Le Coz Yaudet. Egalement,
Plestin fournit un accès aux biens et personnes de l'intérieur des
terres dans une zone correspondant à la partie Ouest du Canton
actuel (Trédrez-Locquémeau et Ploumilliau sont en effet plus
proches de Coz-Yaudet). |
Les
personnes en déplacement (guerriers, commerçants) trouvent
à Plestin des possibilités de restauration,
d'hébergement, de réparation (services) pour eux-mêmes,
leurs chevaux et leurs moyens de transport (charpentiers,
forgerons). Un
petit groupe de guerriers mis en place par les aristocrates de
Plestin assure la sécurité de la place. Le
sel acheté à l'atelier de production de Locquémeau est utilisé
fabriquer des salaisons (viande de porc) conservées dans des
poteries et stockées dans des caves et souterrains. Les
relations avec l'oppidum voisin, celui du Yaudet, sont nombreuses : économiques,
militaires et aussi religieuses.
L'embouchure
du Douron donne accès à la mer. Une activité maritime s'y
est développée : fabrication et entretien de barques (en
bois) à voiles (de lin). Ces barques permettent le cabotage
de proximité, notamment pour le transport des biens de/vers
Coz-Yaudet et Morlaix ce qui complète fort utilement les
voies terrestres peu confortables. Sur
terre, le
transport se fait soit directement à cheval, soit sur des chariots à deux
ou quatre roues tractés par des chevaux. Les capacités de
transport ne sont pas énormes, les chevaux étant de petite
taille. De plus, les transports
sont lents car les voies sont souvent pentues ne sont pas toujours en
bon état : peu d'entre elles
sont empierrées (en dehors des villages) ce qui complique les déplacements quand le temps
est pluvieux. |
La
terre de la région de Plestin est riche. Les bois et forêts
couvrent une grande partie du sol, la bande côtière étant surtout exploitée. La culture des céréales
et celle du lin sont développées ainsi que l'élevage des bovins,
des porcs et des chevaux sans oublier les précieuses volailles.
Les
chaumières (au toit de chaume) ont des murs de terre renforcés par
du bois. Elles sont rarement blanchies à la chaux contrairement à
d'autres régions de la Gaule. Dans le cas
d'exploitations agricoles, des enclos et des bâtiments leur sont
associées ainsi que des silos. Des murs de séparation et de
renfort... sont montés selon la technique de la pierre sèche. Plus
rares sont les grandes propriétés clôturées et entourées de
fossés comprenant également des bâtisses ainsi que des enclos à chevaux. Ces propriétés hébergent des familles d'aristocrates
vivant du commerce et de l'agriculture qui constitue pour eux des
activités de rapport ; les paysans et artisans sont en effet soumis à des
redevances généralement en nature (une part de leur
production). Certaines
populations se déplacent de façon saisonnière, en particulier aux
beaux jours. Elle viennent plus particulièrement habiter en bord de
mer dans des huttes. Elles se livrent à un élevage d'animaux de
petite taille (volailles essentiellement) et pratiquent la pêche côtière.
Selon les opportunités, elles contribuent au travail des champs
dans les propriétés locales moyennant un salaire. Ces déplacements pouvant générer des
tensions, elles sont contrôlées par les autorités locales
(aristocrates, druides). |
Quelques
druides pilotent le dogme et la morale. A leur tête, un
druide élu. Ce druide représente Plestin aux assemblées qui
ont lieu périodiquement au Coz-Yaudet où se trouve un grand
druide lui-même élu par ses pairs.
Les
divinités sont vénérées dans une grande variété de sites
consacrés, des sanctuaires. Plusieurs types de pratiques rituelles
et de cultes peuvent être rencontrés : eaux vives de la région (Douron,
Yar..) avec dépôt d'objets précieux, cultes sylvestres dans
des bois isolés.
Le
Grand Rocher constitue une zone que les plestinais craignent
de par la majesté et le mystère du lieu.
Comment une roche d'une telle grandeur
a-t-elle pu être mise à cette place ? Par qui ? L'endroit
n'abrite-t-il pas un ou plusieurs monstres ?
Un
enclos situé derrière le Grand Rocher (Coz Ilis) joue un rôle particulier.
D'un demi hectare de superficie, il est fermé par un fossé et un talus. L'entrée
se fait via un porche surmonté de trophées.
Cet enclos contient un
puit profond qui sert
à des sacrifices d'animaux. Dans l'enclos, des abris sont
réservés à la protection de bois sculptés.
L'enclos sert à la tenue de rassemblements notamment
des festins collectifs qui y sont organisés périodiquement.
La
mer et ses abords contient sa part de mystère, elle est associée
à une divinité (féminine) qui protège les pêcheurs.
Un site lui est dédié à l'emplacement actuel de la Chapelle
Sainte Barbe à l'embouchure du Douron.
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Le
village gaulois du Moulin de la Rive
Composé
de huttes, il est un lieu de vie et d'activités diverses. Au Moulin
de la rive en Locquirec, des débris de huttes et de murs en pierres
sèches, des meules à grains, des coquillages et des os de
mammifères ainsi que des tessons de poterie provenant de vases
tournés recouverts d'un enduit, ont été découverts en
1952.
Il
est vraisemblable que les hommes et femmes y vivaient de façon
saisonnière, bénéficiaient de la proximité de la mer
(coquillages, crabes, poissons) et pratiquaient l'élevage d'animaux
(boeufs et porcs).
Les
fragments de poterie retrouvés démontrent une habileté et un sens
artistique développés.
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Le
sel marin de Locquemeau
Le
Trégor disposait d'une vingtaine d' ateliers de fabrication de sel
marin (Locquemeau, Landrellec, Pleumeur-Bodou...). L'eau de mer (ou
une saumure), mise en réserve dans des cuves, est évaporée dans
des augets en terre cuite. Les augets sont disposés dans des fours
briquetés aux murs en pierre sèche. Une fournée réalisée par
deux à trois bouilleurs de sel peut produire de quarante à
soixante-dix kilos de sel.
Les
pains de seul obtenus (de cinq cent grammes à trois kilos) sont
utilisés pour conserver poissons et viandes dans de grands vases.
Le
sel permet aux éleveurs des fermes de transformer leurs production
carnées en salaisons et ainsi de les conserver. Ces salaisons
peuvent être plus aisément cachées, par exemple dans des
souterrains, dans les périodes agitées.
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