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Les
cartes postales constituent un moyen remarquable d'observation du
patrimoine (églises, chapelles, châteaux, manoirs...), de
l'environnement (villages, campagne, sites...), de la vie
économique (métiers, moyens de transport, foires et marchés...)
et sociale (cérémonies, coutumes, scènes de la vie...) de la région, au fil des
années, de 1900 à nos jours.
Patrimoine
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Le
patrimoine de Plestin-les-Grèves est riche et couvre près de 300 000 ans
d'histoire.
Préhistoire,
Celtes, époque romaine, Bretons... Plestin-les-Grèves compte un nombre
important de sites qui témoignent d'une longue et riche histoire :
thermes romains, châteaux, manoirs, maisons répertoriées, chapelles,
fontaines...
Un
inventaire réalisé en 2004 (Conseil Général des Côtes d'Armor) a
permis de recenser plus de 260 oeuvres au total, 9 oeuvres ayant la
mention « à signaler », dont 7 inscrites ou classées Monument
Historique.
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Châteaux
et manoirs
Le
Château de Lézormel
(date
du XIVe siècle, restauré partiellement au XIXe siècle,
rénové
à la fin du XXe siècle)
Le
Château de Coat Caric
(construit
en 1870, ravagé par un incendie en Juin 1994, rasé en 1996)
Le
Château du Leslac'h
La
Maison Notre-Dame
Cette
Maison fut construite entre 1861 et 1862 à l'initiative de quelques
religieuses.
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La
1ère pierre du bâtiment central fut bénie le 4 décembre 1861.
Les travaux s'achevèrent le 30 septembre 1862 par une bénédiction
marquant la réception de la nouvelle Maison. |
Entre
1890 et 1892, une nouvelle aile est construite au Nord, formant un
"U" avec le bâtiment central.
Une
chapelle est alors érigée face aux jardins (la première pierre fut bénie le
3 Mai 1890, la consécration intervint le 12 Octobre 1892).
A
compléter.
Plestin
et ses environs
Le
bourg de Plestin-les-Grèves
Saint
Efflam
La
plage de Saint Efflam, le Grand Rocher, ont naturellement attiré très tôt l'attention
des photographes. Les cartes postales anciennes sont
nombreuses.
Le
quartier commença à se peupler dans la seconde partie du XIXe siècle.
Au
XXe siècle, avec l'arrivée du train puis des premières automobiles, Saint
Efflam accueillait les riches vacanciers.
Le
développement de séjours plus populaires date de 1936 avec l'introduction des
congés payés.
Saint
Efflam : joueurs de croquet sur la plage
Courses
hippiques de Saint Efflam
Cette
tradition date de 1828, date à laquelle le Marquis de Kergariou, un éleveur
local renommé, effectua la première course d'essai.
Saint
Efflam : Courses hippiques (vue générale)
Saint
Efflam :Courses hippiques (stands et piste)
La
campagne
A
compléter.
Vie
économique
Les
transports
Au tout début du XXe siècle, la
marche à pied et le cheval étaient les moyens de transport les plus largement
utilisés.
Les
cartes postales anciennes permettent de découvrir les moyens de déplacement,
par exemple : la charrette (à bras, à cheval), la calèche. A signaler l'usage original de la
voiture à chiens.
L'autobus
commence à être utilisé dans les villes les plus importantes.
Voir aussi la page "Le
petit train".
Le
petit train
En
1894, le département des Côtes du Nord décide de se doter d'un réseau ferré
d'intérêt local, à voies métriques (écartement des rails de 1 mètre). Le chemin de fer
apporte des facilités de déplacement des personnes
et des biens. Les lignes côtières
offraient en effet un grand intérêt car elles traversaient des zones peuplées où
l'activité économique était dynamique.
Un
premier ensemble de 10 lignes est construit de 1905 à 1907, suivi par un second
de 9 lignes, ouvertes de 1916 à 1926. La Compagnie des Chemins de Fer des
Côtes du Nord exploite le 1er réseau alors que le second est exploité par la
Compagnie des Chemins de fer Armoricains. En 1921, le département rachète les
2 concessions et exploite alors les 452 kms de voies ferrées départementales
en régie.
La
Compagnie des Chemins de fer Armoricains assure déjà le service entre
Plestin-les-Grèves et Morlaix, ceci depuis le 23 Juillet 1914.
La
ligne Lannion-Plestin, qui inaugure le 2nd réseau, est ouverte le 1er Juillet 1916 (concession accordée
elle aussi à
la Compagnie des chemins de fer armoricains). Dès le 15 Juillet, les
marchandises circulent entre Lannion et Plestin-les-Grèves.
Malgré
l'atout constitué par le caractère inter-départemental de la liaison, la
1ère guerre mondiale place l'exploitation dans des
conditions défavorables : pénurie de main-d'oeuvre, réquisition des
matériaux, restriction de combustibles...
Le
département reprend le contrôle le 1er janvier 1922.
Au
fil des années, le déficit reste chronique malgré le
développement du tourisme sur le littoral. Les déplacements se font de plus en
plus en automobile et en autocar.
Les
trains à vapeur laissent la place aux autocars de la Régie départementale à
partir de 1934.
La
fermeture des lignes s'échelonne de 1936 au 1er décembre 1956, date de
suppression du petit train entre Saint Brieuc et Paimpol.
La
ligne entre Pont-Menou et Plestin-les-Grèves est démontée en 1935-1936. L'exploitation
de la ligne Lannion-Plestin est arrêtée le 1er Janvier 1937 ; la ligne n'aura
duré que 21 ans.
Saint-Efflam
: Le train est en gare (en direction de Lannion).
Comme
le montre le schéma présenté plus haut (voir l'emplacement de la gare), la
ligne ne longe pas la mer. La construction de la ligne a été effectuée
légèrement en retrait de façon à bénéficier d'une infrastructure
permettant de créer la pente nécessaire.
Plestin-les-Grèves
: Le train traverse les Quatre Chemins
La
gare est à environ 1 kilomètre, près du centre du bourg (voir le schéma
présenté plus haut).
Aujourd'hui,
le carrefour des Quatre Chemins est équipé de l'unique feu rouge de
Plestin-les-Grèves.
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Nostalgie
des Chemins
de fer ? Le Vapeur du Trieux
permet de retrouver les sensations des voyages
en train du début du siècle sur la ligne Paimpol-Pontrieux. |
L'automobile
L'automobile
s'est imposée comme moyen de transport principal progressivement après la
guerre 1914-1918 (en 1900, seules 10 automobiles circulaient dans le
département).
Avec
les autocars, elle se substitue au chemin de fer au milieu des années 1930 (moyen de
transport et infrastructures) dans la région de Plestin-les-Grèves.
Saint
Efflam : Fête des fleurs (15 Août 1927)
Développement
touristique, utilisation de l'automobile
Saint
Efflam : Automobile dans la rue principale (vers Lannion)
Au
fond, on aperçoit le Grand Rocher.
Les
métiers
Les
travaux des champs
Les
scènes de labours, de semences, de récolte ou de battage font
l'objet d'un nombre significatif de cartes postales.
Les
cultures concernent essentiellement le blé (matière première de base pour
fabriquer le pain), la pomme de terre, l'artichaut... Des spécialités locales
existent en Bretagne, comme la culture de la fraise à Plougastel.
Le
cheval intervient au moment du labour pour tirer la charrue. La moisson se fait
à la faux, le transport s'effectue sur des charrettes tirées par des chevaux.
Le battage du blé se fait au fléau dans les cours des fermes.
L'arrachage
des pommes de terre, effectué à genoux dans la terre, se fait face au vent,
dans la poussière soulevée par la pelle du bêcheur.
Les
travaux demandent une main d'oeuvre importante, aussi, les femmes et souvent les
enfants sont mis à contribution pour les tâches répétitives où la force
n'est pas spécialement requise.
Chaque
ferme possède un jardin dans lequel sont cultivés les légumes nécessaires à
la confection des soupes, pot-au-feu... (carotte, poireaux, oignons...).
La
production de farine se fait grâce aux moulins. Ils sont nombreux dans la région de Plestin-les-Grèves, essentiellement
des moulins à eau : au
XIXe siècle, Plestin comptait
27 moulins en activité dont 2 moulins à
vent.
L'alimentation
en eau se fait via les sources et les puits. Chaque village ou groupe de maisons
(Ker) possède un (ou plusieurs) lavoir(s). L'inventaire
disponible identifie 37
Sources/fontaines qui se répartissent
sur les bassins versants des rivières traversant (Dourmeur) ou longeant (Douron,
Yar) la commune de Plestin.
Le
lin est cultivé dans le Trégor. Typiquement l'exploitant
possède de 30 à 50 ares en moyenne (autour d'un 1/2 hectare) soit l'équivalent
d'une journée de travail de labour avec des chevaux.
L'élevage concerne classiquement les vaches (lait, viande), les cochons... Le
cheval de trait fait l'objet d'une grande attention.
Les foires et marchés
sont fréquents. Plestin-les-Grèves est une place renommée, bien placée sur
le littoral, à mi-chemin entre Morlaix et Lannion. Certains agriculteurs et
éleveurs font régulièrement le déplacement en charrette, voire à pied, pour
se rendre aux grandes foires de ces deux villes.
Métiers
exercés dans la rue
Beaucoup
de ces métiers ont aujourd'hui disparu. Heureusement, de
nombreuses scènes
pittoresques, faisant partie du paysage quotidien, ont été
immortalisées par les
photographes de l'époque.
Parmi
ces métiers : le marchand de cheveux, le fabricant de chapeaux, le tisserand,
le matelassier, la repasseuse, le chiffonnier, le maréchal-ferrant, le
rémouleur, le perruquier-coiffeur, le marchand de sabots.
Sabotiers
Le
sabot de bois est porté par tous les paysans ; les
sabotiers sont nombreux. Ill s'agit parfois
de familles entières vivant dans une hutte forestière comme dans la forêt d'
Huelgoat par exemple. En général, les sabotiers sont nomades et travaillent le
bois à l'endroit où ils sont abattus.
La
fabrication du sabot commence par le choix du hêtre qui va servir de matière
première. Il faut savoir que le hêtre est un bois facile à travailler
lorsqu'il est vert : il est aussi résistant que le chêne et il ne se fend
pas.
La
fabrication d'un sabot passe par plusieurs étapes et nécessite l'utilisation
de plusieurs outils. A la base, le morceau de bois est taillé à la hache,
l'utilisation du "boutoir" permet de creuser l'intérieur puis le
sabot est lissé à la "raffinette".
La
production est écoulée par les marchands de sabots et il existe des marchés
aux sabots (certains marchés, comme celui de Lesneven en font une spécialité).
Après
la 1ère guerre mondiale, progressivement se créent des saboteries sous la
forme d'ateliers employant plusieurs dizaines de personnes.
Au
début du XXIe siècle, seuls 6 sabotiers bretons restent en activité dont la
saboterie Kervoas de Belle-Isle-en-Terre (visite le mardi soir de 17h00 à
19h00).
Broderies
Les
broderies et dentelles font le charme du costume breton.
La
ville de Pont l'Abbé, bien connue, tient une grande place et ses ateliers sont
souvent reproduits en cartes postales.
Des
scènes représentent
des groupes (brodeuses et aussi brodeurs) travaillant sur la fabrication de
costumes. Sur certaines cartes, des pièces de dentelles sont même
représentées.
Les
deux cartes ci-dessous montrent respectivement une brodeuse de Pont L'Abbé (Sud-Finistère)
et un atelier de broderie en plein air.
Foires
et marchés
A
compléter.
Vie
sociale et religieuse
La
Maison Notre-Dame
La
loi du 1er juillet 1901 anéantit la congrégation et les religieuses sont
alors soumises à un régime d'autorisation pour enseigner.
Le
refus de l'autorisation parvient le 25 juin 1903 à l'Ecole
Notre-Dame.
En
1905, les immeubles sont mis en vente pour éviter une liquidation par l'Etat
qui fait voter en décembre la loi de séparation des Eglises et de l'Etat.
Le
13 juin 1906, les immeubles sont adjugés à la Marquise de Bizien.
Quelques soeurs acceptent de se séculariser pour continuer l'enseignement.
Les
responsables des Filles de la Croix demandent l'autorisation d'exercer des
fonctions hospitalières. L'Hospice
Saint Henri du Prat-Lédan voit le jour (les religieuses s'y dévoueront
ensuite jusqu'à leur départ de Plestin-les-Grèves en 1962).
Durant
la guerre 1914-1918, l'Institution et le Prat-Lédan deviennent formation
militaire. Des soldats en convalescence sont dirigés vers Plestin où ils
seront soignés.
Condition
féminine
On
trouve plusieurs cartes montrant des vieilles femmes en train de fumer ou
d'allumer leur pipe. Il n'est pas rare de trouver de telles cartes provenant de
la région de Morlaix (par exemple des porteuses d'eau).
Il
est bon de noter que Morlaix possède sur ses quais une manufacture de tabacs,
manufacture qui a fonctionné jusqu'à une période récente (début du XXIe
siècle).
Fumeuse
de pipe
(région
du Trégor Ouest)
Enfants
Pauvres,
mendiants
Toujours
accueilli (de la nourriture lui est donnée, une grange lui sert
d'abri pour la nuit), respecté même, le pauvre/mendiant est le
colporteur des nouvelles d'une ferme à l'autre. Bien souvent, il
rend service en se chargeant de menues commissions.
Certains
suivent de proche en proche les nombreux pardons et bénéficient même d'une
certaine notoriété.
Mariages,
baptêmes
Toutes
les étapes des mariages sont détaillées en cartes postales :
confection des vêtements, cérémonies, noces, jeux... L'occasion
est donnée d'admirer les costumes qui, dans certains cas, peuvent
être somptueux.
Processions,
pardons
Les
jeux bretons
Les
moments de détente sont moins fréquents que les périodes de travail.
Les
pardons donnent l'occasion de se distraire en groupe. Parfois même, les
fêtes qui accompagnent les cérémonies religieuses font appel à des manèges.
Mais
surtout, les fêtes sont l'occasion de jouer, les principaux jeux étant, en
fonction des régions : le jeu de quilles, le jeu de boules (la boule
bretonne est toujours pratiquée à Plestin-les-Grèves, voir la page
"Boulodrome"), le jeu de
palais, avec des variantes telles que le jeu de noix.
Ces
jeux concernent surtout les adultes (hommes).
A
compléter.
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