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Châteaux,
manoirs
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Références
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"Patrimoines
et histoire du pays de Plestin" de J. Boutouiller (Centre Culturel de
Plestin).
Bulletin
municipal d'information N°26 , 27 et 28 (articles de Mme
E.Bague).
"Guide des promenades au pays de
Plestin-les-Grèves" avec des textes de Désiré Lucas (Centre
Culturel de Plestin).
"Six cents ans à Lézormel, histoire d'un manoir breton"
de Jean du Roscoat.
Informations
reçues lors de la visite de Lesmaes (journée du patrimoine).
Presse
locale (Le Télégramme, Le Trégor, Ouest-France)..
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Maison Notre-Dame
La
Maison Notre-Dame est une Maison imposante au coeur de
Plestin-les-Grèves, si imposante qu'elle domine véritablement le bourg
(à gauche sur la photographie ci-dessous).
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La
Maison Notre-Dame est accessible via la rue principale, la rue de
Kergus, qui relie l'Eglise Saint Efflam aux Quatres-Chemins
(croisement et feux rouges avec l'axe Lannion-Morlaix).
Les
bâtiments, la Chapelle et les jardins sont visibles à droite dans
le sens Eglise - Quatres-Chemins (à environ 300 mètres de l'Eglise).
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Cette
Maison fut construite entre 1861 et 1862 à l'initiative de quelques
religieuses (voir la section "Histoire" ci-après).
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La
1ère pierre du bâtiment central fut bénie le 4 décembre 1861.
Les travaux s'achevèrent le 30 septembre 1862 par une bénédiction
marquant la réception de la nouvelle Maison. |
Au
rez-de-chaussée, plein Ouest face au jardin, une galerie vitrée est
surmontée de deux étages que surplombent en son milieu un
chien assis et un fronton.
A
l'arrière, la façade Est domine la maison de l'aumônier (datant de la
fin du XVIIIe siècle).
Au Sud, une aile massive déploie ses nombreuses fenêtres sur 5 étages.
En son centre, une tour ronde abrite un escalier intérieur.
A
l'extrémité Ouest de cette aile se trouve un perron prolongé par un
joli escalier en pierre surmonté d'une voûte. L'escalier donne un accès
direct à la rue.
Entre
1890 et 1892, une nouvelle aile fut construite au Nord, formant un
"U" avec le bâtiment central.
Une
chapelle est alors érigée face aux jardins (la première pierre fut bénie le
3 Mai 1890, la consécration intervint le 12 Octobre 1892).
La
chapelle est de belle facture, elle a la taille d'une église moyenne et
possède en son milieu un petit clocher-mur comprenant 3 ouvertures
principales surmontées par une autre plus petite, chacune d'entre elles
étant équipée d'une cloche.
Histoire
de la Maison Notre-Dame
Tout
commence en 1859 avec l'arrivée à Plestin de 6 religieuses en juillet et
septembre. Elles viennent de Merdrignac et s'installent au départ dans la
maison Malicot au milieu du bourg.
S'appuyant
sur la loi Falloux de 1850 qui favorise la création d'écoles privées,
elles ouvrent une école. Par ailleurs, elles visitent et soignent les
malades de la paroisse.
En
1861, elles achètent une lande au village de Kergus où elles vont
construire la Maison Notre-Dame.
A
partir de 1865, la Maison installe son propre noviciat. Le lieu de prière
des Filles de la Croix n'est alors qu'un simple oratoire i.e. l'actuelle
salle à manger des soeurs aînées.
Viendra
ensuite la construction de la Chapelle qui sera dédiée au sacré-Coeur
(voit la section ci-dessus).
La
loi du 1er juillet 1901 anéantit la congrégation et les religieuses sont
alors soumises à un régime d'autorisation pour enseigner.
Le
refus de l'autorisation parvient le 25 juin 1903 à l'Ecole
Notre-Dame.
Le
24 juillet de la même année, le Commissaire de Police se présente
et notifie la fermeture des portes pour avril 1904 (loi votée le 7
juin 1904, à l'initiative d'Emile Combes Ministre de L'Intérieur
et des Cultes, interdisant l'enseignement à toutes les
congragations).
Les
soeurs se réfugient à Torquay en Angleterre.
Cependant,
le Maire de Plestin obtient un sursis pour maintenir l'Ecole
jusqu'au 1er janvier 1907.
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En
1905, les immeubles sont mis en vente pour éviter une liquidation par l'Etat
qui fait voter en décembre la loi de séparation des Eglises et de l'Etat
(proposée par le Député Aristide Briand) mettant fin au concordant
napoléonien de 1801.
Le
13 juin 1906, les immeubles sont adjugés à la Marquise de Bizien.
Quelques soeurs acceptent de se séculariser pour continuer l'enseignement.
Les
responsables des Filles de la Croix demandent l'autorisation d'exercer des
fonctions hospitalières.
L'Hospice
Saint Henri du Prat-Lédan voit le jour. Les religieuses s'y dévoueront
ensuite jusqu'à leur départ de Plestin-les-Grèves en 1962.
Durant
la guerre 1914-1918, l'Institution et le Prat-Lédan deviennent formation
militaire. Des soldats en convalescence sont dirigés vers Plestin où ils
seront soignés.
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En
1940, l'institution Saint Joseph du Pilier Rouge de Brest est
sévèrement touchée par les bombardements. Un grand nombre de
soeurs et d'élèves se réfugient alors à Plestin.
Les classes
vont du primaire à la terminale ; le Certificat d'études, le
Brevet et le Baccalauréat sont préparés. Un ouvroir permet aux
jeunes filles d'apprendre un métier ou devenir d'excellentes
maîtresses de maison. |
Après
la guerre 1939-1945, progressivement le besoin de passer les week-ends à
domicile est ressenti par les élèves et les familles préfèrent garder
leurs filles plus près de chez elles. Le nombre d'élèves diminue.
Les
Soeurs de la Croix s'en vont peu à peu, souvent à regret, vers d'autres
maisons de la congrégation suivant ainsi la migration des élèves.
Elles
vont laisser la place à d'autres religieuses : les Filles du Saint
Esprit.
Les
Filles du Saint Esprit arrivent à la Maison Notre-Dame en août 1962.
Leur objectif est de mettre en place un havre de paix et de repos pour
leurs soeurs âgées. Malgré tout, elles gardent 2 classes primaires qui
vont par la suite être transférées dans l'enceinte de l'Ecole Saint
Joseph en 1980 (en conservant le nom d'Ecole Notre-Dame).
Plusieurs
aménagements successifs ont été réalisés pour satisfaire les besoins
des Soeurs dont le nombre ne cesse alors d'augmenter.
Ainsi,
une aile est-elle rénovée entre septembre 1982 et décembre 1983, les
aménagements respectant les normes d'hygiène et de sécurité
s'appliquant aux Maisons de retraite.
Depuis
2005, la Maison Notre-Dame accueille des laïcs.
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300
ans d'histoire des Filles du Saint Esprit
Début
Juin 2006, une exposition composée d'une vingtaine de panneaux relatant
l'histoire de la congrégation était ouverte au public pendant plusieurs
jours.
L'exposition
présentait de nombreux documents, notamment des textes fondateurs des
premières décennies de la congrégation (à partir de 1762).
Une
soirée de présentation était organisée le 8 juin à 20h30.
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Château de
Lézormel
Le site
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Le
château de Lézormel se situe à mi-chemin sur
la route qui conduit de Plestin-les-Grèves à Plouégat-Guérand.
La
façade Nord-Ouest et le toit des tours sont partiellement visibles de la
route. Le château domine la rive droite du Douron.
L'accès
se fait via une longue et large allée (plus de 600 mètres de long),
bordée de grands arbres.
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Sur
le site, de la cour, la vue est cachée au Sud et au Sud-Ouest par un grand bois, un
vaste domaine qui s'étend sur plusieurs hectares. A l'Ouest, les rives pentues du Douron
; sur le bord de la rivière : les ruines de l'ancien moulin. Plusieurs sentiers
y donnent accès via des sous-bois ombragés où
quiétude, beauté et mystère composent harmonieusement avec la flore et
la faune (chevreuils....) des lieux.
Au
Nord-Ouest, la vue sur le plateau de Saint Jagut est splendide : champs et
terres fertiles, talus où poussent noisetiers, châtaigniers... Quelques maisons
dont Kernavalen, une métairie noble du XVIIe siècle.
Plus
vers l'Est, à
moins de 800 mètres, le long d'une superbe allée, la chapelle de Saint Jagut pointe son court clocher
vers le ciel. Son histoire est liée depuis toujours à celle de Lézormel (voir
"Eglise
et chapelles").
Lézormel
- Carte postale ancienne (avant rénovation)
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Lézormel
- Peinture amateur (huile) |
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Le
château de Lézormel peut être visité
chaque année à l'occasion de la journée du patrimoine et pendant
certaines périodes de l'année, sur demande (voir
"Sites,
visites").
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L'histoire
de Lézormel
Ethymologie
"Lez"
ou "les" signifie "cour" (Cf. Lesmaes, Le Leslac'h...),
ormel ou ourmel correspond à "ormeau" (le coquillage) ;
Lesormel signifierait la "cour des ormeaux", la relation aux
"ormeaux" n'étant pas évidente à vérifier ;
Lez
signifierait limite ou lisière et donc cour par extension (en tant
qu'espace limité) ; Mel, dont le sens précis est oublié, se retrouve
dans Trémel (bourg voisin de Plestin), Lézormel signifiant alors Lez ar
mel soit "Limite de Mel".
Les
origines
En
remontant le temps, jusqu'au XIVème siècle, date des premiers témoignages
écrits, Lesormel (orthographe d'origine) et la chapelle Saint-Jagut sont
déjà en place.
Lesormel devait être à cette époque soit
une bâtisse simple et campagnarde soit une sorte de forteresse à
vocation militaire, ce qui semble être l'hypothèse crédible compte tenu
des restes de murailles et de fondations que l'on a pu mettre à jour.
Le
premier seigneur de Lesormel, le fondateur de sa maison, apparaît dans un acte officiel
de mariage en 1352.
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Cette
époque était agitée, la Bretagne était déchirée entre le parti
de Blois (francophiles) et celui de Monfort (anglophiles). Pour
situer le contexte, il est utile de rappeler que Charles de Blois périt
en 1364 à la bataille d'Auray et qu'en 1370, Bertrand du Guesclin
devenait Connétable de France. |
Lézormel
au XVe siècle
Au
XVe siècle, période faste, sur la seule paroisse de Plestin, il y a
douze à quinze familles nobles dont un grand nombre a construit des
manoirs Renaissance dont il reste çà et là des vestiges.
Le
manoir de Lesormel dispose de ses terres, ses parcs, ses prairies, son
moulin, ses bois et autres appartenances.
La famille qui y habite
s'appelle "de Lesormel".
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Lesormel
au XVe siècle (reconstitution) |
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Le
manoir de Lesormel comporte tous les éléments correspondant à
l'architecture de l'époque : portes rondes ou ogivales ornées de
moulures et d'armoiries, fenêtres à meneaux de pierre, cheminées
monumentales... un double porche (porte cochère dans l'axe de
l'avenue et portillon pour les piétons donnant accès à une cour
rectangulaire).
A
gauche, la chapelle ; au fond et à droite deux ailes entourant une
tour ronde, sobre, contenant l'escalier principal complétée
par une tourelle desservant les étages supérieurs.
Cette
architecture permet de dater Lesormel dans la deuxième moitié du
XVe siècle.
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Le XVIe siècle
La
noblesse terrienne n'ayant plus de rôle militaire, elle perd sa
principale raison d'être. Certes, les privilèges acquis ne lui sont pas retirés, mais personne ne se
soucie ensuite de les revaloriser.
Pendant
trois siècles les seigneurs utilisent des expédients divers :
les charges, les bénéfices, et surtout les alliances pour équilibrer un
revenu à peu près constant et des besoins croissants.
Une
à une, les petites seigneuries disparaissent, seules quelques
unes, absorbant les autres, parvenant à se maintenir plus longtemps, au
moins jusqu'à la révolution...
Lesormel
s'agrandit de terres près du bourg de Plestin, et de
terres à Kernavalen, Kerdanger et Haouel jouxtant les terres de Lesormel.
XVIIe
siècle
Après
la fin des guerres de religion, le roi Henri s'attache à donner à la
France l'ère de paix dont elle a besoin. Il y a alors une période
de calme et de prospérité. Malgré tout, les ruines sont nombreuses.
A
Plestin, Lesormel est toujours l'une des premières seigneuries du
pays. Leur nombre a considérablement diminué. Toutes les terres
"nobles" demeurent avec leurs droits et leurs privilèges
inchangés, mais elles sont regroupées entre les mains de quelques
seigneurs.
Les
anciens manoirs devenaient progressivement des fermes, souvent au grand
dommage des beautés architecturales faute d'entretien. Par exemple, les
textes de cette époque ne mentionnent plus les seigneurs du Porzou ni de
Kermabusson.
En
dehors de Lesormel, il y a principalement Lesmaes ainsi que Trébriant (Trémel).
En face de Lesormel, sur l'autre rive du Douron, Kerhallon n'est plus
qu'une ferme, la seule seigneurie importante de Plouégat est le Guérand.
Malgré
tout, la vie de la noblesse provinciale de l'époque est assez
difficile quand les revenus dépendent essentiellement des terres. Peu à peu, au fil des années, Lézormel
s'installe dans un cycle
d'appauvrissement. Les bâtiments se délabrent.
XVIIIe
siècle
En
1769, après plusieurs dizaines d'années de déclin, l'état des
bâtiments de Lézormel est plus qu'inquiétant comme le montre une
description faite à cette époque par un priseur. Aussi, pendant la révolution, Lézormel, considéré
comme "simple
ferme", n'est pas saccagé. Par contre, le calvaire de Saint-Jagut
est brisé.
XIXe
siècle
Dans
la 2ème moitié de ce siècle, un projet de restauration est développé.
Il reste encore deux ailes entières avec la tour et l'escalier à paliers
carrés. Le mur Ouest de l'aile est à reprendre et une restauration reste possible moyennant des frais raisonnables.
Malheureusement,
un plan trop ambitieux est adopté (voir le schéma ci-dessous). L'architecte
fait un projet qui ne conserve que la tour et les façades donnant sur la cour. Tous les murs
externes doivent être abattus et remplacés par des façades régulières
percées d'ouvertures symétriques et plus grandes. Une
poivrière d'angle et un pavillon rectangulaire au milieu de la façade
Ouest doivent rompre la monotonie. Il est prévu que les toitures prennent
des formes plus compliquées à pans coupés.
Les
travaux commencent en 1868 par l'aile Nord ; ils couvrent l'angle des
deux ailes et la poivrière. Ils
ne vont pas plus loin.
Afin
de faciliter l'aménagement intérieur, on prolonge l'aile reconstruite
d'un pavillon dont le style n'est pas bien défini.
XXe
siècle
Au
début du XXe siècle, certaines parties de Lézormel continuent à se
dégrader. Des projets de restauration existent (au moins une
partie de l'aile centrale), mais la guerre 1914-1918 et la crise économique
qui suivent les anéantissent.
De
1940 à 1944, pendant l'occupation allemande puis les combats de la libération,
Lézormel n'a jamais cessé d'être habité et, de ce fait, n'a jamais été
réquisitionné.
Dans
les années 70-80, d'importants travaux de
restauration et d'entretien sont effectués à Saint-Jagut. La toiture
qui menaçait ruine est refaite ; le vieil autel en granit est
remis en place ; les plâtres imprégnés d'humidité et lézardés
sont grattés.
La
restauration de Lézormel n'est plus qu'une question de temps.
La
fin du XXe siècle voit le renouveau de Lézormel.
Les
travaux, supervisés par les Monuments historiques,
concernent les toitures (charpente, couverture) de la tour principale
et de la tourelle, la reconstruction du bâtiment de la partie Sud-Ouest,
sur deux étages, selon des plans d'origine i.e. du XVe siècle. Toutes les façades
sont rénovées.
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Manoir
de Coat Caric
Le
"Kastel Koat Karig" est situé à 1 Km de la baie de Saint
Efflam, sur la route de Saint Roch. La zone est boisée.
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"Coat"
vient du breton "Coat" ou "Koat" qui signifie
"Bois". "Caric" vient peut-être de "Cat"
qui signifie "Combat" ou encore de "Caer", une
déformation de "Ker", signifiant
"Village".
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La
construction de ce manoir fait suite à l'alliance d'Yves le Spaler et de
Marguerite de Bégaignon en 1459, dont les armoiries (une épée d'or sur
fond rouge) figurent sur les vitraux de l'Eglise de Plestin-les-Grèves :
au fond de la contre allée de gauche en regardant l'autel.
Cette
antique seigneurie édifiée au XVe siècle est de plan rectangulaire.
Elle caractérisée par sa motte et ses douves de 5 à 7 mètres de large
; c'est dire si elle constituait un ouvrage de défense face aux agresseurs
venus de la côte.
La
construction actuelle est une restauration du XVIIe siècle endommagée
par une utilisation fermière. Restent une allée défendue par un épais
mur d'entrée, un colombier sur la droite croulant sous le lierre, le
portail ouvragé à double ouverture, la cavalière et la piétonne, et
dans la cour une vasque monolithe curieuse, abreuvoir ou lavoir,
malheureusement détériorée.
Le
manoir fut construit avec les pierres des carrières locales et les
pierres d'angle avec du granit de Guerlesquin.
Des
travaux de restauration des bâtiments et des communs ont été entrepris
depuis maintenant plusieurs années : le portique a été reconstruit, la
porte de Locrenan a été remontée et restaurée
(1999).
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Le
manoir de Coat Carric, propriété privée, ne se visite pas. |
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Le
Château de Coat Caric
En
1870, le Marquis Bizien du Lézard et la Marquise font construire un
château dans l'enceinte de la propriété.
L'architecte
est Monsieur Mellet à qui l'on doit également la Chapelle Notre-Dame
(voir ci-dessus) et la Chapelle de l'Hospice Saint Henri.
La
construction a fière allure. Elle possède deux flèches élancées, un
perron et une vingtaine de pièces au total.
Le
parc est dessiné par les frères Bühler, des paysagistes de renommée
nationale. Le parc du château possède un plan d'eau près duquel se
dresse un portique sculpté provenant de la propriété de Locrenan
(Plestin-les-Grèves).
Un
court-circuit provoque un grave incendie le 6 Juin 1994.
Si
le château est très sérieusement ravagé, heureusement aucune victime
n'est à déplorer. Seule une aile de la construction est épargnée.
La
remise en état est envisagée mais, finalement, elle est
définitivement abandonnée (mérule) et les ruines sont rasées en
1996.
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Château
de Lesmaes
Lesmaes
est un château de très belle allure situé dans un cadre splendide.
Il
est situé à l'entrée Ouest de Plestin-les-Grèves (en venant de
Lanmeur), sur l'axe Morlaix-Lannion, à environ 600 mètres de la route
départementale. Le château domine la rive droite du Douron. Il borde une
ancienne voie romaine.
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L'accès
L'accès
Nord se fait via une grande allée boisée qui aboutit sur un grand
parc.
Le
chemin qui conduit au château traverse ensuite une zone où
pelouses, prairie, étang et grands arbres composent un paysage
magnifique.
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La
construction du château, pour sa partie centrale, un bâtiment de 2
étages, date de la fin du XVe siècle, plus précisément de 1480. l'Architecte n'est pas
connu. Compte tenu des sculptures apparaissant sur le haut des fenêtres du 2ème
étage, il est tout à fait possible que certains éléments de décor aient pu
être ajoutés au début du siècle suivant. Sculptés dans la pierre, les
monstres, l'étrange dragon
sur la fenêtre centrale (à gauche sur la photo ci-dessous)... rappellent notamment les gargouilles des
églises construites au début du XVIe siècle (voir
la page "Architecture
Beaumanoir").
La
façade est orientée plein Sud.
En
bas, à gauche du bâtiment, une magnifique fontaine est incrustée dans
le mur. La technique utilisée pour son alimentation en eau reste encore
inconnue. A
l'origine, le bâtiment était semble-t-il plus long (vers l'Est), une diminution de
sa longueur serait intervenue au XIXème siècle (entre 1820 et 1840),
suite à un incendie.
L'intérieur
est principalement composé de 2 grandes pièces au rez-de-chaussée et 2
autres à l'étage. Un
grand escalier circulaire en granit massif conduit aux étages. Cet escalier, qui
se termine par une magnifique voûte en granit, a une largeur de 4 mètres
i.e. l'un des plus imposants escaliers de ce type en Bretagne.
Le
bâtiment dispose de 2 tours aux toits coniques, une à l'arrière au
Nord, une autre à l'Ouest et de grandes cheminées. Des pièces connexes réservées au service se situent
au Nord (juxtaposées à la tour centrale.
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Avant
1480
Un
premier ensemble structuré autour de 2 tours existait à l'époque
médiévale. Cette construction, disposée à gauche dans le sens
Est-Ouest (parallèle à la voie romaine) avait une vocation
essentiellement défensive (existence de meurtrières, dont une en
croix en bas de la tour Ouest).
La
partie Ouest de cette
première construction borde maintenant un bâtiment (2 maison
d'habitation accolées), celui des
gardiens, qui complète, à l'exception d'un passage communiquant
vers l'accès Nord, le "L" formé par la partie
centrale et l'aile Ouest (voir ci-après).
A
noter qu'il semble bien que le site ait été occupé auparavant,
notamment à l'époque gallo-romaine (découverte de pièces de
monnaie).
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L'aile
Ouest et le bâtiment central forment un "L". La branche Ouest
est un bâtiment juxtaposé (de taille
plus réduite),
à l'origine (XVIIe) il s'agissait d'une ferme qui a ensuite été restaurée au XIXe. Les fenêtres, si
particulières, sont identiques à celles du bâtiment principal i.e.
composées de carreaux octogonaux non interchangeables (chaque carreau
doit être confectionné sur mesure).
L'aile
se termine par une chapelle datant du fin du XIXe,
surmontée d'une tour.
Sur
le côté Ouest de cette aile, un habitation connexe aux grandes
ouvertures complètent la structure en offrant aux occupants du lieu une seconde zone de vie (allées,
pelouse).
L'intérieur
de la cour est composé d'une terrasse gravillonnée donnant accès à
l'entrée principale du château. Une grande allée centrale sépare en 2
la pelouse.
Cette allée conduit à un belvédère bordé par une
balustrade en granit (provenant d'un couvent du XVIIIe) entourée de 2
rangées de palmiers, certains ayant près de 120 ans d'âge. Le
belvédère est ombragé et fait face au château. De part et d'autre, une
grande pelouse côté Est et un coquet jardin côté Ouest (une ancienne
roseraie) où légumes et fleurs sont harmonieusement associés. Un mur
sur lequel s'appuient une rangée d'arbres fruitiers fait face au Sud.
A
noter que l'entrée historique se situe au Sud via une voie dirigée vers
Kéronic (aujourd'hui, un chemin non carrossable).
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Histoire
Quelques
éléments sont rappelés ici :
-
L'importance de Lesmaes du XVI au XVIIIe : le seigneur de Lesmaes
était responsable de nombreux secteurs économiques de Plestin (en
dehors des terres du domaine) : bac de Toul an Héry, Moulins du
Douron.... et disposait du droit de basse et de haute justice dans la
région ;
-
la mise sous séquestre durant la révolution de 1789 (un inventaire
précis des bâtiments a été établi à cette occasion).
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Le
Château de Lesmaes, propriété privée, peut être visité lors
des journées du patrimoine.
Se renseigner auprès de l'Office du
tourisme. |
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Maison
de l'aigle
La
Maison de l'aigle se trouve à Saint Efflam, en bordure de l'axe
Lannion-Morlaix, à proximité du Centre Nautique et du camping Saint Efflam.
Cette
maison de forme originale fut construite au début du XXe siècle par
Raoul Vendome, qui en fut le concepteur et le propriétaire.
Avant
1900, il visita le Moyen-Orient sur le torpilleur "Cosmao" et
les architectures découvertes à cette occasion lui inspirèrent, à son
retour, celle de la Maison de l'aigle.
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Raoul
Vendome
(1871-1955)
Ingénieur,
inventeur et pionnier de l'aviation.
Avec
Antoine Odier, il développa le biplan Odier-Vendome, fait de bois
et de toile, un modèle de légèreté compte tenu du poids du
moteur (220 kgs). Plusieurs innovations ont vu le jour à cette
occasion. Il déposa un brevet relatif à un moteur léger (1910),
puis un autre sur un train d'atterrissage à hauteur variable
(1912).
D'autres
domaines furent couverts par l'inventeur qui déposa au total un
centaine de brevets, dont voici quelques exemples : appât
pour la pêche à la sardine (1920), extincteur pour incendie
(1921), avertisseur pour chaudière à basse pression (1923),
carburateur pour moteur à hydrocarbures liquides (1927),
compresseur d'air (1934), appareil d'aide à la respiration
(1953)...
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L'aigle
au dessus du fronton traduit l'admiration de Raoul Vendome, passionné
d'aviation, pour les grands oiseaux (aigle, albatros).
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La
Maison de l'aigle, propriété privée, ne se visite pas. Elle peut
être admirée de l'extérieur depuis l'axe Lannion-Morlaix, au
passage de Saint Efflam.
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Le
Quinquis
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Le
Manoir du Quinquis se trouve sur la route Plestin-Tréduder, entre la chapelle
Saint Roch et la chapelle Saint Sébastien.
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Ethymologie
Le
mot Quinquis, plus exactement "Kenkiz", vient du celte Kanku qui
signifie "branche". Par extension, le mot qualifie des
propriétés entourées de clôtures en branches entrelacées (qui se sont
développées à la fin du Moyen Âge).
Les
Quinquis, comme les Plessix désignaient généralement des châteaux et
manoirs ou encore des résidences seigneuriales (en 1935, le Quinquis
s'appelait encore "le Plessis Eder).
L'entrée
Le
Manoir du Quinquis se situe en retrait de la route. Une courte allée
ombragée conduit à une porte romane en granit ouvragé et à une porte
cochère du même style.
Les
gargouilles présentes sont inclinées vers l'entrée.
Une
fois l'arche passée, sur la gauche, une niche à chien dotée d'un coquet
encadrement en saillie a été creusée dans le mur (de telles niches sont
très rares en Bretagne).
Sur
la droite, la porte cochère donne dans une pièce où semble-t-il les
visiteurs pouvaient attacher leurs chevaux.
Le
Manoir
Une
vieille demeure haute de 2 étages et qui compte plusieurs siècles
d'existence se dresse dans la cour d'entrée. Monsieur Joncour, curé
doyen de Plestin de 1892 à 1903 l'appelait le Château. Il s'agit plutôt
d'un Manoir qui aurait été construit au XVe ou au XVIe siècle par un
Lord anglais, Plessis Evens.
(l'encorbellement
est en effet monté de façon saillante et non en creux, rappelant une
architecture anglo-saxonne).
La
porte d'entrée, en chêne, dispose d'un encadrement en relief de granit
ouvragé.
A l'arrière de ce bâtiment se trouvait encore en 1814 une Apothéïs
carrée. Elle fut restaurée (tour ronde) dans les années 1930 par
Monsieur Le Cozic. Cette tour abrite un escalier qui conduit aux étages.
Le
parc, le moulin
La
façade Sud donne sur le parc, un lavoir et un petit plan d'eau.
L'ensemble domine le bief et petit cours d'eau (Le Quinquis qui se jette
à Saint Efflam) qui alimentait en eau le moulin aujourd'hui en ruine.
Les
propriétaires actuels restaurent progressivement ce Manoir en veillant au
respect des traditions (bâtiments, mobilier).
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Le
Manoir du Quinquis, propriété privée, peut être visité lors
des journées du patrimoine.
Se renseigner auprès de l'Office du
tourisme. |
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