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Références
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"Patrimoines et histoire du pays de Plestin" de J.
Boutouiller (Centre culturel de Plestin - 2002).
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Les
seigneurs féodaux
Il
y a plus de 1000 ans, à Lokmikaël-an-Traez, Plufur, Plougras, Tonquédec,
Ploégat-Gallon, Plouigneau, Ploumaëc... les colons ou domaniers, tous paysans
"taillables et corvéables" ont vécu de durs travaux
obligatoires.
Lourds
et pénibles charrois de terre, de pierre, de bois... Longues journées de
corvées pour élever les énormes mottes de terre à plus de quinze toises et
quatre pieds(plus de trente mètres de haut), dresser des palissades, creuser
et alimenter les fossés en eau... Un programme de travail impressionnant
ordonné par les seigneurs et maîtres qui s'engagent en contrepartie à
"protéger" les paysans. Les bans, i.e. convocations et commandements, ne se discutent
pas.
Même
simple chevalier, le seigneur a souvent droit de haute et basse cour sur ses
sujets, droit de vie et de mort sur ses paysans. Cependant,
nul seigneur ne peut vivre sans ses paysans-domaniers qui travaillent les
terres.
C'est
avec des regards croisés, ceux des seigneurs et de ses gens d'armes et ceux des
paysans et paysannes, qu'il faut sans doute partir à la découvertes des
châteaux de terre.
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Les
châteaux de terre
Les
châteaux de terre dominaient de leurs fières silhouettes tous les passages obligés et
lieux stratégiques : routes, estuaires, ponts, gués, rivières....
Ils
ne sont plus nombreux aujourd'hui, pas faciles à découvrir sous les arbres,
les buissons et les ronces.
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H-
Hauteur de la motte et des talus, D- Diamètre de la motte ou du tertre,
O- Ouverture des fossés ou douves, L- Largeur des talus, P- Profondeur
des fossés
Coupe
schématique d'une motte classique et ses mesures
D'après
B.Hope-Taylor dans "Les mottes médiévales des Côtes d'Armor"
de S. Hingant
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Même
s'ils ont disparu, il reste des preuves de leur existence en l'occurence les cadastres
municipaux établis du temps de Napoléon Ier via où ils figurent avec
précision.
Les
principaux toponymes en Trégor sont :
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Hastel ou Castel, Castellic,
-
Les ou Lez du vieux breton Lis et LLys en gallois qui signifie la cour dans le
sens d'une résidence de seigneur comme à Plestin Leslac'h, Lezormel... ,
-
Coat comme dans Coat Carric... ,
-
Sal, la "salle" du seigneur, maison du Haut Moyen-Age (Coat-ar-Sal),
-
Quinquis ou Plessis, résidence défendue par des haies de branchages,
-
d'autres indicateurs comme Rest, Haye, Ferté ou encore Bot.
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Le
château du Kerdu (Saint-Michel-en-Grève)
Dominant
la vallée du Kerdu, Castel Féléhan (ou Moulin du Château) en
Saint-Michel-en-Grève est la motte la plus visible aujourd'hui dans le
paysage médiéval du Trégor.
Il
s'agit d'une motte (ou enceinte fortifiée) surélevée associée à une
basse cour sur le rebord du plateau tombant à pic sur le Kerdu. Un
emplacement idéal renforcé par de puissants talus.
La plate-forme montre
deux ellipses légèrement creusées, traces probables d'anciens
bâtiments. les remparts qui cernent l'ensemble sont de terre et de
cailloux mêlés. Le baile en "croissant de lune" occupe toute
la moitié ouest de l'ensemble fortifié.
Il
s'agit d'un habitat de chevalier à fonction militaire, le chevalier
contrôlant ainsi les terres de son fief.
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Guern
ar Hastel et Kéroué à Plufur
Guern
ar Hastel est une motte au milieu d'un marécage à la confluence de
deux ruisseaux dont l'un sert de fossé naturel au nord du tertre qui
avait six mètres cinquante de haut et présentait une plate-forme de
dix-sept mètres sur quatorze mètres.
Au Sud, un fossé de quatre mètres
cinquante de largeur alimenté en eau par le marécage (1933).
Kerroué
est une motte arrondie sur une butte naturelle dominant la vallée du Yar,
les chemins creux voisins pouvant être des fossés.
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Le
château de Beffou (Plougras)
Ce
château illustre bien les constructions de ce type.
La motte,
édifiée
sur un piton rocheux au Sud de l'étang actuel de Beffou, est
particulièrement volumineuse : soixante-dix à cinquante mètres de
longueur, cinquante mètres de largeur, dix mètres de hauteur, ouverture
de fossé de dix mètres.
la
plate-forme très étendue a gardé de multiples vestiges de constructions
en pierre.
Son
caractère militaire est évident.
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Castels
et fertés du trégor finistérien
A
Guerlesquin, la motte de Castel Charruel au sommet d'une colline dominant
la vallée du Squiriou.
A
Guimaëc, vestiges de maison forte à Tréléver sur un mamelon rocheux
très escarpé contrôlant la vallée et l'estuaire du Douron.
La
motte et la basse cour de Témedern seraient une ancienne châtellerie et
un "fief de bannière" de seigneurs ayant participé aux
croisades. L'ouragan de 1987 l'a enfouie sous les arbres.
A
Lanmeur, l'enceinte rectangulaire de La Boissière est partiellement
conservée. C'est le Castel-Veuzit ancien dont le toponyme Beuzit (le
buis) indique, en plus de nombreuses tuiles gallo-romaines, un site
antique réoccupé au Moyen-Age.
A
Plouégat-Guerrand, les mottes de Coat-Coazer et de Kerhallon.
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A
Plouigneau, sept mottes sont dénombrées.
Castel-Dinan se trouve sur une
colline boisée dominant le Douron, il s'agit d'une enceinte circulaire,
vaste camp retranché où on accède par un pont de terre de douze mètres
contenant un château de pierre en ruine.
Coat-ar-ferté a conservé sa
motte et sa basse cour (tertre de plus de quarante de mètres, des fossés
larges et profonds de dix mètres).
Coat-So est composé de plusieurs
enceintes de terre peu visibles. Kermorvan a conservé son enceinte ovale
qui pourrait être une enceinte de défrichement.
Kerviniou présente sa
plate-forme de maison forte.
Les enceintes de Lescoat et Quillidien ont
été arasées.
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