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Références
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"Patrimoines
et histoire du pays de Plestin" de J. Boutouiller (Centre
culturel de Plestin - 2002). "Le
Douron & Toul an Hery, vie et histoire d'un estuaire au pays de
Plestin et de Locquirec" de P. Gouaislin, J. Boutouiller, R. Le
Deunff (Centre culturel de Plestin 1998). "Une
presqu'île en Bretagne, Locquirec" de R. Le Deunff Imprimerie
de Bretagne à Morlaix 2003. "Saint Efflam" de D. Lucas (Centre culturel de
Plestin).
A
mentionner, le dossier pédagogique du Musée de Normandie sur
l'époque gallo-romaine (Cf. site correspondant). |
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L'occupation
romaine
Après
cinq siècles de civilisation celtique, le pays de Plestin va devenir
gallo-romain en 56 av. J.C. Les romains achèvent alors la conquête de la
Gaule en provoquant la défaite des peuples celtes de l'Armorique
(défaite de vénètes face aux Romains de César).
Pendant
les quatre premiers siècles de notre ère, la présence romaine va
structurer la vie locale. Les archéologues (B. Cunliffe, P. Galliou, V.
Mutarelli, JP. Bardel) ont montré que les Romains vont faire découvrir
aux Celtes une nouvelle civilisation modifiant sensiblement leur
environnement quotidien.
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L'époque
gallo-romaine voit en effet se multiplier les activités de construction,
de nouvelles technologies étant introduites.
Les
constructions se font "en dur", la maçonnerie se fait au
mortier. Les murs régulièrement dressés et parementés permettent la
construction de grandes villas où les cloisons divisent la maison en
salles distinctes : cuisines, chambres... Chez les plus riches, les sols
sont bétonnés ou disparaissent sous des carrelages de schiste, de brique
ou de mosaïque.
En
dehors des habitations, ces techniques étaient employées pour des
édifices plus spécifiques : thermes, temples...
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Les
différents chefs-lieux de cités armoricaines montrent de grands
édifices publics dont la taille se situe entre un demi et un
hectare.
Les
campagnes offrent ne multitude de petits édifices qui dépendaient
autrefois de riches demeures, les villas. Ils étaient fréquemment
situés en dehors des habitations, le plus souvent dans un cadre
remarquable et où se trouvaient réunis les critères d'agrément et de
villégiature.
Entre
Morlaix et Lannion, le Trégor Ouest et donc le pays de Plestin possèdent de
nombreux témoignages de la longue présence romaine : des bâtiments
partiellement conservés (murs), des briques et des tuiles éparses... ont
permis des reconstitutions intéressantes. Ainsi, on peut affirmer qu'en
dehors des habitations (villas), la région comprenait des bâtiments
spécialisés (thermes), des sépultures, des fortifications... ainsi
qu'une forte densité de voies romaines.
Les
moyens de communication bénéficient également de l'arrivée des
romains, les voies romaines permettant de relier les différents
sites.
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Une
visite virtuelle d'une villa romaine est possible sur
le site :
www.viaavgvsta.anonai.com/VVTLL2fr.html
(attention,
les
villas du pays de Plestin n'étaient sans doute pas aussi luxueuses compte tenu des conditions locales :
climat, matériaux, contexte
économique...)
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A
titre de comparaison, les
cabanes gauloises étaient composées d'une pièce unique, le sol
était de terre battue, les parois de branches entrecroisées
étaient colmatées par de l'argile. Le toit était de chaume.
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L'organisation
Gallo-romaine
La ville est le principal facteur de romanisation
après la conquête de Jules César (58 - 51 av. J.C.). C'est par la ville que se
diffusent la langue latine et les modes de pensée romains. Dans la cité de
province, la politique, la religion, la culture et les autres aspects de la
vie forment un ensemble indissociable qui imite le modèle romain.
Le vicus est un bourg d’artisans, une
petite agglomération occupant une triple fonction dans la Gaule romaine : -
routière par sa situation géographique, - cultuelle avec ses temples, -
commerciale par les activités d'échanges et d'artisanat de ses
habitants.
La romanisation du monde rural a
porté sur l'intégration de l'aristocratie indigène en incitant cette dernière
à rationaliser l'exploitation agricole selon les normes romaines.
La villa
illustre cette nouvelle organisation économique de l'espace rural. C'est à la
fois une maison de campagne et une exploitation agricole.
Après la conquête, les Romains ont
très vite réalisé un ensemble de routes sous l'impulsion notamment d'Agrippa
(63-12 av. J.- C.), général romain, gendre et ministre d'Auguste.
Les voies
romaines les plus importantes étaient financées par l'Etat. Les voies
secondaires étaient quant à elles aux frais des cités qu'elles joignaient et
les plus petites voies étaient, elles, entretenues par les propriétaires dont
elles traversaient les terrains.
Les bornes
milliaires sont les équivalents de nos bornes kilométriques actuelles. Le nom
de milliaire
vient du mot "mille", qui était l'unité de distance mesurant mille pas, soit
environ 1481 mètres.
Après
Septime-Sévère, empereur de 193 à 211 ap. J.- C.,
l'unité de mesure la plus utilisée dans le nord de la Gaule, en Germanie et en
Bretagne devient la lieue gauloise, la "leuga"* (2 222,50 mètres), tandis qu'au sud
de Lyon les distances restent exprimées en milles.
Les bornes sont souvent de forme
cylindrique. Elles ont environ cinquante à quatre-vingt centimètres de diamètre et mesurent
deux à quatre mètres de hauteur.
La borne milliaire comporte toujours
une inscription gravée en abrégé qui nomme l'empereur qui a fait construire ou
restaurer la route, ainsi que ses titres et ses fonctions.
La borne indique naturellement la
distance entre le lieu où elle est implantée et le point de départ, très
souvent le chef-lieu de cité.
(Source
Dossier pédagogique, site du Musée de Normandie)
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Comment
lire une pièce gallo-romaine
frappée sous l'empereur Trajan
Document CRDP de Lyon.
(Source
Dossier pédagogique, site du Musée de Normandie) |
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L'occupation
romaine va durer jusqu'à la chute de l'empire romain d'Occident (476),
la période ayant été marquée par près de trois siècles de paix
suivie de deux siècles plus troublées (crises, invasions).
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Les
thermes du Hogolo
Ce
sont les seuls thermes gallo-romains restaurés
actuellement ouverts au
public en Bretagne.
L'histoire
des thermes
Les thermes datent de l'époque gallo-romaine,
du premier au quatrième siècle après J.C. : construit vers le début du
Ier siècle, l'édifice n'a cessé d'évoluer, pour atteindre son
extension maximale au IIe siècle. En partie comblé, il fut ensuite utilisé comme
habitation. A la fin du IIIe siècle ou au début du IVe, il fut
démoli.
Les ruines, pour partie rasées ou pour d'autres remblayées ont progressivement
disparu sous les champs et les dunes.
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Ils
furent découverts il y a un siècle, en 1892, par un cultivateur
qui remonta dans ses labours des tuiles gallo-romaines. Après
plusieurs fouilles ou dégagements ponctuels, le Conseil Général,
la Commune de Plestin-les-Grèves et le Ministère de la Culture ont
financé les travaux de fouilles et de mise en oeuvre de l'ensemble
thermal entre 1981 et 1992.
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Les
thermes faisaient partie de
tout un ensemble de villas, thermes, temples et fortifications qui parsemaient
la campagne entre l'estuaire du Léguer et la ria du Douron.
L'établissement
était situé sur l'axe de communication entre les deux cités osismes, le
Coz Yaudet et Carhaix et entre les villes naissantes, Lannion et Morlaix.
Cela peut expliquer également la présence d'un poste d'observation
romain à Locquirec, de l'autre côté de la baie. La découverte de
nombreuses tuiles et briques à crochets témoigne de la construction en
dur que les Romains ont enseigné aux Gaulois.
L'édifice thermal du
Hogolo ne comportait dans un premier temps qu'une salle froide et
une salle chaude avec des baignoires.
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Vue
générale des thermes |
Baie
de Locquirec (Vue Ouest, mi-marée) |
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Les thermes
vues de la mer (reconstitution) (Source
"Patrimoines
et histoire du pays de Plestin") |
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L'organisation
Les thermes sont, en fait, un petit établissement de bains romain composé
d'une succession de salles : vestiaire, salle froide, pédiluve, salles tièdes
pour s'acclimater aux températures plus élevées là où on se faisait masser,
doucher et enduire d'huiles et substances odorantes.
Venait ensuite le bain chaud. Finalement, le baigneur se plongeait dans un bain
d'eau froide.
Certaines salles étaient chauffées par le sol et les parois : deux foyers l'un
à l'extérieur du bâtiment, l'autre inclus dans une vaste remise.
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Orientation
Nord-Sud (face à l'objectif) |
Parties
froides et chaudes (côté mer) |
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