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Références
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Source principale d'information :
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"Patrimoines
et histoire du pays de Plestin" de J. Boutouiller (Centre
culturel de Plestin - 2002),
également
:
-
"Les origines de la Bretagne" de L. Fleuriot,
-
"Une
presqu'île en Bretagne, Locquirec" de R. Le Deunff Imprimerie
de Bretagne à Morlaix 2003.
-
"Histoire de la Bretagne" par A. Chédeville aux Editions
Ouest-France,
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La
migration des Bretons
L'Armorique a beaucoup souffert des
crises qui ont secoué politiquement et militairement l'Empire romain au IIIe
siècle.
L'économie
s'effondre, des villages sont abandonnés. A Plestin, les thermes du
Hogolo sont occupés par des pêcheurs-agriculteurs. La population
gallo-romaine diminue...
Vers
300, de nouveaux arrivants commencent à occuper les sites abandonnés. Ce
sont, déjà dès cette époque, nos ancêtres les Bretons.
Les
Ve et VIe siècles voient le déferlement des hordes franques sur la Gaule
tandis qu'en Grande Bretagne, les Bretons sont refoulés par les Angles,
les Saxons, les Jutes et les Pictes vers le Pays de Galles et la
Cornouaille.
D'autres
enfin le sont vers la Bretagne, où ils arrivent par groupes successifs à bord de
bateaux, les curraghs, souvent par tribus, après des voyages organisés en
flottilles dirigées par un chef ou un moine.
Quand
ils parviennent près des côtes Nord de l'Armorique, celles-ci sont couvertes de forêts alors qu'auparavant, durant l'occupation romaine, les terres fertiles étaient cultivées.
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Des
échanges constants Pour
L. Fleuriot et P.R Giot, les deux grandes vagues de migrations des
Bretons en Armorique ne sont que des aspects des échanges constants
entre les deux rives de la Mer de Bretagne. La
première migration de paysans, de marins et d'artisans accompagnant
les militaires, des "fédérés bretons", mercenaires
contrôlant à la fois les opérations guerrières et
commerciales... en échange de terres en Armorique et dans toute la
Gaule du Nord. A
partir du Ve siècle, le peuplement breton concerne surtout
l'Armorique. Elle se fait par vagues successives, conduites par des
saints qui venaient du Pays de Galle et de Cornouaille (Cornwall)
pour apporter leur idéal monastique et la religion chrétienne.
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La
légende de Saint Efflam
Efflam,
fils du roi d'Irlande et
prince d'Hibernie, naquit en 448.
Il
avait été promis en mariage avant même sa naissance à Enora
fille du roi de
Cambrie. Efflam avait
projeté très jeune d'aller faire pénitence et de vivre en
ermite. La
nuit des noces, il sortit du palais. Parvenu au rivage, il trouva un
bateau et traversa la Mer de Bretagne avec ses compagnons.
Au
moment de son débarquement sur la terre bretonne, sur la Lieue de
Grève, près du Grand Rocher, Efflam rencontra Arthur qui était
entrain de combattre très durement un dragon. Le combat durait
depuis trois jours et le roi
Arthur était à bout de force. Efflam vint au secours d'Arthur puis
chassa le dragon.
Il s'installa près du Grand Rocher où il trouva
un ermitage inoccupé, celui de Saint Gestin, qui le lui donna à
son retour de Rome. Enora,
son épouse, le rejoignit plus tard et s'installa près de lui,
séparément.
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Les
écrits évoquent ses
compagnons sans donner ni leur nombre ni leur nom. Ils se
dispersaient selon la règle celtique et revenaient régulièrement
entendre Efflam. Ils peuvent être qualifiés de "petits saints
de campagne" ou encore "saints hommes", ceux que l'on
rencontre partout en Bretagne en chaque lieu, à chaque croisement
de route.
Les
compagnons d'Efflam seraient : saint Haran (chapelle dans le fond de
l'embouchure du Douron), saint Carré (prieuré de Lancarré au pied
du Grand Rocher, carrières de Lanvellec), saint Kirio (Plounérin)
et saint Kemo/Quemo (Locquémeau), saint Mellec, saint Nérin (Plounérin),
saint Tuder (Tréduder entre Yar et Roscoat). Saint
Eversin (Plouigneau) est parfois cité.
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Pour
en savoir plus, retourner en Haut de page et cliquer sur
"Les
saints bretons".
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Le
peuplement de l'Armorique
Venus
du Pays de Galle, de la Cornouaille (du pays de Launceston, la
ville jumelée avec Plestin-les-Grèves), et du Sud de la Grande-Bretagne,
ces colons, guerriers et paysans venus défendre le monde gallo-romain en
Armorique vont s'y installer définitivement à partir du Ve siècle
jusqu'au VIIe siècle.
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Origine
du peuple breton L'origine
du peuple breton de l'Armorique a été complètement renouvelée
par les travaux de P.R. Giot et de L. Fleuriot. D'après
L. Fleuriot : "Comment expliquer la permanence des Bretons
autrement que par cette réponse qui souligne l'essentiel : Les
Bretons n'étaient pas des étrangers dans la péninsule
armoricaine... Ce ne sont point des fuyards qui arrivent en
Armorique (les Saxons sont arrêtés dans l'île de Grande Bretagne
de 500 à 540 au moins). Ces sont des troupes avec femmes, enfants,
chefs politiques et religieux. A côté du roi, et tenant la place
qu'autrefois tenait le druide, est le Saint, frère ou parent du
proche roi. Il est prêtre, moine, diplomate, organisateur. Sous sa
direction, on achète la terre, on négocie sa cession avec la
lointaine autorité franque et on défriche..." (Cf.
"Origines de la Bretagne"). Toujours
d'après L. Fleuriot : "Nulle part ailleurs en Europe, les
nouveaux arrivants, les Bretons, n'étaient si proches des occupants
antérieurs du sol,
les armoricains. La communauté d'expression entre ces deux peuples
était telle qu'il restera toujours difficile de faire un partage
exact entre ce qui dans la langue bretonne est britonnique et ce qui
est gaulois, tant ces langues étaient proches à la fin de
l'Antiquité...".
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En
conséquence, une
profonde mutation s'opère. Loin de s'imposer comme colonisateurs, ils
sont accueillis par la population armoricaine locale. Intégrés, ils
s'implantent sur les terres en friches et les habitations abandonnées.
Le
Christianisme, qui se généralise progressivement, permet de
retrouver une stabilité dans une opportune et habile continuité. En
effet, les fondements de l'organisation deviennent les saints associés
aux différentes entités : la paroisse ou "plou" (avec ses
saints fondateurs), les quartiers ou "trev", les monastères ou
"lan", les ermitages ou "loc"...
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Cette
époque correspond à un nouvelle ère celte :
l'Armorique devient la
Bretagne. |
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Des
paroisses aux communes
________
Limites des paroisses primitives
n
..................
Limites de leurs
trèves
n
Mor
Breizh (breton) : Mer de Bretagne.
1-
La
forteresse romaine de
VETUS
CIVITAS
(
g )
protégeait
contre les incursions des pirates saxons et francs et non contre les
immigrants britanniques, les bretons arrivant en Armorique pour
défendre l'empire romain.
2-
Le "plou" ou "plu" est une forme bretonne du
latin "plebs" (peule) et désigne la paroisse primitive.
Plestin et Ploumilliau sont les paroisses créées par les saints
fondateurs Jestin et Milliau. Les noms de lieu en "tre"
désignent les hameaux éloignés du bourg à l'intérieur du
"Plou". Ces "Tre" ont donné maissance à de nouvelles paroisses :
Trémel, Tréduduer et Trédrez qui dépendaient
à l'origine de leurs paroisses-mères : Plestin, Plouzélambre et
Ploumilliau.
3-
Toutes les paroisses dépendent de l'évêque de Tréguier, sauf
Lanvellec qui dépend de l'évêché de Dol comme Locquirec.
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Avec
la Révolution française, en 1790, toutes les paroisses
deviendront des communes.
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Données
archéologiques
A
Vetus Civitas (le Yaudet) les découvertes dans les habitats de fragments
de poterie en provenance du Sud de la Grande-Bretagne montrent que les
immigrants étaient bien des Britanniques.
En
juillet 2002, P. Galliou et B. Cunliffe y découvrent trois sépultures et
des bâtiments de pierre du Haut Moyen Age qui pourraient révéler
l'existence d'un monastère dont la datation reste à déterminer.
"Après
ces découvertes, nous ne pouvons pas occulter la fameuse légende de
l'existence d'un évêché au Yaudet... Si le résultat des expertises le
confirme, nous avons mis à jour le second évêché de Bretagne, le
premier se trouvant dans l'archipel de Bréhat" souligne P.
Galliou.
A
Plestin, à Coz-Ilis, P. Galliou a identifié un temple celto-romain...
mais pas de découverte permettant d'attester la présence du "Donguel"
(cellule monastique) de Saint Efflam ou de Sainte Enora. Peut-être qu'une
troisième fouille permettrait de le faire ? Dans
l'île Lavret de Bréhat, P.R. Giot a découvert un édifice gallo-romain
où s'installèrent d'anciens Bretons, un cimetière et une pendeloque à
représentation humaine. Cette figurine en os peut représenter un
guerrier de famille royale de Domnonée... ou Saint Budoc ou encore un de ses
disciples. Les
fondations monastiques des Ve et VIe siècles des îles Lavret et Lanmodez
correspondent aux saints Budoc et Maudez, celles de Tréguier à Saint
Tugdual, et en l'île de Batz à Saint Pol-Aurélien... Celles des îles
Milliau en Trébeurden et de Coz-Ilis gardent leur mystère pour
l'instant. Les
récits des vies de saints bretons les présentent souvent nés au Pays de
Galles, dans les Cornouailles, en Irlande pour Saint Efflam. Mais ces
récits ont été composés souvent plusieurs siècles après les temps
qu'ils décrivent.
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saints bretons".
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Des
paroisses d'origine bretonne
Les
toponymes, les noms de lieux, sont la principale source de renseignements
sur nos ancêtres venus de Grande-Bretagne. Ils ont créé une nouvelle
organisation : les paroisses. La
toponymie : l'étude des noms de lieux, réclame non seulement de très solides bases
historiques et des connaissances solides sur les langues, mais aussi de la prudence.
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Les
toponymes anciens
PLOU
désigne la paroisse primitive du saint fondateur. Plou signifie
peuple et correspond au latin Plebs et au gallois Plwyf. Les
exemples sont plus que nombreux : Ploumilliau, Plouzélambre,
Plouigneau, Ploujean, Plougastel, Plounéour...
TRE
désigne à
l'origine des hameaux éloignés du bourg à l'intérieur des
"Plou". Tre correspond à Tref en gallois. Très souvent,
les Tre ont donné naissance ensuite à de nouvelles paroisses (Trémel,
Trédrez).
LAN
désigne à l'origine un monastère, un ermitage entouré ensuite
d'un groupe de maisons (Lanvellec, Lanmeur, Landerneau, ...)
correspond à LLan (église) en gallois.
GWIK
correspond au latin Vicus. Il désigne par exemple le centre, le
bourg par exemple le bourg de Guimaëc qui était à l'origine le
centre de la grande paroisse de Ploumaëc.
COAT
signifie Bois et correspond à Coed en gallois tandis que KER
signifie hameau et correspond à Caer en gallois.
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Les
convergences bretonnes
Trefdraeth
: une immense plage de sable bordée de hautes falaises, Trécastel,
Pen-y-parc, Bodedern, LLangefni, Llangolen, Ty-Croes... Nous sommes
au Pays de Galles.
Penpont,
Penhal, Tregargett, Saint Judy, Saint Ervan... Nous sommes à moins
de vingt kilomètres de Launceston, ville jumelle de Plestin, en
Cornouaille britannique, dans le pays de Trigger (à rapprocher de
Trégor).
Tremene,
Trewen, Trecarrel, Trelawney... nous faisons le tour de Lan Stephan,
le nom ancien de Launceston dont l'église (Lan) était dédiée à
Saint Etienne.
Des
centaines voire des milliers d'exemples pourraient être ainsi
trouvés. Les ressemblances entre les toponymes gallois, corniques
et bretons sont frappantes et en disent beaucoup sur les
convergences linguistiques et culturelles entre les peuples
celtes de la pointe Ouest de l'Europe.
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Origine
des paroisses du pays de Plestin
Les
recherches de R. Largillière, E. Vallérie et B. Tanguy expliquent
l'origine des neuf paroisses du canton de Plestin (voir la carte
ci-dessous).
- Les
quatre paroisses primitives : Plestin, Ploumilliau, Plouzélambre et
Plufur portent le nom de leurs saints fondateurs. "Flur"
est un saint breton peu connu (du gallois Fflu qui signifie
"fleuri").
-
Les trois trèves : Trémel trève de
Plestin, nom formé du
vieux breton "Treb" (village) et de Mael (chef, prince) ;
Tréduder : village de Saint Tuder ; Trédrez : village dont le nom
est associé à Traez (grève, sable) en référence à la Lieue de
grève (Al leo Drez).
-
Saint Michel en
Grève : c'est la francisation de Lokmikaël-An-Trez, le breton Lok désignant un lieu consacré au
nom de l'archange Saint Michel.
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Lanvellec vient de Saint Mellec
(Maëloc en vieux breton, Maël
étant chef, prince). Lanvellec était à l'origine une trève de
Plouaret.
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