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Histoire
La construction du moulin de Milin Haouël est antérieure à 1794, date
mentionnée dans l'acte officiel le plus ancien (acte de vente) retrouvé
à ce jour.
Milin
Aouel ou Milin Haouël voire Milin Caouen sur certains documents
dépendait du château de Lanascol en Ploumilliau. Il a été
confisqué sous la Révolution puis vendu comme bien national le 30
thermidor de l'an IV (i.e. 1797) à un certain Guillaume Mahé de
Morlaix d'après un droit fondé en titre dont le propriétaire
actuel possède une reproduction.
Dans sa fonction principale : moudre le grain,
il a fonctionné jusqu'en 1956 pour ses propriétaires et les habitants des
fermes environnantes.
Il
sert ensuite à concasser l'orge et l'avoine destinés au bétail.
Milin
Haouël a cessé de fonctionner officiellement le 30 décembre
1968.
Il a servi de générateur de courant
électrique depuis les années 30 jusqu'à l'électrification de la région, pour les besoins domestiques de la maison du meunier et même pour
quelques voisins. La dynamo fournit alors du 110 volts.
Pendant la guerre 1939-1945, le moulin fonctionnait jour et nuit. C'était
l'époque du rationnement et le pain constituait la plus précieuse des
nourritures.
Jusqu'à la fin des années 60, le moulin était au service des agriculteurs qui
apportaient leurs sacs de blé. Ils venaient de Plestin-les-Grèves,
Plouégat-Guerrand, Trémel et même Plufur, voire de plus
loin.
En
1998, la roue à aubes de 3,20 mètres de diamètre s'étant
dégradée, le propriétaire décide de la remplacer. Il fait appel
à 2 menuisiers de Lanmeur et de Pont-Menou qui refont une roue à
l'identique, en iroko, à partir du moyeu et d'un rayon : 10 jours
de travail et 700 boulons ont été nécessaires.
Il
fonctionne encore tous les jours pour son entretien. Régulièrement, sa force motrice est utilisée pour actionner une scie circulaire qui sert
à couper du bois pour l'hiver.
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