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Moulins, Milin Haouël

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Les moulins

Milin Haouël

Présentation

Milin Haouël en images

Le mécanisme

Histoire

Le pain

    

  

Moulins,

       

Milin Haouël

            

    

Références  

Informations générales. Informations recueillies auprès du propriétaire de Milin Haouël. "Six cents ans à Lézormel, histoire d'un manoir breton" de Jean du Roscoat. 

     
     

               

 

   

     

 Les moulins 

  

  

Plestin-les-Grèves possédait autrefois beaucoup de moulins en état de fonctionner ; en majorité des moulins à eau au bord des rivières, et quelques moulins à vent. 

   

Au XIXe siècle, Plestin comptait vingt-sept moulins en activité dont deux moulins à vent.

  

La vallée du Yar et la vallée du Douron, comme beaucoup d'autres vallées de Bretagne, comptaient autrefois de nombreux moulins. En remontant le cours des rivières, il est toujours possible d'en rencontrer, espacés environ d'un à deux kilomètres. La plupart sont en ruines de nos jours, cachés par des buissons et les ronces, les mûrs effondrés et recouverts de lierre. 

  

Leur construction est souvent soignée. En cherchant bien, il est fréquent de trouver un chemin remontant la pente et menant jusqu'à un manoir.      

    

Le moulin était une chose importante dans la vie du pays. 

Chacun des moulins du pays avait sa disposition originale : à Kerhallon et dans beaucoup d'autres, deux roues égales placées sur la même façade, se chevauchant d'un demi-diamètre ; à Lesmaes une roue sur chaque face de la maison.

   

 

     

 

      

Le moulin de Lézormel

   

A Lézormel, la chute se divisait en deux et la moitié du courant passait dans la maison ; mais aussi bien au-dedans qu'au dehors, il y avait pas de place pour loger une deuxième roue verticale, même plus petite ; il faut donc penser à une roue horizontale (disposition assez rare que l'on peut rencontrer dans certains moulins de Savoie).

   

Le moulin de Lézormel  a continué à fonctionner à travers guerres et révolutions... jusqu'aux premières années du XXe siècle. 

Il en ensuite été vaincu par la concurrence des minoteries modernes ; il a encore tourné quelques années pour produire du courant électrique, puis il s'est arrêté définitivement.

   

 

     

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 Milin Haouël 

    

  

Présentation

    

Milin Haouël est un moulin de bonne taille situé sur la rive du Douron près d'un petit pont de pierre qui marque la limite entre les communes de Plestin-les-Grèves (Côtes d'Armor) et de Plouégat - Guerrand (Finistère). La construction et les mécanismes sont bien conservés.

    

Le Douron y serpente dans une prairie bordée de bosquets.  Le site est  fréquenté par les pêcheurs.     

    

Une dérivation (bief) située en amont alimente la roue en eau vive via un bras principal qui se termine par un trop plein, qui alimente un bras secondaire rejoignant la rivière, et une grille de filtration alimentant la petite chute qui déverse un débit quasi constant sur les aubes de la roue. 

   

L'eau ne fait jamais défaut, même lors des étés les plus secs. 

      

 

  

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   Milin Haouël en images 

   

La visite du moulin est possible chaque année, lors de la journée du patrimoine de pays . . . .

  

 

Bief                                  

                            Grille de filtrage

Roue côté amont                      

                            Roue côté aval

     

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  Le mécanisme 

        

    

Il comporte, en dehors de la roue à aubes et des axes de transmission, une meule de pierre pour le blé et un concasseur pour la nourriture du bétail.

    

La chaîne comprend un trieur, des conduits amenant la matière première aux cônes de déversement au dessus de la meule. Après que la mouture ait été effectuée à ce niveau, la farine accompagnée du son monte vers un tamis où le son est séparé définitivement pour un usage tout autre. 

La farine peut alors être déversée dans des sacs.

    

L'ensemble ne pourrait fonctionner sans un savant jeu de courroies, de réducteurs, d'engrenages...  qui distribue la force mécanique aux différents éléments de la chaîne. 

            

 

     

   

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 Histoire 

    

  

La construction du  moulin de Milin Haouël est antérieure à 1794, date mentionnée dans l'acte officiel le plus ancien (acte de vente) retrouvé  à ce jour.

Milin Aouel ou Milin Haouël voire Milin Caouen sur certains documents dépendait du château de Lanascol en Ploumilliau. Il a été confisqué sous la Révolution puis vendu comme bien national le 30 thermidor de l'an IV (i.e. 1797) à un certain Guillaume Mahé de Morlaix d'après un droit fondé en titre dont le propriétaire actuel possède une reproduction. 

   

Dans sa fonction principale : moudre le grain, il a fonctionné jusqu'en 1956 pour ses propriétaires et les habitants des fermes environnantes. 

Il sert ensuite à concasser l'orge et l'avoine destinés au bétail.

Milin Haouël a cessé de fonctionner officiellement le 30 décembre 1968. 

Il a servi de générateur de courant électrique depuis les années 30 jusqu'à l'électrification de la région, pour les besoins domestiques de la maison du meunier et même pour quelques voisins. La dynamo fournit alors du 110 volts.

    

Pendant la guerre 1939-1945, le moulin fonctionnait jour et nuit. C'était l'époque du rationnement et le pain constituait la plus précieuse des nourritures.

   

Jusqu'à la fin des années 60, le moulin était au service des agriculteurs qui apportaient leurs sacs de blé. Ils venaient de Plestin-les-Grèves, Plouégat-Guerrand, Trémel et même Plufur, voire de plus loin.

  

En 1998, la roue à aubes de 3,20 mètres de diamètre s'étant dégradée, le propriétaire décide de la remplacer. Il fait appel à 2 menuisiers de Lanmeur et de Pont-Menou qui refont une roue à l'identique, en iroko, à partir du moyeu et d'un rayon : 10 jours de travail et 700 boulons ont été nécessaires. 

   

Il fonctionne encore tous les jours pour son entretien. Régulièrement, sa force motrice est utilisée pour actionner une scie circulaire  qui sert à couper du bois pour l'hiver. 

   

 

     

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 Le pain 

   

    

Aliment de base des villes et des campagnes, le pain a toujours joué et joue toujours un rôle essentiel dans nos sociétés. Dans la région, Milin Haouël était un des maillons de la production, entre la culture du blé et à l'autre extrémité de la chaîne, l'usage du four à pain.

    

Avant la guerre, plusieurs fours chauffés au bois cuisaient le pain. On en trouvait un près du moulin lui-même, chez le meunier. 

Deux autres fonctionnaient à Plouégat-Guérand... pour ne citer que ceux-là. 

Chacun y apportait le produit de base : des pâtons préparés pour certains, la seule farine pour d'autres.

    

 

  

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