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Les saints locaux

Noms de famille

Epopée des curraghs

               

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Origines

Noms de famille Plestin

Noms de guerriers

Particularités physiques

Qualités et défauts

Statut, métier

Surnoms, sobriquets

Ker des XIIIe et XIVe      

Noms les plus utilisés  

     

   

Noms de famille  

   

   

Références  

"Patrimoines et histoire du pays de Plestin des origines au Moyen- Âge"  Jean Boutouiller   Centre Culturel de Plestin-les-Grèves (2002).

"Les origines de la Bretagne" de Léon Fleuriot.

   
   
   

            

 

       

  

 Origines

     

Dans leur grande majorité, les noms de famille datent du Moyen-Âge. On les trouve dans leurs formes les plus anciennes dans les cartulaires (recueils de chartes des moins copistes des abbayes), dans les actes de réformation de la noblesse et surtout dans des documents historiques fondamentaux, les registres des paroisses.

     

Ces registres tenus en latin sont imposés en langue française par les ordonnances royales de 1539 (Villers-Cotterêt) et de 1668 aux prêtres chargés de noter les baptêmes, mariages et sépultures.

  

Les prénoms sont systématiquement francisés. Bleuven devient "Fleurie" en 1625; Yaouanc(q) devient Le Jeune... Les saints(es) bretons(nes) sont abandonnés au profit des saints romains. 

Cependant, la plupart des noms de famille bretons sont restés, parfois transformés par de multiples variantes dues à de multiples erreurs de transcription ou de lecture (il existe près de 21 variantes d'écriture pour le nom Jézéquel...).

  

La connaissance du breton moderne peut donner des significations aux noms. Mais beaucoup restent énigmatiques. Ils exigent la mise en oeuvre rigoureuses de connaissances historiques et linguistiques (étude et datation de l'évolution de leurs écritures et de leurs localisations). Alber Deshayes a étudié et expliqué 8000 noms bretons.

      

   

Longtemps refusés par l'administration, les prénoms bretons ont fait un retour en force, symbole d'une volonté identitaire toujours présente en ce début du XXIe siècle.    

   

       

 

    

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Noms de famille à Plestin

  

   

La classification par thèmes d'Albert Deshayes peut être utilisée. 

Egalement, il faut citer la conférence tenue à Ti an Holl (Plestin-les-Grèves) par Léon Fleuriot.

L'histoire locale constitue une précieuse source d'information : études de Joachim Darsel ("La paroisse de Plestin au XVIIe siècle"), Yves Coativy et Anne-Marie Moretti ("Naître, vivre et mourir à Plestin au XVIIIe siècle").

         

   

A priori, les noms de Jestin, Gestin, Efflam, Trémel pourraient utilisés fréquemment dans la région. 

Cela n'est pas vraiment le cas.

   

Albert Deshayes rappelle que le nom latin Iustinus, emprunté antérieurement aux émigrations bretonnes en Armorique, a évolué en Iostin en 868 et Iestin vers 1063-1076.

 Le nom porté par le saint moine breton a donné son nom à Plestin, paroisse sous le nom de PleGestin en 1086 et 1163 (la chapelle Saint Gestin, située près de la ferme de Pen ar Vern est aujourd'hui en ruines).

Un village finistérien porte le nom de LanIstin, nom qui correspond à LLanYestin au Pays de Galles dans le Comté d'Arfon. C'est peut-être un lieu lié aux origines de saint Jestin.

Iestin a évolué en Jestin, Gestin et Istin du XVe au XVIIe siècle. Les noms des familles correspondantes sont aujourd'hui essentiellement des familles du Finistère.

   

 Le nom de famille Trémel est attesté anciennement et est toujours bien présent, non seulement dans le Trégor, mais aussi dans le Finistère, le Morbihan et l'Ile et Vilaine.

   Il ne faut pas s'en étonner car Maël (Mel(l) veut dire Prince, Chef.

     

Efflam a supplanté Jestin dans la prééminence de l'église plestinaise. Il le supplante encore dans les noms de familles trégorroises. Le nom latinisé Euflami serait composé du préfixe "eu" ou "bon" et de "flam" ou "rouge, ardent, brillant".

   

  

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 Noms de guerriers

   

Dans la société celtique, des noms sont synonymes de haute importance et de considération reconnue.

  

Le Meur : supérieur, suprême, auguste, est un nom toujours utilisé dans le breton d'aujourd'hui même si son emploi s'est un peu effacé devant Le Bras.

 Morvan était celui qui se portait toujours à l'assaut et devant.

Menguy, Tanguy, Guyomarc'h se rapportent à des valeureux guerriers, le mot "Ki" désignant le guerrier. Guyomarc'h est reconnu digne de partir à l'assaut avec un bon cheval (Marc'h).

Marrec se rapporte à un cavalier d'élite.

Cadran signifie puissance, force, courage.

  

Les noms terminés en Iou portent des symboles guerriers.

Cadiou : se rapporte au combattant, Coriou au  guerrier, Piriou est de caractère princier.

  

Les Ropars ou Ropartz partagent le sens de la gloire.

Fégeant se rapporte à la foi et à la croyance.

  

Thérézien est légitime, Hingant vénérable, Menou est sage et clairvoyant.

     

    

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Particularités physiques

  

     

Les Tallec ont le front large,

les Lagadec(ou) de grands yeux globuleux,

les Gueuziec(Guéziec) de grosses lèvres.

  

Les Lézec sont forts des hanches et ont les reins solides,

les Bohec sont joufflus tandis que les Bonniec sont trapus.

Les Garrec ont les jambes fortes, les paumes des mains des Bozec sont larges, quant aux Dantec, ils ont toutes leurs dents.

  

Les Cudennec ont les cheveux bouclés (autre version, ils seraient sombres, si ce n'est sournois).

Les Guélou sont roux, les Moal sont chauves et Le Bris "tachetés ou bariolés".

Les Le Guen blancs, les Le Du noirs.

   

   La taille, la force et la corpulence permettent un classement des plus petits aux plus grands.

Le Corre est de très petite taille, Le Bihan(nic) est petit.

Les Le Bras, Le Meur(Meuric) sont grands ou importants (voir ci-dessus).

Les Le Berre(Berric) sont courts, les Fiblec, Fournis, Lahellec, Thos sont trapus, forts, bien charpentés donc solides.

  

Certains noms se rapportent à des infirmités.

Le Cam est boîteux, Le Mogne (Moing) est manchot, Le Crom courbé, voûté, enfin Le Gac est bègue.

  

D'autres noms peuvent être doublement interprétés. Le Bizec est de couleur gris ou encore est pourvu de doigts forts et puissants.

  

Morellec dérive de Morel. Le vieux français utilisait le terme Mor pour désigner la couleur brune, issu du latin médiéval Maure, autre nom donné aux sarrasins.

   

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 Qualités et défauts

   

  

Les Foll (Follorou, Folcalvez) ont une conduite légère, frivole.

Le Houérou est amer, Scornet est froid, glacé et L'Horset engourdi.

Le Queffrinec est secret, mystérieux tandis que Scrignac ricane.

Joncour serait nigaud ou niais, Lous est sale, Mouzer est boudeur, Pichodou maniaque, Malledant et Mallégol sont indésirables.
Les Lasbleiz (Lasbleis) sont des tueurs de loups, sans doute intrépides.

  

Le Mener est demandeur et toujours volontaire. Le Balc'h est âpre, rude et fier. 

Braouézec est vif de caractère, parfois emporté. Lacut est habile, Millour galant et Le Mat, toujours bon.

  

Guinamant a toutes les qualités : Issu de Winaman (nom ancien), il est formé de Win (ami) et de Man (homme).

   

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Statuts, métiers

  

     

En breton Gall désigne à l'origine un étranger et par extension le français. En irlandais, ce même mot s'applique à l'anglais. En gallois, il désigne l'ennemi. Le mot peut s'appliquer à un Breton qui sait parler français. 

Dans toutes les langues celtiques, Gal a surtout le sens de bravoure, exploit, ardeur...

   

Yaouanc est le jeune ou est jeune marié, Le Deunff est le gendre.

Lintanf est veuf, Le Coz est vieux, marié tard voire un enfant de vieux. Hénaff est un superlatif pour ancien ou vieux.

  

Les métiers de la terre, les spécialités artisanales sont bien établies et définies dans le statut social féodal.

     

Le Gonidec est cultivateur, journalier. Les Le Guicher, Falher, Falchier, Faoulher, Faujour sont des faucheurs.

Le Merre est un métayer.

Les Corvez sont tenus d'fefectuer des travaux, des corvées (entretien des routes, curage des douves des châteaux...).

Le Carluer est carreleur, Neuder filotier, Guyader tisserand.

Jointer est menuisier, Leizour est celui qui charge tandis que Poder est potier.

  Parcheminer prépare ou vend le parchemin. Quéguiner est cuisinier, Quéré cordonnier, Quiguer boucher, Sidaner est marchand de soie.

Tocquer est chapelier, Troquer sans doute brocanteur, Calvez est charpentier. 

Brigant(d) est soldat à pied, Le Goff(ic) ou Marichal forgeron et maréchal-ferrand.

Barazer est tonnelier, Boustouler, Boutouiller échanson et caviste, Le Bars (Barzic) est poète et ménétrier, Le Muzic est évidemment musicien.

  

Cillard est celui qui utilise une faucille (ou qui cligne des yeux). Le Fustec peut être tonnelier, batteur de blé (ou simplement avoir de grandes jambes).

  

Hamon et Herry sont des formes bretonnes du vieux nom germanique (toit, maison), signe d'hospitalité et de solidarité.

      

Goasduff est le serviteur noir (mauvais serviteur ?) tandis que Goasguen est le serviteur blanc (bon serviteur ?). 

  

Dans le monde civil et religieux, chacun est situé dans une hiérarchie bien définie et y remplit son rôle.

  

Floc'h (Flohic) est écuyer, Goaréguer archer, Bescont(d) est vicomte.

Lissilour désigne un homme chassé de son pays ou exilé. Diguerher n'est plus emprisonné, Digarcher est libre.

Le Lay est religieux, croyant. Goasdoué (Goas est le serviteur) est le serviteur de Dieu.

  

Manac'h est un moine. Le Quéniat est un chantre à l'église.

Le Bellec est le prêtre, homme d'église ; avant d'y accéder il était Cloarec (clerc) ou Scolan i.e. étudiant au séminaire. Il est ensuite Diagon (diacre) avant d'être ordonné prêtre. Il pourra devenir Person (recteur de paroisse) ou encore Lardiagon (curé archidiacre) ou encore Escob i.e. évêque.

        

  

 Préfixe Ab

Il se rencontre dans des patronymes comme Abjean, Abgrall, Abhervé, Abiven... et évoque la filiation au sens  "fils de".

Ce principe est universel que ce soit en préfixe : "O'" en Irlande (O'Brien), "Mac" en Ecosse (Mac Intosh)  ou encore en suffixe :  "son" anglais, "sen" danois, "sohn" allemand, "es" portuguais, "ez" espagnol, "ov" russe, "poulos" grec, "ian" arménien, "oglu" turc...

   

 

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Surnoms, sobriquets

  

     

Les surnoms et sobriquets ont fleuri au gré de l'imagination et des situations humoristiques. Les noms animaux ont été maintes fois utilisés.

  

Lapous est l'oiseau, Le Dret un étourneau, L'Hévéder une alouette, Le Pichon est le pigeon et Toudic un hibou.

Le Courriard est la perdrix, Le Polès une poulette, Quilliec un coq, Cabon le chapon et Coail la caille.

   

Tallegas pourrait désigner un matou, Le Menn un petit d'animal (chevreau, agneau...), Cosléou est un taurillon, Le Noan(nès) un agneau et Le Carou est un cerf.

  

Guillou(x) est le troisième nom le plus porté en Bretagne. C'est le surnom donné au loup.

  

 

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Ker des XIIIe et XIV siècles  

     

  

A cette époque, les noms de lieux commençant par ce préfixe ont proliféré et ont donné de nouveaux noms de familles.

  

   Sauf exception, Ker ne désigne pas une ferme isolée mais tout un village de maisons rurales généralement clos, soit par un fossé, un talus ou le cas échéant par une palissade. Par la suite, Ker a désigné un lieu habité et cultivé. 

   

 Ker s'associe avec un nom de famille.

Kerambrun est Ker associé avec Le Brun. De la même façon on trouve Kerampichon, Keraudren, Kerboriou, Kergariou, Kerharo, Kernoa, Kerjean, Kerlirzin, Kernec, Kergoat...

   

       

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Les noms les plus utilisés

    

 

En Bretagne

Le Gall, Le Goff et Le Roux

   

   Dans les Côtes d'Armor

Hamon, Hervé et Le Roux

  

Dans le Finistère

Le Gall, Le Goff et Le Roux

  

 

 

    

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