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L'inventaire

Age de la pierre taillée

Mésolithique

Néolithique

Tumulus, âge du bronze 

Armorique celtique

Armorique gallo-romaine

Migration des bretons

Royaume breton

Bretagne des seigneurs

Bretagne des Ducs

Bretagne: province française

Une région parmi d'autres

Après-guerre, renouveau

     

   

Patrimoine

      

inventaire

   

   

Références  

"Patrimoines et histoire du pays de Plestin" de J. Boutouiller (Centre culturel de Plestin - 2002) ;  "Une presqu'île en Bretagne, Locquirec" de R. Le Deunff Imprimerie de Bretagne à Morlaix 2003. "Histoire de la Bretagne" par A. Chédeville aux Editions Ouest-France, "La grande épopée des celtes" revue Historia de mars 2004; "Le monde celtique" de P. Galliou Les universels Gisserot (1999).

   
   
   

                  

  

 L'inventaire historique et patrimonial 

             

La description de plus de 300 000 ans d'histoire : 

une remontée vertigineuse dans le temps.

        

   

       

 

   

   

Age de la pierre taillée

   

Armorique

      

Des premiers groupes humains parcourent la Bretagne déjà depuis 700 000 ans av. J.C.

L'âge de la pierre taillée s'étend de 700 000 ans à 100 000 ans av. J.C.

  

100 000 ans av. J.C. voit l'apparition de l'Homo Sapiens Sapiens possédant un cerveau et des capacités intellectuelles semblables aux nôtres : un enfant de cette époque naissant aujourd'hui serait en mesure de profiter pleinement de l'éducation du XXIe siècle et rien ne pourrait le différencier de nous, pas même son aspect physique. 

    

 

    

 

  

   

Plestin et sa région

   

Les premières traces d'occupation humaine à Plestin datent de l'âge de la pierre taillée (300 000 ans av. J.C.).

  

Au Toulinet, le préhistorien Pierre-Roland Giot a découvert deux outils en quartz sommairement retouchés : un galet éclaté et un biface du paléolithique inférieur. Ils constituent deux indices de cette époque où les chasseurs et cueilleurs nomades construisent des huttes à l'aide de branches et de peaux de bêtes. 

Le climat est glacial, le cheval et le cerf voisinent avec le bison et le mammouth.

    

 

   

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Civilisation du mésolithique

  

Armorique

  

10 000 ans av. J.C. : amorce d'un lent réchauffement continu du climat accompagné d'une remontée du niveau des eaux marines (le dernier refroidissement date de 18 000 ans av. J.C).

  

Les premières sépultures retrouvées en Bretagne datent de cette époque.

  

8000 ans av. J.C : Apparition des forêts de bouleaux puis de pins.

  

7000 ans av. J.C. :L'Armorique compte quelques milliers de chasseurs avec leurs chiens. Certaines populations vivent de la chasse (à l'arc) de cerfs et de sangliers. 

         

 

  

 

  

   

Plestin et sa région

  

Forêts, prairies, landes, rivières, bord de mer... A Plestin plus qu'ailleurs, il est facile d'imaginer le décor.

  

La région voit très certainement le passage de groupes de chasseurs traquant les cerfs et les sangliers..

         

 

    

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Age de la pierre polie,

    

civilisation des mégalithes

    

Armorique

   

5000 ans av. J.C. : Certaines populations se sédentarisent, après l'élevage, l'agriculture fait son apparition (la forêt commence à être défrichée). Le passage de la vie de chasseur à celle de cultivateur (et cultivateur-pêcheur dans notre région) amène l'homme à construire des villages, à domestiquer des animaux, inventer des outils pour cultiver la terre et produire des poteries pour assurer une meilleure conservation de la nourriture. L'âge de la pierre polie (Néolithique) commence.  

  

Elévation de pierres, les mégalithes, sous la forme de dolmens et de cairns. Construction du cairn de Barnenez (vers 4700 av. J.C. ). Il s'agit des architectures durables les plus vieilles du monde (2000 ans avant l'Egypte). 

   

4000 ans av. J.C. : le réchauffement du climat s'accélère, montée rapide de la mer (de près de trente mètres).

Production des haches en pierre polie, dont certains sont exportées vers les îles britanniques et la vallée du Rhône. Le commerce apparaît, les guerres aussi.

   

3000 ans av. J.C. : 50000 à 100000 habitants en Armorique. 

Période des allées couvertes qui servent de sépulture à tout un groupe. Elles portent des sculptures. C'est aussi l'époque des pierres levées : les menhirs soit isolés, soit alignés (Carnac) ou encore en cercle (cromlech). Civilisation des vases campaniformes (forme de cloches).

  

2500 ans av. J.C. : utilisation de l'or présent dans les alluvions des rivières ou sur certaines plages (Pors Mellec à Plestin) pour la décoration d'objets de prestige.

  

2000 ans av. J.C. : le bronze commence à être utilisé. 

     

 

     

 

   

   

Plestin et sa région

   

Embouchure du Douron

   

Le bord de mer, en particulier les embouchures et abers constituent des endroits naturels pour établir les abris et villages. L'embouchure des rivières de la région, notamment celle du Douron détiennent des ressources précieuses : la mer et ses produits sont accessibles, l'eau douce est disponible et la terre alluvionnaire se prête bien à la culture. 

   

   

Découverte de haches et d'outils en pierre polie, trouvés en nombre. 

Ce sont surtout des haches en dolérite de Plussulien près de Corlay  (pierre au grain très fin ayant des propriétés exceptionnelles). 

L'atelier de Plussulien a fonctionné de 4300 ans à 2000 ans av. J.C. et a exporté près de trois millions d'outils en pierre polie sous formes d'ébauches semi-finies.

    

Des objets décorés à l'or ont été découverts à Ploumilliau et à Trémel. 

  

Plusieurs menhirs isolés dans la région : Trédrez, Trémel. D'autres ont été redécouverts à Plestin (Pont-Blanc) à Saint-Michel-en-Grève ou ont disparu (Trémel, Plestin).

  

A voir absolument dans la région (baie de Morlaix) : le cairn de Barnenez (70 mètres de long et 20 mètres de large) qui est composé de deux ensembles de pierres recouvrant onze dolmens.

    

 

       

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Civilisation des tumulus - âge du bronze

   

Armorique

  

2000 ans av. J.C : Le bronze commence à être utilisé

A partir de cette date, les Armoricains développent une véritable industrie concernant les métaux, non seulement le bronze, mais aussi le cuivre et l'or. Le cuivre est présent en Armorique mais il faut souvent l'importer du Sud-Ouest de la Grande-Bretagne (Cornouaille, Wessex). L'étain, qui intervient dans la fabrication du bronze (alliage d'étain et de cuivre) est un minéral abondant en Armorique. La civilisation de cette époque figure parmi les plus originales d'Europe.   

  

1700 ans av. J.C. : Civilisation des tumulus. Les tumulus sont des tertres volumineux de pierre ou de terre qui recouvrent une sépulture individuelle. Ils ont en moyenne cinq mètres de hauteur pour vingt à trente mètres de diamètre.

  

1400 ans av. J.C. : Bronze moyen, grands ateliers de fonderie.

  

1200 ans av. J.C. : Des haches à talons fabriquées en série sont exportées jusque dans les Alpes.

  

1000 ans av. J.C. : Bronze final : période des haches monétaires i.e. des haches à douille trop riches en plomb pour jouer le rôle d'outil ont dû jouer le rôle de monnaie primitive. 

  

900 ans av. J.C. : Climat plus froid et pluvieux.

   

800 ans av. J.C. : Epoque des champs d'urnes (les morts sont incinérés).

   

 

    

 

  

   

Plestin et sa région

  

Dans la région, la civilisation de l'âge du bronze est très présente à Ploumilliau et à Botsorhel (découverte d'un poignard en bronze dans un tumulus).

  

Civilisation des tumulus : 

Les chefs guerriers et les princesses y étaient enterrés avec leurs armes et objets précieux. 

Dans la région, les tumulus de Runmedon à Ploumilliau et celui de Porz ar Saoz à Trémel ont des caractéristiques voisines (hauteur de l'ordre de cinq mètres, diamètre d'environ vingt-cinq mètres). 

De nombreux objets y ont été retrouvés. Près du tumulus du Roudoulu, ont été trouvés deux objets d'orfèvrerie : un vase-gobelet (douze centimètres de haut pour dix centimètres de large) et une cuiller en or (exemplaire unique). Le vase-gobelet est identique par sa fabrication à un vase-gobelet du tumulus de Saint Adrien en Bourbriac et identique à des vases précieux du Sud-Ouest de la Grande-Bretagne (ce qui montre qu'il pouvait exister des liens par mer déjà à l'âge des métaux).

  

1800 ans av. J.C. : La tombe-coffre découverte dans la presqu'île de l'Armorique, près de Kervigné, celle d'une jeune femme : la jeune femme de Kervigné, la première plestinaise connue. 

   

800 ans à 700 ans av. J.C. : à Plestin, au Rest-Menou, des haches à douilles armoricaines ont été découvertes.

 

 

       

Pour plus d'information retourner vers le Haut de page et cliquer sur "Tumulus, âge du bronze".

       

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Armorique celtique

   

Armorique

  

600 - 500 ans av. J.C.  Les Celtes, venus d'Europe Centrale (Bohême, Anatolie ?) se répandent en Europe, à l'Ouest et au Sud. A l'Ouest, la colonisation s'achève vers 300 ans av. J.C (Gaule, Ibérie, Iles Britannique). 

Leur puissance repose sur l'usage du fer et du cheval. 

  

Métallurgistes, charpentiers... les Celtes savent aussi travailler l'argile. 

Agriculteurs, ils récoltent les céréales, le lin... et pratiquent l'élevage (boeufs, porcs...).

Ils créent une unité culturelle dont la musique reste encore aujourd'hui un témoignage vivant. 

      

400 ans av. J.C. : Second âge du fer, matériau sans concurrence pour fabriquer armes et outils. 

     

Les peuples qui se partagent l'Armorique sont les Osismes à l'Ouest, les Vénètes au Sud-Ouest, les Namnètes au Sud, les Coriosolites au Nord-Est et les Riédones plus à l'Est.

   

Ils édifient des oppidum : forteresses avec grands retranchements en pierre renforcés de poutres en bois qui abritent des habitations, des ateliers et des garnisons. Religion (druides) et poésie (bardes) font partie du quotidien des Celtes  

  

L'artisanat est très présent (fer, bois, verre, tissu, argile...) de même que l'agriculture (céréales, légumineuses, lin) et l'élevage (boeufs, porcs, volailles). Le commerce se développe. Les Vénètes frappent des pièces d'or, ils sont imités par leurs voisins. 

  

 

    

 

  

   

Plestin et sa région

   

Les monnaies armoricaines retrouvées à Plestin, frappées dans un alliage d'or, d'argent et de cuivre ont été émises par les Osismes (Ier siècle avant J.C.) dont le territoire couvre la moitié Ouest des Côtes d'Armor et le Finistère.

  

La stèle du Peulven indique la présence d'une nécropole, d'un petit cimetière d'urnes funéraires.

  

Dans la région : 

  

La grande forteresse avec rempart (oppidum) du Coz-Yaudet qui a connu son développement le plus important deux siècles avant notre ère.

  

Les poteries découvertes à Plouégat-Moysan émanant d'une vaste cave de conservation de produits alimentaires ; également, une coupe décorée d'arceaux en pointillés et de motifs estampés.

  

 

       

Pour plus d'information, retourner vers le Haut de page et cliquer sur "Armorique celtique".

   

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Armorique Gallo-Romaine

   

Armorique

  

56 ans av. J.C : Défaite navale des Vénètes face aux romains de César.

  

52 ans av. J.C : Les tribus armoricaines participent à la révolte de Vercingétorix à Alésia.

Conquête de la Gaule par les romains.

  

Début de notre ère (naissance de J.C.) : Romanisation, l'occupation des Romains va durer cinq siècles. Trois siècles d'une paix relative en Armorique, de "protection" militaire suivie de deux siècles de crises et invasions.

  

45-46 de notre ère : Première borne militaire romaine connue en Armorique (Kerscao en Kernilis).

  

50-80 : Création des villes et du réseau routier romain.

  

220 - 230 : Période de troubles.

  

273-275 : L'Armorique participe à l'Empire gallo-romain de Tétricus.

  

Vers 350 : Première arrivée des bretons insulaires.

      

 

        

 

  

   

Plestin et sa région

  

Les thermes du Hogolo datent du Ier au IVe siècle après J.C. : construit vers le début du Ier siècle, l'édifice n'a cessé d'évoluer, pour atteindre son extension maximale au IIe siècle.  

A la fin du IIIe siècle ou au début du IVe, il est démoli.

   

La lieue de grève constitue un tronçon de la voie romaine Le Yaudet-Morlaix. Ce tronçon passe notamment devant le site qui sera choisi beaucoup plus tard pour ériger la chapelle Saint Efflam. 

Une deuxième voie vers Morlaix, située plus au Sud, est construite en parallèle à partir de la vallée du Yar non loin du Grand Rocher, tandis qu'une troisième voie, Nord-Sud cette fois, relie le site du Hogolo à Carhaix.

   

Construction de villas au carrefour des voies sur le site actuel de Plestin (bourg).

  

Constructions de temples (Coz Ilis), de fortifications...

  

 

      

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Migration des bretons

   

Armorique

  

Déferlement des hordes franques sur la Gaule. 

  

Dès la fin du Ve siècle, les bretons (des Iles Britanniques) sont refoulés par les Angles et les Saxons vers le Pays de Galles et la Cornouaille, et enfin vers la Bretagne, où ils s'établissent très progressivement.

  

461 : Mansuetus, évêque des Bretons armoricains au concile de Tours.

  

500 : l'Armorique compte 200000 à 300000 habitants.

  

Vers 550 : Révolte du chef breton Chanao contre les Francs.

  

578-590 : Révolte du chef vannetais Waraok.

  

En 630, traité de paix entre le prince breton Judicaël et Dagobert, roi des Francs.

  

Fin du VIIe siècle : Mise en place d'une Eglise de type celtique en Bretagne.

    

L'Armorique est devenue "Bretagne". 

     

 

   

 

   

   

Plestin et sa région

  

Arrivée de saint Efflam et de ses sept compagnons sur la Lieue de Grève, suivie, un peu plus tard par l'arrivée d'Enora (Yaudet). Les saints s'installent dans des ermitages.

   

Evangélisation de la région de Plestin. 

 

La croix de mi-lieue de grève est érigée. Elle sert de repère aux voyageurs qui s'aventurent à marée basse sur un parcours dangereux quand la mer monte.

   

 

    

A compléter.

    

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 Royaume breton

   

Bretagne

  

753 : Reconquête du Vannetais par les Francs.

  

818-824 : Révolte de Morvan Lez Breizh puis de Guilhomarc'h contre les Francs de Louis le Pieux.

  

845 : Nominoë vainqueur des Francs à Ballon.

Nominoë se proclame Roi des Bretons après avoir vaincu Charles le Chauve

  

857 : Salomon (Salaun) roi des Bretons.

  

La fin du  IXe siècle voit des envahisseurs venus du froid, les terribles vikings, piller et saccager la Bretagne.

  

888-909 : Règne d'Alain le Grand.

    

 

             

A compléter.

  

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Bretagne des seigneurs

  

Bretagne

  

937 : Alain Barbetort établit le duché de Bretagne.

  

958-992 : Rivalités entre les Maisons de Rennes et de Nantes.

  

992-1066 : Règne de la Maison de Rennes.

  

1066-1158 : Règne de la Maison de Cornouailles. 

  

1166 : Henri II Plantagenet contrôle la Bretagne.

  

1213 : Le capétien Pierre Mauclerc devient Duc de Bretagne.

  

 

   

 

    

   

Plestin et sa région

  

Le Trégor compte une multitude de seigneurs et de chefs de guerre féodaux. 

  

C'est aussi l'époque des châteaux de terre et des constructions en bois. 

  

Les témoignages de l'art roman restent rares.

  

1203 : Mort de saint Yves Héloury.

  

 

     

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Bretagne des ducs

   

 Bretagne

  

La guerre de succession du Duché de Bretagne débute en 1341 (1341-1365).

  

1365-1524 : Règne de la Maison des Monfort.

  

1399-1442 : Règne long et prospère de Jean V

  

En 1488, les armées françaises écrasent les bretons, défaite des troupes ducales de François II à Saint Aubin du Cormier.

  

1491 : La Duchesse Anne accepte d'épouser le roi de France Charles VII.

  

1532 : Acte d'union entre la Bretagne et la France. La Bretagne devient une province française. 

  

1554 : Création du parlement de Bretagne.

  

 

       

 

   

   

Plestin et sa région

  

Even de Begaignon (1309-1378), recteur de Plestin (1339), devient évêque de Tréguier puis Cardinal, et enfin, est  appelé à Rome.

  

Développement des constructions en pierre sculptées. 

  

Au XVe siècle, de nombreux châteaux et manoirs, des églises et des chapelles sont bâties dans le pays de Plestin (Lézormel, Lesmaes (1480)...  Saint-Jagut (1498)...). 

Plestin-les-Grèves s'appelait encore Plestin et Plouégat-Guérand s'appelait alors Plouégat-Gallon. 

A cette époque, la division administrative entre Côtes d'Armor et Finistère n'existait pas (elle fut créée en 1790), et les deux communes faisaient partie du Tréguier i.e. du Trégor. 

    

 

             

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Bretagne : province française

  

Bretagne

  

1589-1599 : Guerre de la ligue. Révolte du Duc de Mercoeur.

  

1675 : Révolte dite "du papier timbré".

  

1718 : Complot de Pontcallec.

  

1764-1774 : Rébellion du Parlement de Bretagne.

  

1789 : Abolition des privilèges, suppression de la province.

  

1793-1799 : Chouannerie.

  

1804 : Conspiration de Cadoudal.

   

 

   

     

 

   

   

Plestin et sa région

  

Au XVIe siècle, le Moyen-âge s'évanouit, un autre monde commence.   

La noblesse terrienne n'ayant plus de rôle militaire, elle perd sa principale raison d'être. Certes, les privilèges acquis ne lui sont pas retirés, mais personne ne se soucie ensuite de les revaloriser.

Pendant trois siècles les seigneurs utilisent des expédients divers : les charges, les bénéfices, et surtout les alliances pour équilibrer un revenu à peu près constants et des besoins croissant. 

Une à une, les petites seigneuries disparaissent. Seules quelques unes, absorbant les autres, parvenant à se maintenir plus longtemps, au moins jusqu'à la révolution...

     

   

  Fin du XVIe siècle 

     

L'horizon politique était trouble. Après l'assassinat du duc de Guise à Blois, le roi Henri III tombait à son tour sous le poignard de Jacques Clément et la France pouvait alors devenir un royaume huguenot. La "Sainte Union" dirigée par le duc de Mayenne prit brusquement plus d'importance en Bretagne, le gouverneur, duc de Mercoeur, étant une de ses têtes. Mayenne, appelant ouvertement à la révolte, avait créé à Paris le "Conseil National de la Sainte Union" qui visait à gouverner la France. Il avait invité les villes et les provinces à créer des organismes du même genre hiérarchiquement subordonnés au Conseil National. Morlaix entendit cet appel et créa dès septembre 1589 la "Chambre du Conseil de l'Union". Lannion resta hésitant : le pouvoir royal était en effet représenté par les solides garnisons des forteresses de Coatfrec et Tonquédec, ce qui rendait la rébellion plus difficile. Les paroisses du Trégor, jusqu'à Plestin incluse, se rallièrent à l'autorité de Morlaix.

   

Fin 1589, alors que François de Goësbriand, seigneur du Plessix-Eon, en Plufur, capitaine royaliste, traversait le territoire de la paroisse à la tête d'une troupe assez importante, les gentil-hommes du pays l'arrêtèrent et l'enfermèrent dans la tour de l'église ; il retrouva sa liberté en promettant de ne pas porter les armes contre Plestin, Morlaix et les paroisses alliées.

 

Pendant l'hiver 1590, on vit défiler à Morlaix la plupart des nobles du Trégor qui venaient jurer l'Union : le seigneur de Coatcarric, le seigneur de Coatromarc'h, le seigneur de la Rivière et ses fils, le seigneur de Kermabusson...

Placé à la frontière du pays ligueur, Plestin se devait d'avoir une milice. Elle eut le malheur de rencontrer en terrain découvert, sur la lieue de grève, un raid de soudards de Tonquédec. La conséquence : un massacre.

Pour les soudards royaux, Plestin est le pays ennemi, donc bon à piller : nouveau massacre le 3 juillet entre la lande de Breffes et le bourg de Plestin, près du Mac'hallac'h. Dix-sept maisons sont brûlées. Quatre  jours plus tard, une trentaine de maison flambent. La guerre apporte la famine, les pauvres n'ayant pour refuge que les buissons où ils subsistaient tant bien que mal et finissaient souvent par mourir. 

On dit même que les loups les trouvant morts, ils s'accoutumèrent ainsi à la chair humaine si bien qu'ensuite, pendant sept à huit ans, ils attaquèrent les hommes même armés et personne n'osait aller seul.

 

Cependant la situation politique évoluait. Le roi s'était se convertit au catholicisme le 25 juillet 1593 et la rébellion perdait son meilleur motif, chacun désirait la paix. En 1594, la maréchal d'Aumont reçut du roi la mission d'en finir : il partit du Nord de la Bretagne, prit Guingamp et la château de Ploumanac'h et marcha sur Morlaix. La ville fut soumise aussitôt, la garnison ligueuse tînt cependant jusqu'au 22 septembre.

 

    

XVIIe siècle

   

Après la fin des guerres de religion, le roi Henri s'attache à donner à la France l'ère de paix dont elle a besoin. Une période de calme et de prospérité s'en même si les ruines sont nombreuses. 

  

A Plestin, le nombre des seigneuries a considérablement diminué. Toutes les terres "nobles" demeurent avec leurs droits et leurs privilèges inchangés, mais elles sont regroupées entre les mains de quelques seigneurs. 

  

Les anciens manoirs deviennent progressivement des fermes, souvent au grand dommage des beautés architecturales faute d'entretien. Par exemple, les textes de cette époque ne mentionnent plus les seigneurs du Porzou ni de Kermabusson. 

   

Il y a principalement Lesmaes et Lesormel ainsi que Trébriant. Face de Lesormel, sur l'autre rive du Douron, Kerhallon n'est plus qu'une ferme, la seule seigneurie importante de Plouégat est le Guérand.

   

   

Toutes les familles étaient liées par des liens de parenté plus ou moins enchevêtrés et également par des liens de vassalité au moins aussi complexes. 

Chaque terre conformément à la Coutume, n'a qu'un seigneur, mais chaque seigneur a plusieurs terres qui dépendent de suzerains différents. Les mariages et héritages entraînent des morcellements et des transferts de propriété si bien qu'il n'est pas rare de voir deux gentils-hommes se devoir réciproquement "foy et hommage" pour des "convenants" qu'ils possèdent chacun dans la "mouvance" de l'autre.

Les vassaux sont toujours "sujets à la cour" du seigneur, c'est-à-dire sous sa juridiction théorique. Les greffiers (Lesormel, Lesmaes...) ont qualité pour enregistrer les actes, les plaintes, les transactions sachant que les problèmes d'importance sont  portés devant les cours royales. La tenue d'hommage n'est qu'un souvenir et il ne reste que, avec une taxe assez mince, la formalité de l'"aveu". 

   

   

Le 27 novembre 1607 est jour de grande fête dans la paroisse de Plestin. Le clocher s'orne de quatre cloches neuves qui sont  baptisées Guillaume, Marie-Anne, Louise et Marie. Les parrains et marraines sont le seigneur et la dame les plus en vue de la paroisse. D'autres notables et de nombreux ecclésiastiques cosignent l'acte.

  

Malgré tout, la vie de la noblesse provinciale de l'époque est assez difficile quand les revenus dépendent essentiellement des terres et, peu à peu, au fil des années, certains châteaux s'installent dans un cycle d'appauvrissement ; les bâtiments se délabrent.

    

 

      

          

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Une région française parmi d'autres

  

Bretagne

  

1839 : Publication du Barzaz Breizh de la Villemarqué.

   

1886 : Gauguin à Pont Aven.

  

1914-1918 : première guerre mondiale, 130 000 bretons tués.

  

1941 : la Loire inférieure est rattachée aux Pays de Loire.

  

1939-1945 : deuxième guerre mondiale, occupation allemande.

  

 

           

A compléter.

   

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Après-guerre : un nouveau dynamisme

  

Bretagne

  

1950 : Fondation du CELIB.

  

Années 1950 : Décollage économique (téléphone, électronique, agro-alimentaire...) et renouveau de la culture bretonne. Développement des cercles celtiques et des bagadou. 

  

1976 : Création des écoles en langue bretonne Diwan.

  

A partir de 1990 : Nouvelle étape dans l'affirmation de la culture et de l'identité bretonne. Festival Interceltique de Lorient, succès artistiques de Dan ar Braz, Didier Squiban, Denez Prigent... 

  

 

   

A compléter.

      

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 du Ve au VIIe siècle 

   

Déferlement des hordes franques sur la Gaule. 

Dès la fin du Ve siècle, les bretons sont refoulés par les Angles et les Saxons vers le Pays de Galles et la Cornouaille, et enfin vers la Bretagne, où ils s'établissent très progressivement. 

En 630, traité de paix entre le prince breton Judicaël et Dagobert, roi des Francs.

   

A Plestin : 

- Arrivée de saint Efflam et de ses sept compagnons.

- La croix de mi-lieue de grève est érigée et sert de repère aux voyageurs qui s'aventurent à marée basse sur un parcours dangereux quand la mer monte. 

    

A compléter.

   

   

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 VIIIe et IXe siècles 

    

Nombreuses révoltes des Bretons contre les Francs.

Le IXe siècle voit des envahisseurs venus du froid, les terribles vikings, piller et saccager la Bretagne.

En 845, Nominoë se proclame Roi des Bretons après avoir vaincu Charles le Chauve.

   

A compléter.

  

     

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  du Xe au XIVe siècle 

    

Le Trégor compte une multitude de seigneurs et de chefs de guerre féodaux. C'est aussi l'époque des châteaux de terre et des constructions en bois. Les témoignages de l'art roman restent rares. 

Au XIIe siècle (1166), Henri II Plantagenet contrôle la Bretagne.

La guerre de succession du Duché de Bretagne débute en 1341 (1341-1365).

  

A Plestin :

- Even de Begaignon (1309-1378), recteur de Plestin (1339), devient évêque de Tréguier puis Cardinal, et enfin, est  appelé à Rome. 

    

A compléter.

       

    

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 du XVe au XVIIe siècle 

   

En 1488, les armées françaises écrasent les bretons. La duchesse Anne apporte la Bretagne en cadeau de mariage. La Bretagne devient une province française (acte d'union de 1532).

  

A Plestin : 

- Développement des constructions en pierre sculptées. De nombreux châteaux et manoirs, des églises et des chapelles sont bâties dans le pays de Plestin : Lézormel, Lesmaes...  Saint-Jagut (voir la page "Eglise et chapelles")...).

- Petit port de pêche, Toul an Hery devient un port de commerce à l'époque ducale. Au XVIIe siècle, c'est un lieu d'exportation de toiles de lin et d'orge vers la Grande-Bretagne et la péninsule ibérique. La culture du lin et la fabrique de toiles apportent la prospérité aux propriétaires des terres de la région et aux armateurs, cette activité entraînant un commerce enrichissant. Répartis sur les rives gauche (Finistère) et droite (Côtes d'Armor), les châteaux de Kergadiou et de l'Ile Blanche, les manoirs de la Tour d'Argent, du Petit Locrénan, du Puill et de Beauport témoignent de cette époque florissante.

     

A compléter.

    

     

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 XVIIIe et XIXe siècles 

      

A Plestin (XVIIIe) :

- A l'époque de la révolution, il n'y a presque plus de châtelains dans le pays. Familles éteintes, terres échues en héritage à des propriétaires qui les louaient et dont on ne voyait que les régisseurs et les notaires... Les campagnes étaient désertées par l'aristocratie. il ne reste à Plestin que trois familles nobles : les du Trévou, les Bizien du Lézard seigneurs de La Haye et les Cognets de Correc. A Plouégat, il y avait un marquis du Guérand.

- La constitution civile du clergé était votée : le 6 février 1791 après la grand messe, eut lieu la présentation solennelle de serment en présence du maire et des officiers municipaux (dont Vincent du Trévou). Le recteur de Plestin, Monsieur Rouat prêta le serment ainsi qu'un ou deux prêtres, la plupart des vicaires refusèrent. Au mois d'octobre, il y eut rupture complète entre les assermentés et les réfractaires qui, peu après, durent se cacher.

- Le 23 janvier 1792, la municipalité dressait la liste des édifices consacrés au culte : l'église paroissiale et les chapelles. Les chapelles suivantes devaient être conservées : Saint Efflam, Saint Sébastien, Saint Yves, Saint Jagut, Saint Maurice. Saint Jagut et Sainte Anne étaient mentionnées en tant que "chapelles de maison". L'année suivante, en mars 1793, les gouverneurs de toutes les chapelles durent rendre leurs comptes au greffier de la municipalité.

- En décembre de la même année (27 frimaire an II), deux ouvriers furent chargés de faire disparaître les armoiries de l'église et des chapelles. Cette même année on descendit les cloches et on brûla les titres féodaux de Lesmaes. 

- Plusieurs personnes furent emprisonnées à Lannion : Vincent du Trévou, son fils Charles ainsi que son épouse, les demoiselles de Bizien. Le recteur de Plestin dut déposer ses lettres de prêtrise (il reprit ensuite son ministère lorsque ce fut possible). Monsieur de Kerjean et sa famille voulurent émigrer, en vain. Ils réussirent néamoins à franchir sans malheur irrémédiable cette période agitée et se retrouvèrent après la Terreur ayant sauvé leurs vies et leurs biens.

- A la chute de Robespierre (juillet 1794), le clergé constitutionnel reprit progressivement son ministère à partir de février 1795 (ventose an III). 

- La culture du lin et la fabrique de toiles continuent à apporter la prospérité aux propriétaires des terres de la région et aux armateurs, cette activité entraîne un commerce enrichissant jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. Jusqu'à la fin du XIXe siècle, le port de Toul an Hery accueille annuellement près d'une centaine de navires, sloops, goélettes ou autres gabarres, chargeant ou déchargeant des céréales, du charbon... Le port abrite une dizaine de barques de pêche.

A Plestin (XVIIIe) :

- Les révolutions de 1830 et de 1848 réveillèrent les anciennes querelles politiques. Il en résulta quelques troubles qui incitèrent le maire à réclamer l'établissement à Plestin d'une demi-brigade de gendarmerie.

- Plestin, ancienne paroisse primitive, ne formait d'abord qu'une seule commune avec Trémel, qui en est détaché par la loi du 30 août 1838.

- D'une façon générale, au XIXe siècle, la commune connut un calme qui facilita son développement économique : les terres étaient travaillées avec soin, les vingt-sept moulins, dont deux à vent, tournent à plein temps, les port de Toul an Hery expédie des produits du canton à Lannion, Tréguier, Morlaix et Bordeaux.  Deux brigades de douaniers y sont implantés : une brigade volante au bourg et une brigade sédentaire à Toul an Hery (trois lieutenants, un sous-lieutenant, dix préposés).   

- Le nom de Plestin est changé en celui de Plestin-les-Grèves par le décret du 7 juillet 1884.

 

  

A compléter.

      

 

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 XXe siècle 

       

A Plestin : 

- Saint Efflam devient au début du siècle un lieu touristique très prisé. En effet, avec le développement du Chemin de fer et de l'automobile, puis plus tard, à l'introduction des congés payés, les vacanciers viennent de plus en plus nombreux. Saint Efflam se développe et la bande de terre entre la plage et les collines avoisinantes se couvre peu à peu de villas à l'architecture variée, certaines étant assez originales. 

- Après la première guerre mondiale, le port de Toul an Hery cesse toute activité et prend vite l'aspect qu'il a aujourd'hui : un port envasé, un quai abandonné. Au fil des ans, avec le développement progressif de la navigation de plaisance à partir des années soixante-dix, les plaisanciers viennent s'y mettre à l'abri.

- Le pont chevauchant Le Douron est construit en 1934 après de multiples requêtes des habitants. Auparavant, chaque année, des milliers de personnes traversaient le gué à pied ou en charrette à marée basse ou dans la barque du passeur quand la marée est haute.

- La croix de mi-lieue de grève est détruite lors du débarquement anglo-américain de 1994. Sa restauration a été achevée en 1993 par les soins du Centre Culturel de Plestin. 

    

A compléter.

       

        

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