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Références
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"Patrimoines
et histoire du pays de Plestin" de J. Boutouiller (Centre
culturel de Plestin - 2002) ; "Une
presqu'île en Bretagne, Locquirec" de R. Le Deunff Imprimerie
de Bretagne à Morlaix 2003. "Histoire de la Bretagne" par A. Chédeville aux Editions
Ouest-France, "La grande épopée des celtes" revue Historia de mars
2004; "Le
monde celtique" de P. Galliou Les universels Gisserot (1999).
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L'inventaire
historique et patrimonial
La
description de plus de 300 000 ans d'histoire :
une
remontée vertigineuse dans le temps.
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Age
de la pierre taillée
Armorique
Des
premiers groupes humains parcourent la Bretagne déjà depuis 700 000 ans
av. J.C.
L'âge
de la pierre taillée s'étend de 700 000 ans à 100 000 ans av. J.C.
100
000 ans av. J.C. voit l'apparition de l'Homo Sapiens Sapiens
possédant un cerveau et des capacités intellectuelles semblables aux nôtres :
un enfant de cette époque naissant aujourd'hui serait en mesure de profiter
pleinement de l'éducation du XXIe siècle et rien ne pourrait le
différencier de nous, pas
même son aspect physique.
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Plestin
et sa région
Les premières traces d'occupation
humaine à Plestin datent de l'âge de la pierre taillée (300 000 ans av.
J.C.).
Au
Toulinet, le préhistorien Pierre-Roland Giot a découvert deux outils en
quartz sommairement retouchés : un galet éclaté et un biface du
paléolithique inférieur. Ils constituent deux indices de cette époque
où les chasseurs et cueilleurs nomades construisent des huttes à l'aide
de branches et de peaux de bêtes.
Le climat est glacial, le cheval et le
cerf voisinent avec le bison et le mammouth.
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Civilisation
du mésolithique
Armorique
10 000
ans av. J.C. : amorce d'un lent réchauffement continu du climat accompagné d'une remontée du niveau des eaux
marines (le dernier refroidissement date de 18 000 ans av. J.C).
Les
premières sépultures retrouvées en Bretagne datent de cette époque.
8000
ans av. J.C :
Apparition des forêts de bouleaux puis de pins.
7000
ans av. J.C. :L'Armorique compte quelques milliers de chasseurs avec leurs chiens.
Certaines populations vivent de la chasse (à l'arc) de cerfs et de
sangliers.
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Plestin
et sa région
Forêts,
prairies, landes, rivières, bord de mer... A Plestin plus qu'ailleurs, il
est facile d'imaginer le décor. La
région voit très certainement le passage de groupes de chasseurs
traquant les cerfs et les sangliers..
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Age
de la pierre polie,
civilisation
des mégalithes
Armorique
5000
ans av. J.C. :
Certaines populations se sédentarisent, après l'élevage, l'agriculture fait son
apparition (la forêt commence à être défrichée). Le passage de la vie
de chasseur à celle de cultivateur (et cultivateur-pêcheur dans notre
région) amène l'homme à construire des villages, à domestiquer des
animaux, inventer des outils pour cultiver la terre et produire des
poteries pour assurer une meilleure conservation de la nourriture. L'âge de la pierre polie
(Néolithique) commence.
Elévation
de pierres, les mégalithes, sous la forme de dolmens et de cairns.
Construction du cairn de Barnenez (vers 4700 av. J.C. ). Il s'agit des architectures
durables les plus vieilles du monde (2000 ans avant l'Egypte).
4000
ans av. J.C. :
le réchauffement du climat s'accélère, montée rapide de la mer
(de près de trente mètres).
Production des haches en pierre polie, dont certains sont exportées
vers les îles britanniques et la vallée du Rhône. Le commerce
apparaît, les guerres aussi.
3000
ans av. J.C. :
50000 à 100000 habitants en Armorique.
Période des allées couvertes qui
servent de sépulture à tout un groupe. Elles portent des sculptures.
C'est aussi l'époque des pierres levées : les menhirs soit isolés, soit
alignés (Carnac) ou encore en cercle (cromlech). Civilisation des vases campaniformes (forme de
cloches).
2500 ans
av. J.C. :
utilisation de l'or présent dans les alluvions des rivières
ou sur certaines plages (Pors Mellec à Plestin) pour la décoration
d'objets de prestige.
2000
ans av. J.C. :
le bronze commence à être utilisé.
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Plestin
et sa région
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Embouchure
du Douron
Le
bord de mer, en particulier les embouchures et abers constituent des
endroits naturels pour établir les abris et villages. L'embouchure
des rivières de la région, notamment celle du Douron détiennent
des ressources précieuses : la mer et ses produits sont
accessibles, l'eau douce est disponible et la terre alluvionnaire se
prête bien à la culture.
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Découverte
de haches et d'outils en pierre polie, trouvés en nombre. Ce sont surtout
des haches en dolérite de Plussulien près de Corlay (pierre au
grain très fin ayant des propriétés exceptionnelles). L'atelier de
Plussulien a fonctionné de 4300 ans à 2000 ans av. J.C. et a exporté près
de trois millions d'outils en pierre polie sous formes d'ébauches
semi-finies.
Des
objets décorés à l'or ont été découverts à Ploumilliau et à
Trémel. Plusieurs
menhirs isolés dans la région : Trédrez, Trémel. D'autres ont été
redécouverts à Plestin (Pont-Blanc) à Saint-Michel-en-Grève ou ont
disparu (Trémel, Plestin).
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A
voir absolument
dans la région (baie de Morlaix) :
le cairn de Barnenez
(70 mètres de long et 20 mètres
de large) qui est composé de deux ensembles de pierres recouvrant onze
dolmens.
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Civilisation
des tumulus - âge du bronze
Armorique
2000 ans
av. J.C : Le bronze commence à être utilisé A
partir de cette date, les Armoricains développent une véritable industrie
concernant les métaux, non seulement le bronze, mais aussi le cuivre et
l'or. Le cuivre est présent en Armorique mais il faut souvent l'importer
du Sud-Ouest de la Grande-Bretagne (Cornouaille, Wessex). L'étain, qui
intervient dans la fabrication du bronze (alliage d'étain et de cuivre)
est un minéral abondant en Armorique. La civilisation de cette époque
figure parmi les plus originales d'Europe.
1700
ans av. J.C. : Civilisation des tumulus. Les
tumulus sont des tertres volumineux de pierre ou de terre qui recouvrent
une sépulture individuelle. Ils ont en moyenne cinq mètres de hauteur
pour vingt à trente mètres de diamètre. 1400
ans av. J.C. : Bronze moyen, grands ateliers de fonderie. 1200
ans av. J.C. : Des haches à talons fabriquées en série sont exportées jusque
dans les Alpes. 1000
ans av. J.C. : Bronze final : période des haches monétaires i.e. des haches à
douille trop riches en plomb pour jouer le rôle d'outil ont dû jouer le
rôle de monnaie primitive. 900
ans av. J.C. : Climat plus froid et pluvieux.
800
ans av. J.C. :
Epoque des champs d'urnes (les morts sont incinérés).
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Plestin
et sa région
Dans la région, la civilisation de l'âge du bronze est très présente
à Ploumilliau et à Botsorhel (découverte d'un poignard en bronze dans
un tumulus).
Civilisation
des tumulus :
Les chefs guerriers et les princesses y étaient enterrés avec
leurs armes et objets précieux.
Dans la région, les tumulus de Runmedon
à Ploumilliau et celui de Porz ar Saoz à Trémel ont des
caractéristiques voisines (hauteur de l'ordre de cinq mètres, diamètre
d'environ vingt-cinq mètres).
De nombreux objets y ont été retrouvés. Près du tumulus du Roudoulu, ont été
trouvés deux objets d'orfèvrerie : un vase-gobelet (douze centimètres
de haut pour dix centimètres de large) et une cuiller en or (exemplaire
unique). Le vase-gobelet est identique par sa fabrication à un
vase-gobelet du tumulus de Saint Adrien en Bourbriac et identique à des
vases précieux du Sud-Ouest de la Grande-Bretagne (ce qui montre qu'il
pouvait exister des liens par mer déjà à l'âge des métaux).
1800
ans av. J.C. : La tombe-coffre découverte dans la presqu'île de
l'Armorique, près de Kervigné, celle d'une jeune femme : la jeune femme de Kervigné,
la première
plestinaise connue.
800 ans à
700 ans av. J.C. : à Plestin, au Rest-Menou, des haches à douilles
armoricaines ont été découvertes.
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Pour
plus d'information retourner vers le Haut de page et cliquer sur "Tumulus,
âge du bronze".
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Armorique
celtique
Armorique
600
- 500 ans av. J.C. Les Celtes, venus d'Europe Centrale (Bohême,
Anatolie ?) se répandent en Europe, à l'Ouest et au Sud. A l'Ouest, la
colonisation s'achève vers 300 ans av. J.C (Gaule, Ibérie, Iles
Britannique).
Leur
puissance repose sur l'usage du fer et du cheval. Métallurgistes,
charpentiers... les Celtes savent aussi travailler l'argile. Agriculteurs,
ils récoltent les céréales, le lin... et pratiquent l'élevage (boeufs,
porcs...). Ils
créent une unité culturelle dont la musique reste encore
aujourd'hui un témoignage vivant.
400
ans av. J.C. :
Second âge du fer, matériau sans concurrence pour fabriquer armes
et outils.
Les
peuples qui se partagent l'Armorique sont les Osismes à l'Ouest, les
Vénètes au Sud-Ouest, les Namnètes au Sud, les Coriosolites au Nord-Est
et les Riédones plus à l'Est.
Ils
édifient des oppidum : forteresses avec grands retranchements en pierre renforcés de poutres en
bois qui abritent des habitations, des ateliers et des garnisons. Religion
(druides) et poésie (bardes) font partie du quotidien des
Celtes
L'artisanat
est très présent (fer, bois, verre, tissu, argile...) de même que
l'agriculture (céréales, légumineuses, lin) et l'élevage (boeufs,
porcs, volailles). Le commerce se développe. Les Vénètes frappent des pièces d'or, ils sont imités par leurs
voisins.
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Plestin
et sa région
Les
monnaies armoricaines retrouvées à Plestin, frappées dans un alliage
d'or, d'argent et de cuivre ont été émises par les Osismes
(Ier siècle avant J.C.) dont le territoire couvre la moitié Ouest des
Côtes d'Armor et le Finistère.
La
stèle du Peulven indique la présence d'une nécropole, d'un petit
cimetière d'urnes funéraires.
Dans
la région :
La
grande forteresse avec rempart (oppidum) du Coz-Yaudet qui a connu son
développement le plus important deux siècles avant notre ère.
Les
poteries découvertes à Plouégat-Moysan émanant d'une vaste cave de
conservation de produits alimentaires ; également, une coupe décorée
d'arceaux en pointillés et de motifs estampés.
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Pour
plus d'information, retourner vers le Haut de page et cliquer sur
"Armorique
celtique".
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Armorique
Gallo-Romaine
Armorique
56
ans av. J.C :
Défaite navale des Vénètes face aux romains de César.
52
ans av. J.C : Les tribus armoricaines participent à la révolte de Vercingétorix
à Alésia. Conquête de la Gaule par les
romains.
Début
de notre ère (naissance de J.C.) : Romanisation, l'occupation des
Romains va durer
cinq siècles. Trois siècles d'une paix relative en Armorique, de
"protection"
militaire suivie de deux siècles de crises et invasions.
45-46
de notre ère : Première borne militaire romaine connue en Armorique
(Kerscao en Kernilis).
50-80
: Création des villes et du réseau routier romain.
220
- 230 : Période de troubles.
273-275
: L'Armorique participe à l'Empire gallo-romain de
Tétricus.
Vers
350 : Première arrivée des bretons insulaires.
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Plestin
et sa région
Les
thermes du Hogolo datent du Ier au IVe siècle
après J.C. : construit vers le début du Ier siècle, l'édifice n'a cessé
d'évoluer, pour atteindre son extension maximale au IIe siècle.
A
la fin du IIIe siècle ou au début du IVe, il est démoli.
La lieue de grève constitue un tronçon de la voie romaine Le
Yaudet-Morlaix. Ce tronçon passe notamment devant le site qui sera
choisi beaucoup plus tard pour ériger la chapelle Saint Efflam.
Une deuxième voie vers Morlaix, située plus au Sud, est construite
en parallèle à partir de la vallée du Yar non loin du Grand
Rocher, tandis qu'une troisième voie, Nord-Sud cette fois, relie le
site du Hogolo à Carhaix.
Construction de villas au carrefour des voies sur le site actuel de
Plestin (bourg).
Constructions de temples (Coz Ilis), de fortifications...
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Pour
plus d'information, retourner vers le Haut de page puis cliquer sur "Epoque
gallo-romaine".
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Migration
des bretons
Armorique
Déferlement des hordes franques sur la Gaule.
Dès
la fin du Ve siècle, les bretons (des Iles Britanniques) sont refoulés par les Angles et les Saxons
vers le Pays de Galles et la Cornouaille, et enfin vers la Bretagne, où ils
s'établissent très progressivement.
461
: Mansuetus, évêque des Bretons armoricains au concile de Tours.
500
: l'Armorique compte 200000 à 300000 habitants.
Vers
550 : Révolte du chef breton Chanao contre les Francs.
578-590
: Révolte du chef vannetais Waraok.
En
630, traité de paix entre le prince breton Judicaël et Dagobert, roi des
Francs.
Fin
du VIIe siècle : Mise en place d'une Eglise de type celtique en Bretagne.
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L'Armorique
est devenue "Bretagne". |
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Plestin
et sa région
Arrivée de saint Efflam et de ses sept
compagnons sur la Lieue de Grève, suivie, un peu plus tard par l'arrivée
d'Enora (Yaudet). Les saints s'installent dans des ermitages.
Evangélisation
de la région de Plestin.
La croix de mi-lieue de grève est érigée. Elle sert de repère aux
voyageurs qui s'aventurent à marée basse sur un parcours dangereux
quand la mer monte.
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A
compléter.
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Royaume
breton
Bretagne
753
:
Reconquête du Vannetais par les Francs.
818-824
:
Révolte de Morvan Lez Breizh puis de Guilhomarc'h contre les Francs de
Louis le Pieux.
845
: Nominoë vainqueur des Francs à Ballon.
Nominoë se proclame Roi des Bretons après avoir vaincu Charles le
Chauve
857
:
Salomon (Salaun) roi des Bretons.
La
fin du IXe siècle
voit des envahisseurs venus du froid,
les terribles vikings, piller et saccager la Bretagne.
888-909
:
Règne d'Alain le Grand.
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|
A
compléter.
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Bretagne
des seigneurs
Bretagne
937
:
Alain Barbetort établit le duché de Bretagne.
958-992
:
Rivalités entre les Maisons de Rennes et de Nantes.
992-1066
:
Règne de la Maison de Rennes.
1066-1158
: Règne de la Maison de Cornouailles. 1166
: Henri II Plantagenet contrôle la Bretagne. 1213
:
Le capétien Pierre Mauclerc devient Duc de Bretagne.
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Plestin
et sa région
Le
Trégor compte une multitude de seigneurs et de chefs de guerre féodaux.
C'est aussi l'époque des châteaux de terre et des constructions en bois.
Les témoignages de l'art roman restent rares. 1203
: Mort de saint Yves
Héloury.
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Bretagne
des ducs
Bretagne
La
guerre de succession du Duché de Bretagne débute en 1341 (1341-1365).
1365-1524
:
Règne de la Maison des
Monfort.
1399-1442
:
Règne long et prospère de Jean V
En
1488, les armées françaises écrasent les bretons, défaite des troupes
ducales de François II à Saint Aubin du Cormier.
1491
:
La Duchesse Anne accepte d'épouser le roi de France Charles VII.
1532
:
Acte d'union entre la Bretagne et la France. La Bretagne devient une province
française.
1554
:
Création du parlement de Bretagne.
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Plestin
et sa région
Even
de Begaignon (1309-1378), recteur de Plestin (1339), devient évêque de
Tréguier puis Cardinal, et enfin, est appelé à Rome.
Développement
des constructions en pierre sculptées.
Au
XVe siècle, de nombreux châteaux et manoirs,
des églises et des chapelles sont bâties dans le pays de Plestin (Lézormel,
Lesmaes (1480)... Saint-Jagut (1498)...).
Plestin-les-Grèves s'appelait encore Plestin et Plouégat-Guérand
s'appelait alors Plouégat-Gallon.
A cette époque, la division
administrative entre Côtes d'Armor et Finistère n'existait pas (elle fut
créée en 1790), et les deux communes faisaient partie du Tréguier i.e.
du Trégor.
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Bretagne
: province française
Bretagne
1589-1599
: Guerre de la ligue. Révolte du Duc de Mercoeur.
1675
: Révolte dite "du papier timbré".
1718
: Complot de
Pontcallec.
1764-1774
: Rébellion du Parlement de Bretagne.
1789
: Abolition des privilèges, suppression de la province.
1793-1799
: Chouannerie.
1804
: Conspiration de Cadoudal.
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Plestin
et sa région
Au
XVIe siècle, le Moyen-âge s'évanouit, un autre monde commence.
La
noblesse terrienne n'ayant plus de rôle militaire, elle perd sa
principale raison d'être. Certes, les privilèges acquis ne lui sont
pas retirés, mais personne ne se soucie ensuite de les revaloriser.
Pendant
trois siècles les seigneurs utilisent des expédients divers :
les charges, les bénéfices, et surtout les alliances pour équilibrer un
revenu à peu près constants et des besoins croissant.
Une
à une, les petites seigneuries disparaissent. Seules quelques
unes, absorbant les autres, parvenant à se maintenir plus longtemps, au
moins jusqu'à la révolution...
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Fin du XVIe siècle
L'horizon
politique était trouble. Après l'assassinat du duc de Guise à
Blois, le roi Henri III tombait à son tour sous le poignard de
Jacques Clément et la France pouvait alors devenir un royaume
huguenot. La "Sainte Union" dirigée par le duc de Mayenne
prit brusquement plus d'importance en Bretagne, le gouverneur, duc
de Mercoeur, étant une de ses têtes. Mayenne, appelant ouvertement
à la révolte, avait créé à Paris le "Conseil National de
la Sainte Union" qui visait à gouverner la France. Il avait
invité les villes et les provinces à créer des organismes du même
genre hiérarchiquement subordonnés au Conseil National. Morlaix
entendit cet appel et créa dès septembre 1589 la "Chambre du
Conseil de l'Union". Lannion resta hésitant : le pouvoir royal
était en effet représenté par les solides garnisons des
forteresses de Coatfrec et Tonquédec, ce qui rendait la rébellion
plus difficile. Les paroisses du Trégor, jusqu'à Plestin incluse,
se rallièrent à l'autorité de Morlaix.
Fin
1589, alors que François de Goësbriand, seigneur du Plessix-Eon,
en Plufur, capitaine royaliste, traversait le territoire de la
paroisse à la tête d'une troupe assez importante, les
gentil-hommes du pays l'arrêtèrent et l'enfermèrent dans la tour
de l'église ; il retrouva sa liberté en promettant de ne pas
porter les armes contre Plestin, Morlaix et les paroisses alliées.
Pendant
l'hiver 1590, on
vit défiler à Morlaix la plupart des nobles du Trégor qui
venaient jurer l'Union : le seigneur de Coatcarric, le seigneur de
Coatromarc'h, le seigneur de la Rivière et ses fils, le seigneur
de Kermabusson...
Placé
à la frontière du pays ligueur, Plestin se devait d'avoir une
milice. Elle eut le malheur de rencontrer en terrain découvert, sur
la lieue de grève, un raid de soudards de Tonquédec. La conséquence
: un massacre.
Pour
les soudards royaux, Plestin est le pays ennemi, donc bon à piller
: nouveau massacre le 3 juillet entre la lande de Breffes et le
bourg de Plestin, près du Mac'hallac'h. Dix-sept maisons sont brûlées.
Quatre jours plus tard, une trentaine de maison flambent. La
guerre apporte la famine, les pauvres n'ayant pour refuge que les
buissons où ils subsistaient tant bien que mal et finissaient
souvent par mourir.
On
dit même que les loups les trouvant morts, ils s'accoutumèrent
ainsi à la chair humaine si bien qu'ensuite, pendant sept à huit
ans, ils attaquèrent les hommes même armés et personne n'osait
aller seul.
Cependant
la situation politique évoluait. Le roi s'était se convertit au
catholicisme le 25 juillet 1593 et la rébellion perdait son
meilleur motif, chacun désirait la paix. En 1594, la maréchal d'Aumont
reçut du roi la mission d'en finir : il partit du Nord de la
Bretagne, prit Guingamp et la château de Ploumanac'h et marcha sur
Morlaix. La ville fut soumise aussitôt, la garnison ligueuse tînt
cependant jusqu'au 22 septembre.
|
XVIIe
siècle
Après
la fin des guerres de religion, le roi Henri s'attache à donner à la
France l'ère de paix dont elle a besoin. Une période
de calme et de prospérité s'en même si les ruines sont nombreuses.
A
Plestin, le nombre des seigneuries a considérablement diminué. Toutes les terres
"nobles" demeurent avec leurs droits et leurs privilèges
inchangés, mais elles sont regroupées entre les mains de quelques
seigneurs.
Les
anciens manoirs deviennent progressivement des fermes, souvent au grand
dommage des beautés architecturales faute d'entretien. Par exemple, les
textes de cette époque ne mentionnent plus les seigneurs du Porzou ni de
Kermabusson.
Il y
a principalement Lesmaes et Lesormel ainsi que
Trébriant. Face de Lesormel, sur l'autre rive du Douron, Kerhallon n'est plus
qu'une ferme, la seule seigneurie importante de Plouégat est le Guérand.
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Toutes
les familles étaient liées par des liens de parenté plus ou moins
enchevêtrés et également par des liens de vassalité au moins
aussi complexes.
Chaque
terre conformément à la Coutume, n'a qu'un seigneur, mais
chaque seigneur a plusieurs terres qui dépendent de suzerains
différents. Les mariages et héritages entraînent des
morcellements et des transferts de propriété si bien qu'il n'est
pas rare de voir deux gentils-hommes se devoir réciproquement
"foy et hommage" pour des "convenants" qu'ils
possèdent chacun dans la "mouvance" de l'autre.
Les
vassaux sont toujours "sujets à la cour" du seigneur,
c'est-à-dire sous sa juridiction théorique. Les greffiers (Lesormel,
Lesmaes...) ont qualité pour enregistrer les actes, les
plaintes, les transactions sachant que les problèmes d'importance
sont portés devant les cours royales. La tenue d'hommage n'est
qu'un souvenir et il ne reste que, avec une taxe assez mince, la
formalité de l'"aveu".
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Le
27 novembre 1607 est jour de grande fête dans la paroisse de Plestin. Le clocher
s'orne de quatre
cloches neuves qui sont baptisées Guillaume, Marie-Anne, Louise et
Marie. Les parrains et marraines sont le seigneur et la dame les plus
en vue de la paroisse. D'autres notables et de nombreux ecclésiastiques
cosignent
l'acte.
Malgré
tout, la vie de la noblesse provinciale de l'époque est assez
difficile quand les revenus dépendent essentiellement des terres et,
peu à peu, au fil des années, certains châteaux s'installent dans un cycle
d'appauvrissement ; les bâtiments se délabrent.
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Une
région française parmi d'autres
Bretagne
1839
:
Publication du Barzaz Breizh de la Villemarqué.
1886
: Gauguin à Pont Aven.
1914-1918
:
première guerre mondiale, 130 000 bretons tués.
1941
:
la Loire inférieure est rattachée aux Pays de Loire.
1939-1945
:
deuxième guerre mondiale, occupation allemande.
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|
A
compléter.
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Après-guerre
: un nouveau dynamisme
Bretagne
1950
: Fondation du
CELIB.
Années
1950 : Décollage économique (téléphone, électronique,
agro-alimentaire...) et renouveau de la culture bretonne. Développement
des cercles celtiques et des bagadou.
1976
: Création des écoles en langue bretonne
Diwan.
A
partir de 1990 :
Nouvelle étape dans l'affirmation de la culture et de
l'identité bretonne. Festival Interceltique de Lorient, succès
artistiques de Dan ar Braz, Didier Squiban, Denez Prigent...
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A
compléter.
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|
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|
du
Ve au VIIe siècle
Déferlement des hordes franques sur la Gaule.
Dès
la fin du Ve siècle, les bretons sont refoulés par les Angles et les Saxons
vers le Pays de Galles et la Cornouaille, et enfin vers la Bretagne, où ils
s'établissent très progressivement.
En
630, traité de paix entre le prince breton Judicaël et Dagobert, roi des
Francs.
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A
Plestin :
-
Arrivée de saint Efflam et de ses sept compagnons.
-
La croix de mi-lieue de grève est érigée et sert de repère aux
voyageurs qui s'aventurent à marée basse sur un parcours dangereux
quand la mer monte.
|
A
compléter.
|
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|
VIIIe
et IXe siècles
Nombreuses
révoltes des Bretons contre les Francs.
Le
IXe siècle voit des envahisseurs venus du froid,
les terribles vikings, piller et saccager la Bretagne.
En
845, Nominoë se proclame Roi des Bretons après avoir vaincu Charles le
Chauve.
A
compléter.
|
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|
du
Xe au XIVe siècle
Le
Trégor compte une multitude de seigneurs et de chefs de guerre féodaux.
C'est aussi l'époque des châteaux de terre et des constructions en bois.
Les témoignages de l'art roman restent rares. Au
XIIe siècle (1166), Henri II Plantagenet contrôle la Bretagne. La
guerre de succession du Duché de Bretagne débute en 1341 (1341-1365).
A
Plestin : -
Even
de Begaignon (1309-1378), recteur de Plestin (1339), devient évêque de
Tréguier puis Cardinal, et enfin, est appelé à Rome. |
A
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du
XVe au XVIIe siècle
En
1488, les armées françaises écrasent les bretons. La duchesse Anne
apporte la Bretagne en cadeau de mariage. La Bretagne devient une province
française (acte d'union de 1532).
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A
Plestin :
-
Développement
des constructions en pierre sculptées. De nombreux châteaux et manoirs,
des églises et des chapelles sont bâties dans le pays de Plestin : Lézormel,
Lesmaes... Saint-Jagut
(voir la page "Eglise et chapelles")...).
-
Petit
port de pêche, Toul an Hery devient un port de commerce à l'époque ducale. Au
XVIIe siècle, c'est un lieu d'exportation de toiles de lin et d'orge vers la
Grande-Bretagne et la péninsule ibérique. La culture du lin et la fabrique de
toiles apportent la prospérité aux propriétaires des terres de la région et
aux armateurs, cette activité entraînant un commerce enrichissant. Répartis
sur les rives gauche (Finistère) et droite (Côtes d'Armor), les châteaux de
Kergadiou et de l'Ile Blanche, les manoirs de la Tour d'Argent, du Petit
Locrénan, du Puill et de Beauport témoignent de cette époque florissante.
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A
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XVIIIe
et XIXe siècles
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A
Plestin (XVIIIe) :
-
A l'époque de la révolution, il n'y a presque plus de châtelains dans le
pays. Familles
éteintes, terres échues en héritage à des propriétaires qui les
louaient et dont on ne voyait que les régisseurs et les notaires...
Les campagnes étaient désertées par l'aristocratie. il
ne reste à Plestin que trois familles nobles : les du Trévou,
les Bizien du Lézard seigneurs de La Haye et les Cognets de Correc. A
Plouégat, il y avait un marquis du Guérand.
-
La
constitution civile du clergé était votée : le 6 février 1791
après la grand messe, eut lieu la présentation solennelle de
serment en présence du maire et des officiers municipaux (dont
Vincent du Trévou). Le recteur de Plestin, Monsieur Rouat prêta le
serment ainsi qu'un ou deux prêtres, la plupart des vicaires refusèrent.
Au mois d'octobre, il y eut rupture complète entre les assermentés
et les réfractaires qui, peu après, durent se cacher.
-
Le
23 janvier 1792, la municipalité dressait la liste des édifices
consacrés au culte : l'église paroissiale et les chapelles. Les
chapelles suivantes devaient être conservées : Saint Efflam, Saint
Sébastien, Saint Yves, Saint Jagut, Saint Maurice. Saint Jagut et
Sainte Anne étaient mentionnées en tant que "chapelles de
maison". L'année suivante, en mars 1793, les gouverneurs de
toutes les chapelles durent rendre leurs comptes au greffier de la
municipalité.
-
En
décembre de la même année (27 frimaire an II), deux ouvriers
furent chargés de faire disparaître les armoiries de l'église et
des chapelles. Cette même année on descendit les cloches et on brûla
les titres féodaux de Lesmaes.
-
Plusieurs personnes furent emprisonnées
à Lannion : Vincent du Trévou, son fils Charles ainsi que son épouse,
les demoiselles de Bizien. Le recteur de Plestin dut déposer ses
lettres de prêtrise (il reprit ensuite son ministère lorsque ce
fut possible). Monsieur
de Kerjean et sa famille voulurent émigrer, en vain. Ils réussirent
néamoins à franchir sans malheur irrémédiable cette période
agitée et se retrouvèrent après la Terreur ayant sauvé leurs
vies et leurs biens.
-
A
la chute de Robespierre (juillet 1794), le clergé constitutionnel
reprit progressivement son ministère à partir de février 1795 (ventose
an III).
-
La culture du lin et la fabrique de
toiles continuent à apporter la prospérité aux propriétaires des terres de la région et
aux armateurs, cette activité entraîne un commerce enrichissant
jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. Jusqu'à
la fin du XIXe siècle, le port de Toul an Hery accueille annuellement près
d'une centaine de navires, sloops, goélettes ou autres gabarres, chargeant ou
déchargeant des céréales, du charbon... Le port abrite une dizaine de barques
de pêche.
A
Plestin (XVIIIe) :
- Les
révolutions de 1830 et de 1848 réveillèrent les anciennes querelles
politiques. Il en résulta quelques troubles qui incitèrent le maire à
réclamer l'établissement à Plestin d'une demi-brigade de gendarmerie.
-
Plestin, ancienne paroisse primitive,
ne formait d'abord qu'une seule
commune avec Trémel, qui en est détaché par la loi du 30 août 1838.
-
D'une
façon générale, au XIXe siècle, la commune connut un calme qui facilita son
développement économique : les terres étaient travaillées avec soin, les
vingt-sept moulins, dont deux à vent, tournent à plein temps, les port de Toul
an Hery expédie des produits du canton à Lannion, Tréguier, Morlaix et
Bordeaux. Deux brigades de douaniers y sont implantés : une brigade
volante au bourg et une brigade sédentaire à Toul an Hery (trois lieutenants,
un sous-lieutenant, dix préposés).
-
Le nom de
Plestin est changé en celui de Plestin-les-Grèves par le décret du 7 juillet
1884.
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A
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XXe
siècle
A
Plestin :
- Saint
Efflam devient au début du siècle un lieu touristique très prisé. En effet,
avec le développement du Chemin de fer et de l'automobile, puis plus tard, à
l'introduction des congés payés, les vacanciers viennent de plus en plus
nombreux. Saint Efflam se développe et la bande de terre entre la plage et les
collines avoisinantes se couvre peu à peu de villas à l'architecture variée,
certaines étant assez originales.
-
Après
la première guerre mondiale, le port de Toul an Hery cesse toute activité et
prend vite
l'aspect qu'il a aujourd'hui : un port envasé, un quai abandonné. Au fil des
ans, avec le développement progressif de la navigation de plaisance à
partir des années soixante-dix, les plaisanciers viennent s'y mettre à l'abri.
-
Le
pont
chevauchant Le Douron est construit en 1934 après de multiples requêtes des
habitants. Auparavant, chaque année, des
milliers de personnes traversaient le gué à pied ou en charrette à marée
basse ou dans la barque du passeur quand la marée est haute.
-
La croix de mi-lieue de grève est détruite lors du débarquement
anglo-américain de 1994. Sa restauration a été achevée en 1993 par les
soins du Centre Culturel de Plestin.
A
compléter.
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