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Références
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"Patrimoines et histoire du pays de Plestin" de J.
Boutouiller (Centre culturel de Plestin - 2002).
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Les
conditions de vie au Xe
Depuis
la 2ème moitié du IXe siècle, les conditions de vie des paysans sont celles
des serfs, "manants", "vilains" ou encore des "âmes
mortes".
Le
seigneur local peut les acheter ou les vendre avec une terre.
Les
serfs, descendants des esclaves gallo-romains ou encore des immigrés
bretons venus d'outre-Manche, vivent misérablement.
Ils
sont écrasés de taxes diverses (banalités du moulin, du four,
champart...).
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Développement
du bocage (XIe)
A
partir du XIe siècle, les paysans et paysannes étendent les terres
disponibles.
Ils
défrichent à tour de bras et font reculer la forêt. Ils construisent les
talus et transforment la région en pays de bocage.
La
conquête de nouvelles terres a pour effet mécanique d'augmenter la production
agricole. Comme la nourriture est plus abondante, la population s'accroît.
Dès
le XIe siècle, il y trop de bras dans les fermes. Cela conduit des
paysans bretons à s'exiler vers de nouvelles terres ou vers des villes
bretonnes voire même de grandes villes françaises. Arrivés là, ils
trouvent des emplois pénibles et peu qualifiés. Leur méconnaissance du
français amuse les citadins.
Pour
ceux qui restent au pays, le système féodal breton s'applique.
Ce
système est différent du système féodal français en ce sens qu'il
propose des régimes particuliers dont le convenant et la quévaise.
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Le
convenant
Le convenant ou tenue de domaine congéable est un fermage particulier au
Trégor puis à la Bretagne bretonnante.
Il est convenu d'une double propriété pour une même terre. La terre
appartient bien sûr au seigneur (ou bourgeois) foncier mais les "édifices et
superfices" appartiennent au paysan (appelé convenancier, colon ou domainier).
Les "édifices ou superfices" sont "tout ce qui est au dessus du sol : la
maison, les granges et constructions diverses, les talus et toutes les
productions agricoles (céréales et autres cultures, les arbres fruitiers...)
Le
seigneur se réserve les meilleurs arbres (chênes, hêtres, ormes,
châtaigniers...) pour les constructions ou meubles en bois d'oeuvre.
Le
seigneur a le pouvoir et le privilège de chasser, congédier le convenancier de
sa tenure, à tout moment et selon son bon plaisir, de la manière la plus
arbitraire. C'est dire si la situation du convenancier est précaire.
Par
contre, le seigneur doit rembourser le paysan de la valeur de ses
édifices et superficies évalués par un commissaire-priseur.
D'où
de multiples contestations et une lutte inégale entre le seigneur et le
paysan : un bel exemple de la lutte du pot de fer contre le pot de terre.
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Selon
une étude de Louis Dudoret, le bail du convenant est renouvelable tous
les 9 ans, à la Saint Michel, avec le risque de congédiement pour le
paysan s'il ne paie pas une entrée de bail équivalant à une année de
fermage, et non remboursable.
De
plus, le convenancier doit, tous les ans, en plus des redevances en
argent, des redevances en nature : une gerbe sur 12 pour le seigneur (plus
le recteur) sur les récoltes de seigle, froment, avoine.. plus un mouton
et quelques poulets... environ une semaine de battage gratuit pour la
moisson des terres du manoir.
Les
paysans récalcitrants s'exposent à des "expositions" le
jour de foire. A Plestin, cela se passe à la "pierre de
justice" du Peulven. Un
autre lieu, "Justiciou", une colline de sinistre mémoire
et qui domine le grand chemin de Pont-Menou, a peut-être été
l'endroit où étaient implantées des potences seigneuriales. |
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De nos jours, la
signalisation utilise toujours, en autres désignations, celle de
"convenant" comme le montre le panneau ci-dessus.
La
toponymie s'avère particulièrement précieuse s'agissant de suivre
les évolutions agricoles du Moyen-Âge.
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La
quévaise
Le
paysan quévaisier n'est guère mieux loti que le convenacier sur des
terres de défrichement des XIe et XIIe siècles.
Mêmes
types de redevances en argent et en nature, mais il a l'avantage de ne pas
être congéable s'il respecte scrupuleusement "l'usement" de
toutes les charges de son contrat. Il ne peut toutefois quitter sa
quévaise un an et un jour sans la perdre.
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Situation
au XVe siècle
Dans
le Trégor, comme dans toute la Bretagne, la forêt garde une place
importante dans la vie du paysan. Elle lui procure des ressources en
fruits, du bois de chauffage et même de la viande (braconnage).
Disposer
d'au moins 3 hectares de terres labourables, d'une vache, d'un porc et des
légumes du jardin apporte un confort relatif.
Certes
les rendements sont encore faibles, mais les labours et la culture des
céréales permet de constituer des réserves (sans toutefois pouvoir
exporter).
Le
développement de la culture du lin, du chanvre permet aux paysans de
vivre en autarcie.
Mais
cela permet aussi à
des activités de se développer progressivement en aval. Le commerce peut
ainsi commencer d'autant plus que les anglais sont demandeurs de toiles.
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