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Enjeux et perspectives

Territoires de Bretagne

Sites naturels

Agriculture

Développement durable

Nouvelle ruralité

    
    
    
    

     

   

XXIe siècle

     

 

   

   

Références  

   "Bretagne 2030" Revue Bretagne(s) N°10 avril-juin 2008.

"Le livre blanc de la Bretagne, enjeux et perspectives" Bretagne Prospective, Editions du temps (1/2008)

Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France (Bretagne, Côtes d'Armor).

Site du Conseil général des Côtes d'Armor (www.cotesdarmor.fr).

        

 

   

 

   

   

   

   

   

   Enjeux et perspectives pour Plestin

   

   

Plestin-les-Grèves est une commune rurale de bord de mer disposant de 3 types de zones : agricole,  urbaine et littorale et dotée d'une surface significative, i.e. plus de 800 Ha, de sites littoraux remarquables (voir ci-dessous).

       

Un bouleversement de la vie rurale a eu lieu en Bretagne durant le XXe siècle. Beaucoup de personnes ont vécu les changements intervenus dans les années 50-60 sans vraiment se rendre compte des conséquences qu'ils auraient quelques dizaines d'années plus tard.

De nouvelles évolutions/révolutions sont à prévoir et la détermination des enjeux et des perspectives pour le XXIe siècle est indispensable. 

   

Ces évolutions/révolutions ne concernent pas seulement l'agriculture (production, agriculture biologique, OGM, pollution, énergie verte, gestion de l'eau), elles portent aussi, à des degrés divers, sur tous les aspects de la vie économique et sociale : infrastructures, énergie, télécommunications, commerce, petite industrie, artisanat, agriculture, tourisme, santé, services publics, environnement, jeunesse, démographie, vieillissement de la population (pourcentage élevé de personnes de plus de 60 ans dans le Trégor-Goëlo à l'horizon 2030), personnes dépendantes, urbanisme (transformation de terres agricoles en zones résidentielles), ruralité, culture, loisirs... sachant que tous les domaines sont à examiner et traiter en tenant compte des impératifs de développement durable.

     

Tous ces sujets doivent être intégrés dans la détermination des perspectives à court, moyen et long terme.   

L'approche, générale et macroscopique au départ, peut s'appuyer dans un premier temps sur les analyses effectuées au niveau de la Bretagne (Cf. "Le livre blanc de la Bretagne, enjeux et perspectives" aux éditions du temps (2008), Revue Bretagne(s) N°10 avril-juin 2008, voir aussi le site http://cordis.europa.eu/bretagne/fr/). 

Il s'agit ensuite de décliner les grandes orientations et tendances au niveau local en intégrant, quand cela est approprié,  des éléments spécifiques relatifs aux Côtes d'Armor.

 

NOTE : 

Dans un premier temps, des informations seront collectées sur différents sujets et un ensemble de synthèses sera régulièrement introduit sur la présente page.  

Un ou plusieurs scénarios seront ensuite établis. 

   

   

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  Les territoires de Bretagne : vers une révolution ?

    

L'association des géographes de Bretagne publie mi-2008 une réflexion intitulée "Territoires de Bretagne, une révolution à opérer ?".

Les territoires sont mal découpés, mal dimensionnés et mal adaptés les uns aux autres.

   

Le constat est impressionnant :

- des communes trop à l'étroit, 

- des intercommunalités trop disparates, 

- des pays sans pouvoir,

- des départements inutiles,

- une région trop petite. 

Aucun échelon de l'empilage administratif français ne trouve grâce auprès de géographes bretons.

Les missions des diverses entités interfèrent et la fiscalité est complese.

  

Les géographes plaident pour la suppression des départements, la réduction du rôle des communes (quelques actes de proximité ex : état-civil), l'extension de puissantes intercommunalités jusqu'aux limites des pays d'aujourd'hui, la montée en puissance des compétences de la région. Le but recherché est de réduire les gaspillages d'argent public et de calquer les territoires administrés sur les territoires vécus. 

La mise en place d'une nouvelle géographie des bassins de vie est préconisée.

 

Sources 

Le Télégramme 15 juillet 2008 "Territoires. Les géographes veulent une révolution" page 9. 

"Territoires de Bretagne, une révolution à effectuer ?" 

    

     

   

   

   

Les 7 sites littoraux remarquables 

   

  de Plestin-les-Grèves

   

   

   

La surface totale des 7 sites littoraux remarquables sur la commune 

est de 859 ha 33


Vallée du Yar (90 ha 15) 

Il s'agit d'une zone boisée proche du rivage, d'intérêt paysager, botanique et faunistique.
    
Le Grand Rocher (70 ha 07)

Landes, dune, zone boisée proche du rivage. Concentration naturelle d´espèces (chauves-souris). 

Partie naturelle du site classé, accident géologique remarquable. 

Patrimoine culturel (légendaire). 

    
Coteau de Saint-Efflam (106 ha 41)

Landes côtières, falaises et abords, zone boisée proche du rivage, intérêt paysager, agriculture, boisements et habitat diffus. 

 
La Lieue de Grève (378 ha 29, tout en DPM)

Estran sabo-vaseux, concentration naturelle d´espèces, frayères, nourrisseries, participation à l´équilibre général de la baie de Lannion, intérêt paysager, prolifération d´algues vertes, pêche à pied et activités nautiques. 

       
Les falaises de l'Armorique (84 ha 50 dont 61 ha 88 en DPM)

Landes côtières, falaises et abords, estran, partie naturelle de cap, formations géologiques, gisements minéraux, intérêt paysager et géologique exceptionnel.
    
Vallon de Sainte-Barbe (10 ha 28)

Zone boisée proche du rivage, partie naturelle d´estuaire, intérêt paysager, patrimoine culturel du littoral, bon état général du bocage. 

   
Estuaire du Douron (119 ha 63 dont 44 ha 39 en DPM)

Ecosystème complet, falaises et abords, zone boisée proche du rivage, partie naturelle d´estuaire, vasières, prés salés (au niveau de Roc'h Hervé), praires humides en amont, prairies pâturées (fonds de vallée au-delà de Pont-Menou), concentration naturelle d´espèces (saumon atlantique, anguille, truite, frayères). 

La vallée du Douron, élargie à une frange bocagée fait figure de conservatoire d'espace naturel de qualité, très peu aménagé par l'homme.

              

  

Source d'information 

Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de  la France (Bretagne, Côtes d'Armor, Inventaire général 2004)

 

   

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Etat des lieux de l'agriculture bretonne en 2008 

    

   

La Bretagne est la première région agricole française.

L'agriculture y est intensive et fondée principalement sur les productions animales et les cultures légumières.

En 2005, la Bretagne assurait :

- 58% de la viande de porc française, 

- 44% des oeufs, 

- 36% des volailles de chair, et 

- 21% du lait. 

Plus de 75% des choux-fleurs et des artichauts y sont cultivés ainsi que 30% des petits pois et des haricots verts et 20% des tomates.

    

En 2006, la surface agricole (cultures et prairies) occupait 65% du territoire breton. 

Elle ne cesse de diminuer. 

L'agriculture bretonne perd chaque jour 11 hectares au profit des routes et des lotissements. Les agriculteurs souhaitent être associés aux projets (concertation) de façon à ce qu'un juste équilibre soit trouvé.

    

La baisse du nombre d'exploitations est plus importante que dans le reste de la France : 

40 000 fermes en 2005 soit 20% de moins qu'en 2000. 

La surface moyenne des exploitations est de 41 hectares alors que la moyenne nationale est de 50. 

Les fermes bretonnes occupent 67 000 actifs, dont 9 600 salariés. 

   

2500 postes de salariés sont à pouvoir chaque année dans le légume, l'horticulture-pépinière, l'élevage et le machinisme. 

Les enseignements professionnels (publics, privés) ne forment pas assez de professionnels du fait de l'absence de candidats.

     

     

L'agriculture intensive a permis aux français de dépenser, pour se nourrir, 2 fois moins aujourd'hui qu'en 1960.

   

Chacun sait pourtant que le monde agricole est perturbé, pour ne pas dire en crise, du fait du renchérissement du prix de l'énergie et de la mondialisation ; la production ne suit plus, les prix augmentent. L' impact de l'agriculture intensive sur l'environnement pose des problèmes non résolus à ce jour. 

    

Le consommateur est la clé de la solution des problèmes agricoles actuels. 

Beaucoup de productions ont intérêt à être effectuées au plus près des consommateurs car les coûts liés au transport augmentent sensiblement (flambée des cours du pétrole depuis 2007) et, d'autre part, l'adéquation aux goûts des consommateurs et la sécurité alimentaire prennent de l'importance. Une chance pour l'agriculture française et européenne.

   

L'économie de demain doit être pensée dès aujourd'hui (vaste chantier), et une des composantes de cette économie c'est l'agriculture.  

      

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Développement durable

  

   

Apparue officiellement en 1987 dans un rapport des Nations Unies par le premier ministre norvégien d'alors, Mme Gro Harlem Brindtland, l'expression "développement durable" est définie comme :

Un développement qui répond au besoin du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs".

Ou plus simplement, prendre conscience que notre développement actuel doit se fonder, dès maintenant et pour l'avenir, sur une démarche conciliant simultanément 

- cohésion sociale, 

- efficacité économique et,

- protection de l'environnement.

      

Contrairement à l'idée reçue, l'ambition est plus large que la seule préservation de l'environnement et des ressources naturelles puisqu'il convient de rechercher l'équilibre entre les 3 principes fondamentaux. 

L'action est transversale et recoupe une multitude de domaines allant aussi bien de la solidarité à la santé en passant par le transport, l'éducation, la gestion des ressources naturelles, la gestion des déchets, l'économie, la vie associative...     

     

Le développement durable vise à développer des modes de production viables, indépendants et transmissibles, qui protègent l'environnement et qui prennent en compte les aspects sociaux et les particularités de chaque région.

   

Le développement durable constitue un cadre dans lequel on apprend à réfléchir et à travailler ensemble et différemment.

  

Beaucoup de domaines sont concernés (liste non exhaustive) :

- les économies d'énergie,

- la lutte contre la pollution (air, mer, terre),

- l'alimentation,

- la production des biens,

- la sécurité des personnes,

- la santé,

- la solidarité,

- l'éducation...

Toutes les activités économiques sont potentiellement concernées.

   

En matière d'alimentation, les moteurs du développement durable sont :

- le respect de la qualité,

- l'usage des produits de saison et de proximité,

- la préservation de l'environnement.

- une rémunération juste.

La transposition dans d'autres domaines comme la production des biens et les services conduit à une analyse similaire. 

   

Les principaux acteurs sont :

- les particuliers,

- les industriels, les PME,

- l'artisanat,

- le commerce,

- l'agriculture,

- les collectivités territoriales.

     

Toutes les contributions, aussi petites soient-elles, sont les bienvenues. 

Dans ce domaine, ce qui compte c'est ce que l'on fait.

 

L'information et l'éducation jouent un rôle fondamental car elles soutiennent deux piliers de la mise en oeuvre du développement durable :

 - la prise de conscience,

- la modification du comportement des différents acteurs.

   

L'information et l'éducation peuvent être développées dans plusieurs contextes complémentaires:

- Institutionnel (ex : éducation nationale, ministère de l'environnement...),

- Collectif (commune, département, région...),

- Associatif.

   

L'existence d'un cadre réglementaire : règlements, directives européennes, lois nationales... est impératif dans les grands domaines comme les économies d'énergie, la lutte contre la pollution (air, mer, terre), la sécurité des personnes (alimentation, santé), les transports, le logement... ce qui suppose l'existence de moyens permettant les vérifications nécessaires (application).

  

Il est bon de noter que, concernant les moyens de production, le comportement des acteurs concernés (industrie, agriculture, commerce) peut être modifié par le comportement des particuliers (consommateurs). 

    

   

       

Agenda 21

  

En 1992, lors du Sommet de la Terre, 173 états, dont la France, signent un programme d'actions global pour le 21éme siècle et le baptisent "Agenda 21".

   

Son objectif rejoint la philosophie du développement durable, à savoir : répondre aux besoins de toute la population avec le souci de préserver l'environnement, d'assurer l'accès de tous aux besoins essentiels et de développer des activités économiques soutenables.

 

L'Agenda 21 insiste sur le rôle des collectivités locales pour mettre en oeuvre des Agendas 21 dans leurs communes. 

  

En France, le mouvement a mis du temps à démarrer et il a fallu attendre 10 ans (2002) pour voir un essor significatif. Aujourd'hui, on compte plus de 200 initiatives.

 

En Bretagne, le Conseil régional et les Conseils Généraux des Côtes d'Armor et du Finistère, des groupements de communes et quelques villes se sont engagés.

            

     

  

     

Aménagement durable

  

   

Tendre vers un développement durable implique d'aborder de façon spécifique et globale les problématiques d'aménagement :

- gestion des ressources (eau, énergie, matériaux, déchets...)

- maîtrise de la consommation d'espace, imbrication des composantes paysagères et urbaines

- gestion des déplacements,

- sécurité des personnes, respect de la biodiversité,

- mixité sociale.

  

La démarche relative à un aménagement durable se fonde sur une participation citoyenne (multi partenariale et participative pour les projets d'aménagement...). Elle suppose que des actions d'information et de formation soient menées auprès des élus et des techniciens des collectivités territoriales.

  

Sources

IRPA de Bretagne (www.irpa-bretagne.org)

BRUDED (www.bruded.org)

      

 

    

  

Valorisation du bocage

  

L'élagage des arbres et arbustes du bocage permet de produire des copeaux de bois qui, une fois séchés, constituent une source d'énergie, un carburant vert, plus économique que le fuel.

Cette source d'énergie est particulièrement intéressante s'agissant du chauffage collectif (piscine, immeubles ou groupes d'habitations). 

Les exemples se multiplient dans la région (Lannion, Plouaret, Plestin-les-Grèves).

L'installation d'une chaudière à bois et d'un dispositif d'alimentation-stockage occasionne un surcoût, l'amortissement étant de plusieurs années dans le cas d'une installation individuelle.  

   

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Vers une nouvelle ruralité 

    

   

Une nouvelle France rurale se dessine qui est déconnectée de l'agriculture. 

L'agriculture n'est pas tout le rural, le ruralité c'est aussi un lieu de vie, un lieu de productions autres qu'agricoles (artisanat).  Même si l'augmentation des coûts de l'immobilier en ville constitue un argument de poids, le citadin vient aussi à la campagne pour le paysage, la nature et l'environnement. 

En effet, on peut constater une véritable engouement des citadins pour la vie à la campagne, le besoin de disposer d'un jardin (légumes, fruits), le besoin de se sentir plus indépendant, la passion du jardinage. Une évolution comprise par les professionnels : lors du Salon de l'agriculture 2006 des stands étaient consacrés au jardinage et à l'habitat rural.  

    

  Les agriculteurs l'ont bien compris. Le tourisme à la ferme se développe (campings, chambres d'hôtes) ; certains agriculteurs effectuent une vente directe de certaines productions (cela est particulièrement le cas pour les productions biologiques).

   

Il s'agit ni plus ni moins qu'un retour à la paysannerie. 

Le mot "paysan" est à nouveau utilisé : tel syndicat s'appelle la Confédération paysanne, tel autre la Coordination rurale.

Comme au début du XXe siècle, posséder un lopin de terre clôturé devient un besoin. On assiste parfois à la renaissance des conflits de propriété. 

Une nouvelle économie se met en place, on joue au paysan et on n'hésite pas à partager certaines tâches entre agriculteurs et non agriculteurs. Les relations entre les nouvelles générations sont plus faciles, les divers comités des fêtes , les petits pardons bretons, la restauration du patrimoine sont autant d'occasions de se retrouver.

  

Un sentiment fort est partagé : la nature, le paysage, plus généralement l'espace rural constituent un bien commun. On l'oublie très souvent, cela correspond à une sensibilité particulière des français (la France rurale est éternelle).

Malgré les mutations profondes intervenues tout au long du XXème siècle, cette sensibilité à la paysannerie et au rural perdure. La politique ("Nous sommes tous des paysans au sens éthique du terme" disait un ancien Président de la République), le cinéma, la télévision, la littérature et  les romans régionaux en témoignent. Le besoin des citadins de tisser des liens avec leur histoire familiale et de la reconstruire est réel.

Il ne s'agit pourtant pas de magnifier le passé car même si le quotidien actuel est stressant, y chercher une refuge ne constitue pas une bonne solution. La nostalgie du passé s'explique cependant par le fait que les gens s'aimaient malgré des conditions difficiles de vie. 

   

Les français aiment leur campagne

L'histoire rurale et paysanne a marqué le paysage français. Les affiches électorales, la publicité montrent des paysages qui existent bel et bien : villages, vallons, troupeaux... sont réels. Il y a là une réalité, pas un mythe. 

Cet amour des français pour la France rurale et paysanne est un exemple unique en Europe. L'image de France vue par les français est aussi l'image vue par les étrangers.  

 

La culture paysanne qui a disparu dans les années 1950-60 ne pourra évidemment pas renaître à l'identique. Elle doit être conservée dans notre mémoire commune. 

     

  

   

    Source

"Le livre blanc de la Bretagne, enjeux et perspectives" Bretagne Prospective, Editions du temps (1/2008)

Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France (Bretagne, Côtes d'Armor).

Site du Conseil général des Côtes d'Armor (www.cotesdarmor.fr) pour les aspects démographiques, économiques, le développement durable, l'environnement.

   

        

     

   

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