|
|
|
|
Plestin-les-Grèves
au
XXe
siècle
|
|
|
Références
|
|
La
Bretagne au XXème siècle SKOL VREIZH Morlaix 1983.
Archives
municipales de Plestin-les-Grèves.
Presse
locale.
|
| |
| |
| |
| |
|
| |
|
Synthèse
des évènements et des évolutions
(1900
- 1980)
|
|
Evènements |
Vie
quotidienne |
Agriculture |
Vie
sociale |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
1905 |
-
IIIe république (depuis 1875)
-
Loi de séparation de des Eglises et de l'Etat (1905) mettant fin au
concordant napoléonien de 1801 |
-
Conditions de vie précaires à la campagne
-
Habitat : pièce unique, sol en terre battue, cheminée
-
Alimentation : soupe, lard, galettes de sarrasin, pommes de terre, petit
lait, eau, cidre...
-
Chemins de terre
-
1ères bicyclettes, 1ers camions (1906) |
-
Diminution des jachères
-
Mise en place d'un système polyculture-élevage
-
1ères batteuses à vapeur
-
1ers moteurs à essence |
-
Noces de 2 voire 3 jours, 200 à 300 personnes, repas en plein air
(rarement au restaurant)
-
Plus de 90% de pratique religieuse dominicale, processions |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
1910 |
|
-
1ère automobile en 1913
-
1ers appareils photo |
-
1ères faucheuses et charrues-brabant
-
1ères écrémeuses |
-
3799 habitants en 1911. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
1915 |
-
1ère guerre mondiale (1914)
|
-
Monde rural désorganisé
-
Hommes à la guerre
-
Restrictions, information limitée |
-
Fin des manèges pour le battage
-
Production agricole en retrait (manque de main-d'oeuvre et de chevaux) |
-
Chemin de fer : Morlaix-Plestin (1913)
-
Chemin de fer Lannion-Plestin (1916)
-
L'Institution et l'hospice du Prat-Lédan deviennent
formation militaire
-
Soldats en convalescence à Plestin.
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
1920 |
-
Armistice (1918) |
-
230 tués
-
1ères cuisinières à bois
-
1ères motocyclettes
-
Extension lente du pain blanc, recul des fours de campagne |
-
1ers engrais phosphatés
-
Diffusion des faucheuses, charrues-brabant, râteaux-faneurs...
-
Exode rural important de 1911 à 1921 (17 000 départs par an) |
-
Edification du monument aux morts de la guerre 14-18 (1923)
-
Ecole publique assez
peu
fréquentée.
-
Les bals sont rares (voire interdits)
-
Interruption des courses hippiques de 1916 à 1920 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
1925 |
|
-
1ers empierrement de chemins ruraux |
- Poursuite
des achats de matériel : semoirs, herses, pressoirs, broyeurs de
pommes, écrémeuses...
- Apogée du
cheval breton (1929)
- L'exode
rural (jeune y/c féminin) se poursuit de façon importante jusqu'en
1930
|
-
Electrification : syndicat des communes (1924), cahier des
charges (1925), devis des 1ers branchements (1926), particuliers (1927)
-
Plestin classée station de tourisme (1928),
-
Construction d'un dispensaire (1929)
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
1930 |
- Crise de
1929 |
-
1ers bénéfices de l'électrification du bourg
-
Projet de route en corniche à la pointe de l'Armorique (1929)
-
1er poste TSF (1928)
-
1ers réchauds à gaz
|
-
Consolidation du système de polyculture-élevage (autonome)
-
1ers tracteurs (roues métalliques)
-
1ères moissonneuses-lieuses
- Echanges
croissants avec l'extérieur (achats des matériels, achats d'engrais
chimiques : 48 000 tonnes en 1929), accroissement des ventes externes
(surplus).
- Echec des
laiteries industrielles
- Début de
crise en 1930 (baisse du prix des céréales, augmentation des
charges) |
-
Extension de l'électrification (projet de ligne pour l'Armorique)
-
Projet de concession de l'eau courante (1932)
-
65% d'actifs agricoles, 15% d'ouvriers
-
1ers films (Charlot) dans les granges
-
Arrêt progressif des activités du port de Toul an Héry
-
Le jour de marché est le mercredi (arrêté de 1931) |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
1935 |
- Congés payés
(1936) |
-
Quelques automobiles (une trentaine à Plestin ?)
-
1 bicyclette par famille en moyenne
-
Enlèvement des ordures publiques.
-
Extension de l'électrification, de l'éclairage public. |
-
Accroissement de la sensibilité aux mouvements économiques
- Evolution
vers le corporatisme |
-
Désaffectation masculine aux vêpres
-
Construction du pont sur le Douron (1934)
-
Arrêt du Chemin de fer Morlaix-Plestin (1934) Lannion-Plestin
(1937)
-
Classement de la chapelle Saint Barbe.
-
Nouvelle mairie (Hôtel de la Grand Maison), inauguration en
septembre 1937.
-
Vote de l'électrification de Ste Anne et de l'Armorique (1937). Vote de
nouvelles extension en 1939. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
1940 |
-
2ème guerre mondiale
(1939)
|
-
Réquisitions, déplacements contrôlés, rationnement
-
Hommes à la guerre, prisonniers |
- Mise en
place d'un système corporatiste (régime de Pétain) |
-
Interruption des courses hippiques de 1938 à 1946
-
Occupation allemande, zone interdite
-
Réseau de St Efflam (41-42)
-
Manifestation du 9 mars 1943 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
1945 |
-
Fin de la 2ème guerre mondiale (1944) |
-
50 soldats tués (monument aux morts)
-
36 résistants tués (stèle) |
-
Ramassage du beurre, des oeufs et volailles à la ferme
-
Tournées d'épicerie
-
Dissolution du corporatisme (1946) |
-
Incendie de l'église paroissiale (1er mai 1944)
-
Débarquement américain à St Efflam (1944)
-
Résistance, maquis, libération (1944)
-
3221 habitants en 1946 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
1950 |
-
IVe République
(depuis
1946) |
-
Diffusion progressive de l'épicerie (pâtes, riz...), des fruits, de la
viande rouge
-
Démarrage du tourisme d'été (St Efflam) |
- Déclin de
l'artisanat rural (charrons, meuniers...)
- Diffusion
des engrais (75 000tonnes)
-
Développement de la JAC en Bretagne
-
Exode rural (15 500 départs par an entre 1946 et 1954) |
-
Noces au restaurant
- Electrification de la campagne
(1950-1960)
-
Développement des bals publics
-
Cinéma "Le Foyer" à Plestin (1950)
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
1955 |
- Création
de 21 régions |
-
En 1952, 40% des ménages ruraux n'ont pas l'électricité
-
1ères gazinières et réfrigérateurs
-
Diffusion des cyclomoteurs
-
Chemins goudronnés
-
Eau courante (bourg), 1ères machines à laver
-
Apparition du formica |
-
1ères vaches frisonnes
-
1ers tracteurs modernes
-
1ères moissonneuses - batteuses
-
1ers équipements électroménager
-
Eau sous pression (pompes électrique)
-
Développement d'un système amélioré de polyculture-élevage
-
Début du remembrement |
-
1ers accouchements en maternité
-
Mutation de l'artisanat et du petit commerce (automobile, électricité,
machines agricoles...)
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
1960 |
-
Vème République (1958)
-
Grandes manifestations paysannes de 1957 à 1962 (Bretagne puis toute la
France)
-
Mise en place de la CEE (Europe) et de la PAC (1962)
-
Fin de la guerre d'Algérie (cessez-le-feu le 19 mars 1962)
|
-
Electricité généralisée, électro-ménager
-
Appelés en Algérie avant 1962
-
Développement de la circulation automobile
-
Développement de la construction (néo-breton) |
- Déclin de
la production de beurre à la ferme
- Généralisation
de la collecte du lait
- Insémination
artificielle
- Rénovation
des bâtiments (hangar, fosses)
- Diminution
du nombre d'actifs (le tiers environ par rapport 1930)
- 1ères
trayeuses
- Structure
des exploitations sauvegardée, approche économique dans leur gestion
-
Remembrement significatif (100 000 hectares pour les 5 départements
bretons) |
-
Dévalorisation culturelle de la société paysanne (costumes et
coiffes, meubles en formica, langue bretonne...)
-
Déclin sensible de la pratique religieuse dominicale
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
1965 |
-
Lois agricoles de 1960 (Debré) et 1962 (Pisani) |
-
Postes à transistor, époque yéyé
-
Diffusion de la télévision N&B
|
-
Création du CNJA
-
Mise en place de l'IVD, la SMI, la SBAFER
-
Marché au cadran à St-Pol-de-Léon
- Poursuite
du remembrement
-
Développement de l'élevage "Hors-sol" |
-
Généralisation de l'entrée en 6ème (1962)
(moins
de 70%)
-
Développement du tourisme
-
Développement sensible de l'artisanat |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
1970 |
-
Mai 68, départ de De Gaulle en 1969
-
Grandes industries de pointe (Airbus, Ariane...)
-
Elargissement de l'Europe
-
Installation du CNET à Lannion (1967)
-
Implantation d'industries des télécommunications
à Lannion |
-
Diffusion du téléphone vers la campagne
-
Nouvelles constructions (néo-breton) |
-
Nombre de tracteurs en forte croissance
- Nouveaux équipements
: ensileuses, épandeurs de fumier
- La surface
remembrée est multipliée par 3
-
Société rurale
transformée, économie paysanne (polyculture-élevage)
remplacée
par un système industriel fondé sur la croissance intégrant des pôles
extérieurs et des réseaux de dépendance. |
-
Achèvement du réseau d'adduction d'eau (campagne)
-
L'encadrement social se laïcise
-
Diminution de la présence de l'Eglise (cérémonies religieuses, écoles,
patronages...)
-
Nouvelle élite agricole (partenaire du pouvoir politique) |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
1975 |
- 1ère crise
pétrolière (1974)
|
-
Près de 50% des logements ont une baignoire ou une douche.
-
Amélioration des axes routiers, intensification de la circulation
automobile.
-
Développement des moyennes et grandes surfaces (fin des années 70) |
- Usage
intensif des engrais chimiques (300 000 tonnes)
- Diminution
du nombre d'actifs (2/3 par rapport à 1930)
-
Fin de l'exode rural |
-
40% d'actifs agricoles, 47% d'ouvriers
-
Pratique dominicale en net déclin (moins de 50%)
-
Augmentation sensible des élèves à l'école publique
-
Confirmation de la vocation touristique de Plestin (mer, campagne, rivières) |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
1980 |
- Apogée de
l'Europe agricole
- 1ères
alertes écologiques (marées vertes, nitrates)
- 1ères
inquiétudes sur les excès de la société de consommation
-
Prémices de la société numérique
|
-
Diffusion de la télévision couleur
-
Développement de l'usage de l'automobile (énergie bon marché, routes)
-
Société de consommation (alimentation, produits d'entretien, vêtements...) |
- Bretagne :
1ère région agricole française
-
L'agriculture et l'élevage intensifs commencent à être questionnés.
|
-
Petit commerce en difficulté (moyenne surface à Plestin, grandes
surfaces à Morlaix et Lannion)
-
Poursuite du développement touristique
-
3222 habitants en 1982 |
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
Retour
haut de page
Situation
à la fin du XIXe
D'une
façon générale, au XIXe siècle, la commune connaît un calme qui
facilite le développement économique de Plestin : les terres sont
travaillées avec soin, les vingt-sept moulins, dont deux à vent,
tournent à plein temps, le port de Toul an Héry expédie des
produits du canton à Lannion, Tréguier, Morlaix et Bordeaux (deux
brigades de douaniers y sont implantées : une brigade volante au
bourg et une brigade sédentaire à Toul an Héry (14
personnes).
Le
nom de Plestin est changé en celui de Plestin-les-Grèves par le
décret du 7 juillet 1884.
|
Retour
haut de page
|
Début
du XXe siècle
La
loi du 1er juillet 1901 anéantit la congrégation existant à
Plestin-les-Grèves et les religieuses sont alors soumises à un
régime d'autorisation pour enseigner. En 1905, les immeubles de la
Maison Notre-Dame sont mis en vente pour éviter une liquidation par
l'Etat qui fait voter en décembre la loi de séparation des Eglises
et de l'Etat (proposée par le Député Aristide Briand) mettant fin
au concordant napoléonien de 1801.
Le
13 juin 1906, les immeubles sont adjugés à la Marquise de Bizien.
Quelques soeurs acceptent de se séculariser pour continuer
l'enseignement. Les responsables des Filles de la Croix demandent
l'autorisation d'exercer des fonctions hospitalières. L'Hospice
Saint Henri du Prat-Lédan voit le jour. Les religieuses y seront
présentes jusqu'à leur départ de Plestin-les-Grèves en 1962.
Les
routes sont principalement constituées de chemins de terre.
Personne n'imagine encore l'arrivée et le développement de
l'automobile.
En
1894, le département des Côtes du Nord décide de se doter d'un
réseau ferré d'intérêt local, à voies métriques (écartement
des rails de 1 mètre). Le chemin de fer apporte des facilités de
déplacement des personnes et des biens. Les lignes côtières
offraient en effet un grand intérêt car elles traversaient des
zones peuplées où l'activité économique était dynamique. La
1ère ligne entre Plouëc et Tréguier est mise en service le 9 Mars
1905, la dernière ligne : Le Guildo - Lancieux le 14 Juillet 1926.
Un premier ensemble de 10 lignes est construit de 1905 à 1907,
suivi par un second de 9 lignes, ouvertes de 1916 à 1926.
Parallèlement,
côté Ouest, des initiatives similaires conduisent à la construction
de la ligne Morlaix-Primel (1912), puis Morlaix-Pont-Menou
(1913).
Le
23 Juillet 1913 voit l'ouverture de la section Pont-Menou -
Plestin-les-Grèves..
|
Retour
haut de page
|
1ère
guerre mondiale
Durant
la guerre 1914-1918, l'Institution et l'hospice du Prat-Lédan
deviennent formation militaire. Des soldats en convalescence sont
dirigés vers Plestin où ils sont soignés.
La
1ère guerre mondiale s'achève, Plestin-les-Grèves
compte de nombreuses victimes parmi les soldats engagés dans les combats.
Un hommage doit leur être rendu. En 1923, un monument est érigé non loin de
la Mairie : près de 230 noms y sont inscrits...
La
ligne de chemin de fer Lannion-Plestin est ouverte le 1er Juillet
1916 (concession accordée elle aussi à la Compagnie des chemins de
fer armoricains). Dès le 15 Juillet, les marchandises circulent
entre Lannion et Plestin-les-Grèves. Malgré l'atout constitué par
le caractère inter-départemental de la liaison, la 1ère guerre
mondiale place l'exploitation dans des conditions défavorables :
pénurie de main-d'oeuvre, réquisition des matériaux, restriction
de combustibles. De simples cabanes de bois font office de gares.
A
partir de Mars 1917, un horaire inter-départemental est créé. Un
seul train fait l'aller-retour entre Morlaix et Lannion : départ à
9h40 de Morlaix, arrivée à 12h30 à Lannion puis retour de Lannion
à 15h00 pour une entrée en gare de Morlaix à 17h50 (2 trains à
partir de 1919, un 3ème les dimanches et fêtes).
|
Retour
haut de page
|
Entre
les deux guerres
Le
département reprend le contrôle du Chemin de fer le 1er janvier
1922. Au fil des années, le déficit reste chronique malgré le
développement du tourisme sur le littoral. Les déplacements se
font de plus en plus en automobile et en autocar, les
infrastructures s'améliorent enfin. Les trains à
vapeur laissent la place aux autocars de la Régie départementale
à partir de 1934. La ligne Ouest (Morlaix) s'arrête le 4
Octobre 1934.
Dans
les Côtes du Nord, la fermeture des lignes s'échelonne de
1936 au 1er décembre 1956, date de suppression du petit train entre
Saint Brieuc et Paimpol. La ligne entre Pont-Menou et
Plestin-les-Grèves est démontée en 1935-1936. L'exploitation de
la ligne Lannion-Plestin est arrêtée le 1er Janvier 1937 ; la
ligne n'aura duré que 21 ans.
Le
port de Toul an Héry cesse toute activité et prend vite l'aspect
qu'il a aujourd'hui : un port envasé, un quai abandonné.
Le
pont chevauchant Le Douron est construit en 1934 après de multiples
requêtes des habitants. Auparavant, chaque année, des milliers de
personnes traversaient le gué à pied ou en charrette à marée
basse ou dans la barque du passeur quand la marée est haute.
Le
développement de séjours touristiques populaires démarre à
partir de 1936 avec l'introduction des congés payés.
|
Retour
haut de page
|
2ème
guerre mondiale
Plestin-les-Grèves
subit l'occupation : réquisitions, rationnement, couvre-feu…
Quelques fortifications en béton sont construites le long de la
côte. Des volontaires participent aux actions de résistance.
A
la fin de la guerre, l'église minée par l'occupant est
incendiée dans la nuit du 30 avril 1944. Elle est en partie
détruite. Sa restauration durera ensuite vingt ans.
La
croix de mi lieue de grève est détruite lors du débarquement
anglo-américain de la même année. Une nouvelle croix sera
implantée en 1993 par les soins du Centre Culturel de Plestin.
A
nouveau, Plestin-les-Grèves doit compter ses victimes et leur rend hommage.
Deux plaques sont ajoutées au monument aux morts : la nouvelle liste
comprend 50 noms de soldats tués.
Une
stèle rendant hommage à la résistance est dressée à l'entrée du
bourg sur la route de Trémel. Une liste de 36 noms de résistants du
canton y figure, celle des jeunes (le plus jeune avait 19 ans) et
moins jeunes ayant fait le sacrifice de leur vie.
|
Retour
haut de page
|
Années
50
L'électrification
des campagnes intervient dans le milieu des années 50. Elle apporte un
progrès essentiel (lumière, moteurs électriques, froid artificiel…)
au confort et au développement des activités commerciales, artisanales
et agricoles.
Le
développement de la mécanisation concerne non seulement les tracteurs
mais aussi les outils qui deviennent de plus en plus sophistiqués.
Cette évolution contribue à l'accroissement rapide de la production
agricole qui verra la France passer en
quelques décennies de l'auto suffisance
alimentaire au statut de
puissance exportatrice dans le domaine agro-alimentaire (années 80).
Les
années 50 voient la disparition progressive l'usage du costume
breton. Le port de la coiffe par les femmes se raréfie.
|
Retour
haut de page
|
Années
60 et 70
L'industrie
des télécommunications s'implante durablement dans le Trégor. Le
radôme installé à Pleumeur-Bodou permet les premières
communications transatlantiques via satellite. Le Centre National d'Etudes
des Télécommunications de Lannion voit le jour et, par effet
d'entraînement, plusieurs industriels y créent leurs centres de
recherche et de production. La technologie numérique fait sa
première apparition dans le domaine téléphonique. Toute la région
profite des retombées économiques, notamment les communes
limitrophes.
Les
infrastructures : routes, installations sportives, équipements
collectifs… s'améliorent sensiblement. Les ménages s'équipent
(automobile, télévision, électro-ménager...), le
commerce et l'artisanat vont bien.
Au
fil des ans, avec le développement progressif de la navigation de
plaisance, les plaisanciers utilisent Toul an Héry comme une zone
d'abri. Les mouillages se multiplient. Un port est créé à Beg
Douar.
|
Retour
haut de page
|
Années
80 et 90
La
production agricole atteint des sommets dans les années 80 après une
véritable révolution qui a entraîné, comme partout en Bretagne, un
profond changement des méthodes de travail et le départ d'un grand
nombre d'agriculteurs (changement de métier, retraite...).
En
parallèle, les premières préoccupations écologiques apparaissent.
L'agriculture intensive inquiète de plus en plus les écologistes
sans qu'il y ait pour autant de véritable prise de conscience
collective.
Les
années 80 voient également une profonde mutation du commerce.
L'arrivée des grandes surfaces (Morlaix, Lannion) et des moyennes
surfaces (Plestin-les-Grèves, Lanmeur) entraîne le départ d'une
partie des petits commerces. Cependant, Plestin-les-Grèves
ayant une zone d'influence élargie au canton, la commune bénéficie
d'une activité commerciale locale suffisamment variée et attractive
qui permet de ménager assez bien le petit commerce spécialisé.
Le
centre du bourg fait l'objet d'un rajeunissement au début des années
90. Des trottoirs et des zones de parking sont créés, le parvis de
l'église est pavé. Des équipements urbains sont installés et des
parterres sont introduits. Les piétons retrouvent des facilités de
déplacement qui avaient disparu au fil des ans.
La
vocation touristique ne se dément pas, au contraire.
Plestin-les-grèves dispose en effet d'atouts : un patrimoine
historique important, un patrimoine naturel s'appuyant sur plusieurs
sites remarquables, un dynamisme culturel, associatif et
sportif.
Dans
les années 90, une prise de conscience des conséquences négatives de
l'agriculture intensive émerge : pollution des eaux vives (nitrates,
pesticides), marée verte… Cette dernière, compte tenu de la taille
de la façade maritime et des enjeux touristiques, focalise
l'attention.
L'intensification
de certaines cultures et l'apparition de machines de plus en plus
puissantes conduisent à l'affaiblissement du précieux bocage breton. Fort heureusement, cette évolution a été relativement
maîtrisée à Plestin-les-Grèves, contrairement à d'autres zones légumières où les talus ont quasiment disparu. L'agriculture
biologique commence timidement à se développer.
L'énergie
est bon marché, l'automobile connaît un essor sans précédent.
Plestin-les-Grèves
reste plus que jamais un lieu de transit entre Lannion et Morlaix, une
place de commerce et d'artisanat. Le succès
du marché dominical (arrêté de Juin 1978 décidant de la tenue du
marché le dimanche et non plus le mercredi) ne se dément pas.
La
micro-informatique, après des débuts timides dans les années 80,
commence une ascension spectaculaire début 90. La fin du XXe siècle
voit la consécration puis l'explosion des nouvelles technologies de
l'information (NTIC) : micro-informatique, Internet, téléphone
portable… et enfin la transmission à haut-débit (ADSL) au début des années 2000.
Une
zone du type "Hôtel d'entreprises" est créée sur
l'axe Plestin-les-Grèves - Trémel (vers la RN 12) sous l'égide de
la Communauté d'agglomérations Lannion-Trégor.
Commune
rurale dans un canton rural, commodités et services disponibles,
facilités de communication, commerces variés sur place, faible industrialisation, tourisme d'été maîtrisé, bord de mer et
campagne agréables, climat très tempéré : le contexte s'est
révélé favorable au développement d'un mode de vie résidentiel et à
l'installation de nombreux retraités (près d'un tiers de la
population).
|
|
|
Retour
haut de page
________________________________
*
* *
|